Fini le 100 % électrique ? Renault veut remettre de l'essence dans certains des modèles préférés des Français

Fini le 100 % électrique ? Renault veut remettre de l'essence dans certains des modèles préférés des Français La marque au losange réfléchirait à modifier les motorisations de plusieurs de ses modèles. Ce sont justement ceux proposés exclusivement en électrique aujourd'hui.

Et si Renault faisait marche arrière ? Depuis quelques années, le constructeur français a fait le choix de séparer sa gamme de voitures en deux. D'un côté, celles conçues en 100 % électrique : Twingo, R5, R4, Megane et Scenic. De l'autre celles produites avec des motorisations thermiques (essence, diesel, GPL…) ou hybrides : Clio, Captur, Austral, Rafale ou Espace. Selon une information révélée par Les Echos, la marque au losange envisagerait sérieusement de relancer des versions thermiques sur certains de ses modèles que l'on ne trouve plus aujourd'hui qu'en électrique.

A l'inverse de certains de ses concurrents, Renault fabrique ses modèles électriques sur des plateformes qui ne peuvent concevoir uniquement des voitures à batteries. Mais face à un marché de l'électrique moins dynamique que prévu – autour des 15 % dans les ventes de véhicules neufs actuellement -, Renault songe à revoir sa copie. En diversifiant davantage son offre, la marque espère augmenter ses volumes de ventes.

Tous les modèles ne seront pas concernés, toujours selon Les Echos, par un retour au thermique. Les amoureux, et ils sont nombreux, de la Twingo, dont le prochain opus sera dévoilé dans les prochains jours, et de la R5 E-Tech, n'auront pas le droit à une nouvelle version à essence ou diesel. La faute à des gabarits trop petits pour ajouter un réservoir et un moteur hybride sans avoir à réduire la place prévue pour la batterie électrique, ce qui réduirait l'autonomie des versions 100 % électrique. Le groupe au losange envisage en revanche sérieusement de relancer des versions thermiques de deux de ses best-sellers : Megane et Scenic.

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Malgré un très bon accueil du public et des professionnels — le Scenic a même décroché le titre de "voiture de l'année" en 2024 — ces deux modèles important du segment C (compact familial), tous deux passés à l'électrique intégral, peinent à voir leurs ventes décoller. Un véritable manque à gagner pour le constructeur qui fait face à un véritable vide commercial sur le segment des berlines compactes thermiques depuis qu'il a rendu sa Megane 100 % électrique en 2021.

Contrairement à la petite R5 ou à la future Twingo, la Megane et le Scenic ont une taille suffisante pour accueillir un moteur thermique sans trop sacrifier la taille de l'emplacement réservé à la batterie et donc les performances de la version électrique. Renault, dont l'idée n'est pas d'abandonner l'électrique, loin de là, pourrait donc élargir le choix des motorisations sur deux modèles particulièrement appréciés des Français mais qui souffrent aujourd'hui de n'être proposés qu'en électrique.

En remettant de l'essence dans ses emblématiques Megane et Scenic, Renault pourrait ainsi suivre la voie ouverte par Stellantis, qui a déjà relancé une Fiat 500 hybride, et par Volkswagen, qui prépare des plateformes capables d'accueillir plusieurs motorisations. La décision de "désélectrifier" certains de ses modèles phares pourrait être officialisée en mars 2026 lors de la présentation du prochain plan stratégique de la marque au losange. Le bon vieux moteur à essence n'a pas encore dit son dernier mot.