Gérard Jugnot : il réagit au canular qui annonçait sa mort

Gérard Jugnot : il réagit au canular qui annonçait sa mort GERARD JUGNOT MORT - Gérard Jugnot n'a pas mis longtemps à réagir face au canular qui annonçait sa mort ce week-end. Si l'acteur a pris la chose avec humour, il n'a pas non plus caché son agacement.

[Mis à jour le 05 février 2019 à 10h03] Suite à la publication d'un faux article sur actualite.co, un site édité par les internautes qui explique faire des "blagues", un canular annonçant la mort du comédien Gérard Jugnot s'est répandu sur les réseaux sociaux comme une traînée de poudre le dimanche 3 février. La fausse information a tout d'abord été démentie par l'attachée de presse de l'acteur contactée par Franceinfo puis lors du passage de Gérard Jugnot dans les locaux de RTL.

Présent dans le studio des Grosses Têtes sur RTL, Gérard Jugnot est revenu sur cette affaire de canular concernant sa mort. Avec humour, le comédien explique comment il a pris connaissance de cette fausse information : "J'ai appris ma mort par un copain hier. Je serais mort hier à quatre heures du matin, d'un infarctus..." Gérard Jugnot explique d'ailleurs que ce n'est pas la première fois qu'on annonce faussement sa mort : "J'étais déjà mort en 2011 d'une crise cardiaque. Et en 2008, j'étais tombé d'un balcon sur des rochers. Enfin c'est effrayant !" A noter que c'est loin d'être la première fois qu'un acteur de renom est visé par ce genre de fausses informations. L'an dernier, Sylvester Stallone avait lui aussi été ciblé.

Gérard Jugnot, victime d'un canular comme Sylvester Stallone

En février 2018, on pouvait en effet voir sur les réseaux sociaux, un montage avec un message : "Au revoir champion. Sylvester Gardenzio Stallone est mort très tôt ce matin des suites d'un cancer de la prostate. Il avait caché sa maladie, mais n'est pas parvenu à la vaincre". C'était bien sûr totalement faux, les images venaient tout simplement du tournage de son film Creed, dans lequel son personnage, malade, suit une chimiothérapie. Régulièrement, des canulars abjects sont propagés par les réseaux sociaux concernant la mort de personnes célèbres. Ils sont le plus souvent démentis dans la foulée. En son temps, Johnny Hallyday en avait été victime lui aussi, tout comme Michel Sardou ou encore Renaud.

Dans le cas de l'annonce de la mort d'une célébrité, on ne rappellera jamais assez qu'il est important d'établir la véracité de la source dont émane cette information afin de savoir si l'on a affaire à un canular ou une information véritable. Il convient d'attendre qu'un communiqué de la famille soit repris par média dont la légitimité est établie plutôt que de participer à l'emballement des réseaux sociaux qui donne de l'ampleur aux fausses informations et canulars.

En savoir plus

Biographie de Gérard Jugnot

Né à Paris le 4 mai 1951, Gérard Jugnot débute sa carrière sans même qu'il s'en rende compte sur les bancs du lycée Pasteur, à Neuilly, là où il rencontre ses futurs amis Christian Clavier, Michel Blanc et Thierry Lhermitte. Ensemble, les compères vont créer la troupe du Splendid, qui connaît pendant sept ans un succès jamais démenti avec des pièces de théâtre comiques comme Les Bronzés en 1978 ou Le Père Noël est une ordure en 1982. Gérard Jugnot fait quant à lui ses propres débuts cinématographiques dans L'An 01 (1973), Les Valseuses (1974), ou encore Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine (1977). Mais ces apparitions restent toutefois discrètes.

Le succès des Bronzés et du Père Noël

La reconnaissance publique, Gérard Jugnot la doit (en même temps que les autres membres du Splendid) aux adaptations cinématographiques de leurs pièces de théâtre : Les Bronzés et Les Bronzés font du ski, dans lesquelles il incarne Bernard, mari râleur et égoïste, et Le Père Noël est une ordure où il joue l'ignoble Félix, un SDF déguisé en Père Noël. Bien que ces films aient été éreintés par la critique et qu'ils ne remportent pas immédiatement un franc succès, les répliques tonitruantes ne tardent pas à se répéter dans la France entière, permettant aux Bronzés et au Père Noël d'atteindre un statut culte. Gérard Jugnot rencontre également un grand succès aux génériques de Pour cent briques, t'as plus rien (1982) ou encore Papy fait de la Résistance (1983). Revers de la médaille : il a parfois du mal à se départir de son image de Français moyen.

Jugnot réalisateur

Dans ce cas, autant se mettre en scène. Gérard Jugnot passe le pas de la réalisation dès 1984 avec Pinot, simple flic qui remporte un beau succès. Pourtant, s'il continue à privilégier le cap de la comédie, Gérard Jugnot attribue une teinte mélancolique à chacune de ses réalisations, que ce soit dans Une époque formidable (1991), Casque bleu (1994), Meilleur espoir féminin (1999) dans lequel il incarne un coiffeur provincial qui n'arrive pas à accepter que sa fille devienne une star, le tendre Monsieur Batignole (2002), dans lequel il incarne un petit commerçant se révélant résistant ou encore Boudu, remake de Boudu sauvé des eaux de Jean Renoir. Puis arrive l'incroyable succès des Choristes (2003) et ses 8 millions d'entrées, qui font de Gérard Jugnot l'un des acteurs les mieux payés de 2004. On retrouve l'acteur, l'année suivante, au générique des nouvelles Brigades du Tigre, l'adaptation de la série télévisée, ainsi que Les Bronzés 3 - Amis pour la vie, pour lequel il accepte de retrouver sa célèbre moustache. Le film remporte un véritable succès en salles avec plus de 10 millions d'entrées. Il enchaîne paradoxalement avec son échec le plus cuisant en 2007 : L'Île aux trésors qui récolte à peine 500.000 entrées au cinéma. Cette même année, il incarne Ali Baba à la télévision où le succès est au rendez-vous.

En 2008, il est à l'affiche du second long-métrage de Christophe Barratier après Les Choristes, Faubourg 36 dans lequel Jugnot incarne un chômeur sous le Front Populaire de 1936. En 2009, il revêt un nouveau costume de chef de chorale pour Le Petit Nicolas avant de retrouver Christophe Barratier une troisième fois en 2011 pour les besoins de La Nouvelle Guerre des boutons. Un film qui fera parler de lui puisqu'il suit d'une semaine l'autre adaptation du roman de Louis Pergaud, La Guerre des boutons de Yann Samuell. Un an plus tard, c'est à nouveau dans la peau d'un pirate qu'on le retrouve pour Astérix et Obélix : au service de sa Majesté dans lequel il joue Barberouge. 
En 2014, on le retrouvera au générique de Babysitting, une comédie mise en scène par Nicolas Benamou et Philippe Lacheau. Il rejoint la même année le casting du film Benoît Brisefer : les Taxis rouges et retrouve Daniel Auteuil, Zabou Breitman et François Berléand pour la comédie Entre amis, en 2015.

Qui est la femme de Gérard Jugnot ?

Gérard Jugnot est heureux en amour depuis plusieurs années déjà. L'acteur s'est marié avec sa compagne Patricia le 25 juin 2016 à Porquerolles. Gérard Jugnot s'est confié en 2017 au sujet de son mariage dans les colonnes de Femme Actuelle :  "Mariage plus vieux, mariage heureux. J'avais soumis l'idée à mon fils [Arthur Jugnot, ndlr], qui m'a dit : 'T'as jamais fait cette connerie, vas y ! J'ai suivi son conseil et j'en suis très heureux."

Filmographie de Gérard Jugnot

Nominations et Récompenses de Gérard Jugnot

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