La Reine Margot : Patrick Bruel aurait pu jouer dans le film à la place de Daniel Auteuil LA REINE MARGOT - Si Daniel Auteuil était bien pressenti pour jouer Henri de Navarre dans le film avec Isabelle Adjani, il a un temps été envisagé qu'il soit remplacé par Patrick Bruel.

[Mis à jour le 9 novembre 2020 à 20h50] La production de La Reine Margot a été un véritable travail colossal, comme le raconte un article de Vanity Fair sorti en 2014 pour les vingt ans du film de Patrice Chéreau. Et si Isabelle Adjani était la seule en lice pour incarner La Reine Margot, le rôle d'Henri de Navarre, futur Henri IV, aurait pu échapper à Daniel Auteuil. En effet, l'acteur césarisé pour Jean de Florette et La fille sur le pont était dès le début du projet pressenti pour incarner l'époux de Margot, sous le conseil de Claude Berri, producteur du film. "Et puis il a fait un film qui n'a pas marché, raconte Jérôme Enrico le premier assistant de Patrice Chéreau sur ce long-métrage, et Berri a dit : "Il faut prendre quelqu'un qui attire les gens au cinéma". Ce quelqu'un, c'était Patrick Bruel."

Patrick Bruel aurait donc pu coiffer au poteau Daniel Auteuil et apparaître au casting de La Reine Margot. "C'est allé assez loin dans le processus, se remémore d'ailleurs Danièle Thompson, co-scénariste du drame historique." Mais finalement, Patrice Chéreau change d'avis et désire que Daniel Auteuil joue Henri IV, l'acteur étant redevenu "bankable". Patrick Bruel a été particulièrement meurtri par ce changement de situation, comme il le raconte le 1er novembre 2019, au cours de l'émission Entre les lignes : "On m'a foutu dehors après m'avoir fait rentrer et on m'a beaucoup blessé parce qu'il ne fallait pas me faire rentrer. Il ne fallait pas me faire faire des essais. Il ne fallait pas que je passe ces trois jours merveilleux au théâtre de l'Odéon avec Patrice Chéreau à travailler et l'entendre me dire à la fin que j'étais l'un des plus grands acteurs qu'il avait rencontré."

Synopsis - Pour apaiser les tensions politiques qui déchirent le royaume, en pleine guerre de Religion, la reine Catherine de Médicis a imaginé marier sa fille, Marguerite de Valois, dite Margot, à l'un des chefs du parti protestant, Henri de Bourbon, le jeune roi de Navarre. Les huguenots affluent à Paris. Les noces se déroulent, fastueuses. Mais leurs derniers échos ne sont pas encore éteints que le duc de Guise obtient la tête du chef militaire des protestants, l'amiral de Coligny. Ce premier assassinat en amène d'autres, innombrables. Les tueurs sont lâchés dans les rues de la capitale. Les corps massacrés s'entassent. La Seine, rouge de sang, charrie des cadavres...

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