Interdiction des réseaux sociaux : quels sont les sites bientôt interdits aux moins de 15 ans ?

Interdiction des réseaux sociaux : quels sont les sites bientôt interdits aux moins de 15 ans ? Après une première proposition de loi adoptée ce 31 mars, une commission paritaire se réunira pour légiférer sur l'interdiction de multiples réseaux sociaux.

C'est l'un des engagements récents d'Emmanuel Macron lors de ses voeux pour la nouvelle année : l'interdiction des réseaux sociaux pour les plus jeunes est en bonne voie. Après avoir été adoptée pour la deuxième fois au Sénat, la proposition de loi portée par la députée Renaissance, Laure Miller, va désormais faire l'objet d'un examen par une commission paritaire.

Quels réseaux sociaux risquent d'être interdits au moins de 15 ans ?

La proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques exposés par les réseaux sociaux ne concernerait pas l'ensemble de ces derniers. Pour légitimer cette proposition, les membres du Sénat mettent en avant des études de l'Arcom quant à l'utilisation abusive des réseaux sociaux par les plus jeunes. Selon l'institut, les 12-17 ans passent en moyenne 1h21 par jour à scroller sur TikTok tout en étant massivement exposés à des contenus et interactions anxiogènes ou nocives.

Le Sénat a d'ores-et-déjà prévu de publier une liste des réseaux sociaux qui seront interdits aux mineurs de moins de 15 ans. Les premiers cités sont :

  • Facebook
  • Instagram
  • TikTok
  • Snapchat

On remarque donc quelques absents comme X (Twitter) ou encore leurs équivalents comme Threads ou Bluesky qui comportent pourtant de nombreux contenus et vidéos. Le Sénat a déjà considéré qu'une interdiction générale des réseaux sociaux serait inopérante et la liste complète des réseaux interdits sera prochainement dévoilée.

La proposition de loi indique cependant que les réseaux sociaux qui ne figureront pas sur la liste ne seront accessibles aux moins de 15 ans que sous réserve d'un accord parental.

A quelle date ces réseaux sociaux seront interdits ?

Plusieurs divergences subsistent encore au sein de la proposition de loi. Le Gouvernement juge notamment cette proposition incompatible avec le droit européen actuel, ce qui devrait largement retarder son application. La ministre du numérique, Anne Le Hénanff, a déjà déclaré qu'une saisie de la Commission européenne se tiendra d'ici les prochains jours.

Le chemin est donc encore long pour que cette proposition puisse être adoptée officiellement. Une fois l'analyse de la Commission rendue, les députés et sénateurs devront encore se rassembler lors d'une commission paritaire pour se mettre d'accord sur le texte final et viser une adoption définitive pour la rentrée de septembre 2026

Les réseaux sociaux interdits aux mineurs : quels résultats ?

La France n'est pas le premier pays à légiférer sur une interdiction des réseaux sociaux pour les plus jeunes. L'Australie a notamment procédé à une mesure semblable en décembre 2025 en interdisant les réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Les résultats restent cependant mitigés : si le pays reconnait la suppression de plus de cinq millions de comptes appartenant à des mineurs, il reconnait que certaines plateforme ne joue pas le jeu.

La commission eSafety chargée d'assurer la protection des mineurs a récemment déclaré que de nombreux comptes appartenant à des mineurs australiens étaient toujours en ligne. Plusieurs mineurs auraient notamment crée des comptes avant l'interdiction officielle en stipulant être âgés de plus de 16 ans. L'Australie a déjà annoncé vouloir mettre en place plusieurs sanctions envers les plateformes qui ne se plient pas à la loi d'interdiction d'ici la moitié de l'année 2026.