Pourquoi... Pourquoi... casse-t-on une bouteille de champagne lors du baptême d'un bateau ?

"Un navire qui n'a pas goûté au vin goûtera au sang" : ce proverbe anglais explique à lui-seul l'origine de cette vieille superstition marine.

ellen macarthur baptisant le trimaran sodeb'o de thomas coville en 2007.
Ellen MacArthur baptisant le trimaran Sodeb'O de Thomas Coville en 2007. © Jacques Vapillon / DPPI pour Sodeb'O

La tradition veut qu'une bouteille soit brisée sur la coque d'un bateau fraîchement mis à l'eau, avant tout pour conjurer le sort. Car sans ce rituel, malheur au navire et à ses occupants.

D'ailleurs, la légende a été renforcée avec l'histoire du Titanic, paquebot tristement célèbre pour avoir coulé en 1912 pendant son voyage d'inauguration. La compagnie White Star Line, à laquelle il appartenait, ne baptisait jamais ses bateaux...

En revanche, l'utilisation du champagne est plus récente. Auparavant, le sang d'une victime était étalé sur la proue du bateau avant que ce dernier ne prenne la mer. Ceci était censé calmer les dieux, le but étant d'éviter les naufrages, tempêtes et autres accidents de la mer. Ce sacrifice fût abandonné au profit de la bouteille de vin puis de champagne, un breuvage associé au bonheur et à la chance.

Parfois, la bouteille ne se brise pas, ce qui est de mauvaise augure. En général, les bouteilles sont donc légèrement sciées à l'avance. Pour éviter toute déconvenue, il faut que le lancer soit franc (pour que la mousse du champagne se répande sur la coque du bateau)... et bruyant, car le bruit éloigne les mauvais esprits !