Gregory Lemarchal : retour sur son histoire d'amour avec Karine Ferri

Gregory Lemarchal : retour sur son histoire d'amour avec Karine Ferri GREGORY LEMARCHAL. Ce lundi, TF1 diffusait un biopic consacré à la vie du chanteur à succès Grégory Lemarchal, dans lequel est retracée sa relation avec Karine Ferri.

[Mis à jour le 8 septembre 2020 à 15h40] Elle restera le grand amour de Grégory Lemarchal : Karine Ferri. Dans le biopic Pourquoi je vis, consacré au chanteur, mort en 2007 de la mucoviscidose, son histoire d'amour avec l'animatrice n'a évidemment pas été passée sous silence. Des tous débuts dans une loge maquillage à leurs premiers rendez-vous, les comédiens Mickael Lumière et Candice Dufau rejouent une histoire d'amour qui a duré deux ans, entre 2005 et 2007.

A propos de leur premier rendez-vous, que l'on découvre dans le film, Karine Ferri racontait à Paris Match en 2007 : "Il n'y avait pas de chandelles, on a passé la soirée à se chambrer et quand je suis partie, je me suis dit : 'Il va me prendre pour une folle'. Cela n'a pas raté puisqu'il m'a avoué par la suite avoir dit à son père qu'il m'avait trouvée 'complètement déchenillée'." Et de renchérir, sur leur amour fusionnel : "J'ai connu 3 hommes dans ma vie et Greg est le seul dont j'ai pu dire 'S'il dort ce soir à côté d'un top modèle dans le même lit, il n'y touchera pas !'" Après la mort de Grégory Lemarchal, Karine Ferri s'est faite tatouer les initiales de leurs prénoms, "GK" sur son poignet gauche. Elle n'a par ailleurs jamais cessé de se battre aux côtés de Pierre et Laurence Lemarchal pour faire avancer la recherche sur la mucoviscidose.

Discrète sur le sujet, Karine Ferri a récemment rendu un hommage à Grégory Lemarchal sur son compte Instagram : "Pour ton courage, pour ton combat qui est devenu le nôtre, pour toutes celles et ceux qui souffrent du même mal que toi. Pour ton immense talent et la beauté de ton âme. Pour montrer qu'il faut toujours croire en ses rêves et parce que ta force est en nous à jamais", écrivait l'animatrice en légende de l'affiche du biopic consacré au chanteur.

Le film est-il fidèle à la vie de Grégory Lemarchal ?

Treize ans après sa disparition, Grégory Lemarchal reste dans le cœur des Français. En témoignent les audiences écrasantes réalisées par le biopic qui lui est consacré et qui signe le carton de la soirée en rassemblé 7,37 millions de téléspectateurs, un score qui représente 32,75% du public. Mais alors que la diffusion s'est conclue, peut-on dire que ce biopic retrace bien la vie de Grégory Lemarchal ? Il semble que les avis divergent, mais comme le note la mère du chanteur : "On ne peut pas résumer 24 ans en 92 minutes."

Interrogée sur le biopic, Karima Charni, qui avait à l'époque participé à la même saison de la Star Academy que Grégory Lemarchal, a pour sa part remarqué que "certains moments ont été éludés, certains moments ont été romancés". Et de préciser sa pensée, comme le rapporte notamment PurePeople : "Il fallait mettre la maladie en avant, ce n'était pas notre cas durant l'émission. Grégory était quelqu'un de très pudique, on a parlé une seule fois de la maladie nous n'en avons jamais reparlé, donc ce que vous allez voir dans le château ce n'est pas très vrai, soyons honnête. C'est inspiré, on ne veut pas qu'il passe pour quelqu'un de plaintif car c'était quelqu'un de très fort."

Autre constat fait par celle qui s'est depuis reconvertie dans le journalisme : la place que tient la sœur de Grégory Lemarchal, Leslie, dans le biopic. Très présente dans la vie de son frère, elle apparaît finalement peu dans le film. Un regret que semblent partager les parents du vainqueur de la Star Ac. "La relation, très forte, de Leslie avec son frère aurait notamment mérité plus de place", ont notamment confié Pierre et Laurence Lemarchal au Parisien.

Néanmoins, pour eux, le résultat est là. Et il faut dire que les parents de Grégory Lemarchal n'y sont pas totalement étrangers. En effet, inquiets d'un quelconque manque de réalisme, Pierre et Laurence Lemarchal ont veillé au grain pendant la production du biopic. Le père de Grégory Lemarchal s'est même rendu à cinq reprises sur le tournage. "On a demandé des garanties. On voulait qu'il n'y ait pas d'erreurs sur les soins. Il fallait voir la kiné respiratoire, les aérosols, le masque à oxygène, car c'est le quotidien d'un malade de la mucoviscidose", explique Pierre Lemarchal au Parisien. Et Laurence, la maman de Grégory, d'ajouter : "La maladie devait être présente, mais pas pesante, sans verser dans le pathos. Avec Grégory, on a pleuré et beaucoup ri aussi, car c'était un farceur. Que fait-on quand on découvre que son enfant a une espérance de vie très courte ? On se laisse aller, on subit ou, au contraire, on y va ? Le téléfilm devait faire ressortir un message universel sur la force de vie."

Qu'est-ce que la mucoviscidose ?

En avril 2007, c'est toute la France qui pleurait la disparition de Grégory Lemarchal, devenu le visage de la lutte contre la mucoviscidose. Cette maladie génétique grave, qui atteint principalement les voies respiratoires et digestives, se transmet à un enfant conjointement par le père et la mère. Le gène responsable de cette pathologie a été découvert en 1989. Depuis, grâce aux progrès de la médecine, des traitements et de la prise en charge, la mucoviscidose a fortement reculé : "Le chiffre le plus évocateur est sans doute l’espérance de vie. De 7 ans pour les enfants nés en 1965, elle est proche de 50 ans pour ceux qui naissent aujourd'hui", peut-on lire sur le site dédié à la maladie, Vaincre la mucoviscidose.

Selon les données de cet organisme, en 2017, on dénombrait 7114 malades diagnostiqués de la mucoviscidose en France. Plusieurs symptômes caractérisent cette maladie, notamment l'encombrement des poumons. "Lorsque les poumons sont sains, le mucus qui tapisse les parois des voies respiratoires est fluide et protège les bronches. Chez une personne atteinte de mucoviscidose, le mucus est épais et visqueux adhère aux parois des bronches, les obstrue, gênant ainsi le passage de l'air", est-il détaillé sur le même site.

Grâce à la recherche, plusieurs traitements ont été mis en place contre la mucoviscidose ces dernières années. Une greffe pulmonaire peut également être envisagée, mais, aujourd'hui, aucun traitement ne permet encore de guérir totalement de la mucoviscidose.

La mort de Grégory Lemarchal

La mort de Grégory Lemarchal aura mis un triste coup de projecteur sur la mucoviscidose. La maladie a 308 décès entre 2007 et 2011, selon les dernières données de Santé publique France communiquées en 2015. Le chanteur n'avait jamais caché au grand public la maladie contre laquelle il luttait depuis les premiers mois de sa vie. C'est en 1985 que les médecins diagnostiquent chez lui la mucoviscidose. Début 2007, son état se dégrade et Grégory Lemarchal est hospitalisé le 2 avril à l'hôpital Foch de Suresnes. Il doit recevoir dans les jours qui viennent une greffe des poumons. "Grégory m'avait envoyé un texto le matin même : 'Tout va bien, je vais être greffé cette nuit'", a d'ailleurs confié le producteur Gérard Louvin à Closer.

Le 29 avril au soir, le chanteur est placé dans un coma artificiel pour le soulager en attendant cette fameuse greffe, qui n'arrivera jamais. Grégory Lemarchal meurt le 30 avril à 13 heures. Il avait seulement 23 ans. Ses obsèques ont eu lieu à Chambéry le 3 mai 2007 et son corps repose au cimetière de Sonnaz, en Savoie, d'où il était originaire.

Grégory Lemarchal et la Star Academy

C'est le 3 septembre 2004 que la France découvre le jeune Grégory Lemarchal, candidat de la célèbre émission Star Academy. Dès le premier prime, les téléspectateurs tombe sous le charme de celui qu'on appellera plus tard "la voix d'ange". Tout le monde gardera en tête sa sublime interprétation de SOS d'un terrien en détresse, le tube de Daniel Balavoine. Le 22 décembre 2004, face à Lucie Bernardoni, il remporte haut la main la quatrième saison du télé-crochet de TF1, avec 80 % des votes du public (un record). Cette saison de la Star Academy fera exploser la popularité de Grégory Lemarchal en France.

Le 5 janvier 2007, le jeune artiste revient sur le plateau de la Star Academy pour livrer une autre interprétation inoubiable, celle de The Show Must Go On, en duo avec Patrick Bruel à l'occasion de la 100e émission du télé-crochet de TF1. Ce sera sa dernière apparition à la télévision.

Pierre et Laurence Lemarchal, les parents de Grégory

Depuis la disparition de leur fils, ils n'ont de cesse de faire parler de la mucoviscidose pour encourager la recherche contre la maladie. Aussi, Pierre et Laurence Lemarchal ont suivi de près le tournage du biopic sur leur fils, Grégory, diffusé sur TF1 lundi 7 septembre. Dans les colonnes du Parisien, ils expliquent leur implication : "La maladie devait être présente mais pas pesante, sans verser dans le pathos. Avec Grégory, on a pleuré et beaucoup ri aussi, car c'était un farceur. Que fait-on quand on découvre que son enfant a une espérance de vie très courte ? On se laisse aller, on subit ou, au contraire, on y va ? Le téléfilm devait faire ressortir un message universel sur la force de vie", explique Laurence Lemarchal au journal.

Depuis 2007, avec les progrès de la recherche, Grégory Lemarchal "aurait sans doute été greffé", explique son père, Pierre. "Grâce à l'argent mis dans la recherche sur la transplantation pulmonaire, peu de malades n'ont pas de greffe. Mais il faut aussi sensibiliser les Français aux dons d'organes, car il y a 34 % de refus. Je me bats pour qu'une approche pédagogique soit menée avec l'Education nationale. Les jeunes peuvent être les messagers. Il nous faut le soutien du gouvernement."

Après la création de l'association Grégory Lemarchal, Laurence et Pierre ont créé la première maison d'accueil pour des patients atteints de mucoviscidose, qui a ouvert à Rueil-Malmaison en 2018.

Trois nouvelles chansons de Grégory Lemarchal

Un biopic et un album. Treize ans après sa disparition, Grégory Lemarchal reste omniprésent dans le paysage musical français. Le film qui lui est consacré, baptisé Pourquoi je vis, sera diffusé lundi sur TF1. Un biopic pour faire revivre le chanteur, mais aussi pour mettre en lumière la maladie qui l'a terrassé, la mucoviscidose. "On fait tout ça uniquement pour servir la cause. C'est pour continuer à montrer, à travers Grégory, le quotidien de tous ceux qui souffrent de la mucoviscidose. La dure réalité de cette maladie. Donc, quand on a un objectif et quand on sait vraiment pourquoi on le fait, on se blinde, on prend sur soi", confiait Laurence Lemarchal, sa maman, sur RTL.

Aussi, ce vendredi 4 septembre est sorti sur toutes les plateformes d'écoute en streaming un album, lui aussi nommé Pourquoi je vis et qui contient trois chansons interprétées Grégory Lemarchal, enregistrées bien avant la Star Academy dont il a remporté la quatrième saison. "Ce sont des chansons que j'ai enregistrées avec lui dans des studios de chez nous, en Haute-Savoie et que j'avais sous le coude", explique sur RTL son père, Pierre Lemarchal. Et de détailler : "C'est l'époque qui est retracées dans le biopic que les gens vont voir. C'est l'époque où il avait 15, 16 ans et où j'ai découvert qu'il chantait. Il avait cette voix qu'on va entendre sur ces trois titres. C'était pour moi quelque chose, pour nous, d'exceptionnel à l'époque". 

Ces trois chansons sont des reprises de chanteurs aimés par Grégory Lemarchal, à savoir Daniel Balavoine et Le chanteur, Céline Dion et Zora sourit, ou encore Florent Pagny et Si tu veux m'essayer. Les trois dernières chansons de ce disque, à écouter ci-dessous :

Variété française