Booba vs Kaaris : l'octogone en MMA annulé ? On fait le point

Booba vs Kaaris : l'octogone en MMA annulé ? On fait le point OCTOGONE - Après des mois de rebondissements, Kaaris a annoncé qu'il voulait annuler l'octogone, qui doit avoir lieu en Suisse. Mais Booba ne l'entend pas de cette oreille.

[Mis à jour le 20 septembre 2019 à 16h31] C'est à ne plus rien y comprendre. Alors que Booba affirmait mercredi 18 septembre dernier que son combat de MMA était maintenu au 30 novembre en Suisse, mais dans un lieu privé, Kaaris a préféré lui, mettre un terme au projet. Dans une interview accordée le lendemain au média sportif l'Équipe, Le Dozo annonçait qu'il mettait un terme à "cette mascarade", expliquant qu'il n'avait pas signé pour un événement privé, qu'il dénonce comme étant un "guet-apens". Une annulation surprise qui n'a apparemment pas plu (du tout) à Booba, qui ne s'est pas privé de lui faire savoir qu'abandonner était impossible. Le Duc met en avant une clause du contrat signé par les deux rappeurs et le SHC, une fédération suisse de MMA en charge de l'organisation, qui condamnerait Kaaris à 300 000 euros de pénalités en cas d'abandon. 

Depuis, les insultes ont repris de plus belle sur les réseaux sociaux, terrain de jeu favori des deux meilleurs ennemis, à défaut de pouvoir s'échanger des coups sur un octogone, l'arène d'un combat de MMA. Dans la soirée, après l'annonce de l'abandon de Kaaris, la fameuse fédération suisse a publié un communiqué de presse, qui résume les mois d'organisation laborieuse de ce projet. Dans son interview à l'Équipe, ce qui semblait avoir poussé Kaaris à l'abandon était la tenue de l'octogone "en privé". En "droit de réponse", le SHC justifie ce huis clos par le refus des autorités suisses de maintenir l'événement en public, comme il était initialement prévu.

"Les faits tels qu'ils se sont déroulés démontrent de façon évidente que M. Gnakouri (Kaaris) n'a jamais eu l'intention d'honorer l'événement SHC XIII de sa présence et de remplir ainsi ses obligations contractuelles contrairement à M. Yaffa (Booba) qui, tout au long des négociations, mais aussi de la phase préparatoire, a fait preuve de bonne volonté, manifestant un comportement exemplaire ainsi qu'une réelle implication notamment dans sa préparation sportive", peut-on lire dans le communiqué, qui fait visiblement fi des insultes échangées des deux côtés. Ainsi, la fédération annonce qu'elle a décidé "de faire valoir [ses] droits auprès de M. Gnakouri (Kaaris)". Le Dozo pourra-t-il se défaire de son contrat et annuler le "combat du siècle" ? Quelque chose nous dit que ce n'est pas la fin des rebondissements dans cette affaire qui dure déjà depuis Noël dernier...

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

@boobaofficial @kaarisofficiel1

Une publication partagée par SHC MMA (@shc_mma) le

Booba vs Kaaris, des mois de (faux) suspens

Depuis Noël dernier et la provocation en duel de Booba, on ne compte plus les rebondissements dans le projet de "combat du siècle". Octogone ou pas octogone, en public ou en privé, en Suisse ou ailleurs... Les indécisions des deux rappeurs ressemblent plus à des excuses pour faire du buzz. Récemment, avant l'officialisation du SHC, Le Duc avait annoncé sur son compte Instagram que les autorités suisses avaient finalement accepté que l'octogone entre les deux rappeurs ennemis ait lieu le 30 novembre prochain, comme prévu. Ainsi, comme décidé dans le dernier contrat signé par les deux meilleurs ennemis, la rencontre doit avoir lieu à Bâle, en Suisse. À l'origine, il avait été annoncé que le combat se déroulerait devant 12 000 personnes à la St-Jakobshalle de Bâle, salle qui a finalement renoncé. 

Le choix de Booba et Kaaris d'un combat en MMA les a contraints à choisir un pays autre que la France pour la tenue de la rencontre, puisque ce sport y est interdit. Le "Mixed Martial Arts", appelé aussi "combat libre" ou "free-fight", consiste à mettre KO son adversaire en combinant plusieurs techniques allant de la boxe anglaise au karaté. Coups de pied, de poing, de genoux, de coudes... Ce type de combat au corps-à-corps est souvent critiqué pour sa violence. Un match se déroule en trois rounds de 5 minutes, avec une pause d'une minute entre chaque round. Il y a plusieurs façons de remporter un combat de MMA : une victoire par KO de son adversaire (inconscient ou incapable de se défendre), par KO technique (lorsque l'adversaire est conscient, mais pas en mesure de combattre) ou par soumission (un combattant est obligé d'abandonner et donne le signal en tapant plusieurs fois au sol).

Booba et Kaaris, éternels ennemis

Voilà maintenant plus d'un an que Booba et Kaaris se sont battus à l'aéroport d'Orly, ouvrant les hostilités et débutant un affrontement interminable sur les réseaux sociaux. Si le Dozo est devenu le meilleur adversaire du Duc, ce bras de fer est censé s'achever sur un octogone, une arène de MMA, sport de combat. "Ce qui est intéressant avec Kaaris, c'est qu'il a une grande gueule, c'est qu'il est un peu costaud, il a dit qu'il allait boire mon sang, me briser les os. C'est intéressant, je trouve que l'affiche elle est pas mal", commence Booba quand on lui demande d'évoquer son octogone à venir avec son ancien collaborateur. "C'est un peu père-fils. C'est moi qui l'ai fait de toutes pièces. Il se retourne contre son père, donc je dois le corriger. L'histoire, elle est belle", ajoute Booba.

Quoi qu'il en soit, sur sa guerre avec son ancien acolyte, Booba ne regrette rien. "Si je pouvais revenir en arrière et que je croisais Kaaris à Orly, je ferais la même chose mais en mieux. Ce serait encore plus violent. Mais je ne changerai pas. Je ne regrette pas du tout". Et d'ajouter, concernant son "combat du siècle" à venir : "J'ai pas le droit de perdre. Parce que c'est le clash des Titans. Celui qui perd, il perd. C'est Mohamed Ali contre Frasier au Congo, un peu. Si je gagne l'octogone, derrière je vends mes crottes de nez. Si je perds, je les vends pas, elles vont rester dans mon mouchoir", ironise-t-il. Comme prévu, le combat de MMA entre les deux rappeurs aura normalement bien lieu en Suisse, le 30 novembre. D'ici là, les fans ne sont pas à l'abri de nouveaux rebondissements...

Booba, roi des clashs entre rappeurs

Ses clashs, l'octogone avec Kaaris, la prison, la fusillade à Aulnay sur le tournage de son clip de "GLAIVE"... Dans une interview accordée au site Brut, Booba s'est confié comme rarement sur différents aspects de sa vie mouvementée de star du rap. Depuis sa demeure à Miami, le rappeur est notamment revenu sur ses nombreux clashs avec d'autres artistes : Kaaris bien sûr, mais aussi plus récemment Kalash ou Damso.

Évidemment, l'un des sujets principaux de cette interview restera le fameux octogone à venir avec son meilleur ennemi, le Dozo. Si la fusillade sur le tournage de son clip aurait pu remettre en cause ce projet de longue date, pour Booba, pas question d'abandonner. "Le combat est toujours d'actualité", affirme-t-il. Quant aux mois de négociations sans fin avec Kaaris, le Duc avance : "Kaaris il ne joue pas le jeu (...) on est sous contrat, il a signé un contrat, on ne peut pas sortir d'un contrat comme ça." Initialement annoncé dans une salle de Bâle, en Suisse, l'octogone a finalement été annulé dans ce lieu. "Le seul souci, c'est de trouver une salle qui accepte de le faire (...) la prochaine fois qu'on parlera de l'octogone, ça devrait pas tarder. On devrait avoir une salle avec l'autorisation de la police, de l'État, etc", ajoute Booba, qui maintient la date du 30 novembre prochain.

Mais Kaaris n'est pas la seule préoccupation du Duc de Boulogne. Depuis quelques temps, il a déclaré la guerre à deux autres rappeurs, toujours sur les réseaux sociaux. "Si j'assume pas, si je suis faible, on me prend le trône (...) Si je ne réponds pas aux attaques, si je ne me défends pas, je perds le trône", explique-t-il à Brut pour justifier ces clashs à répétition. "J'apparais souvent comme le mec qui est en clash avec tout le monde, mais il ne faut pas oublier que je suis dans le game depuis plus de vingt ans", résume Booba.

Booba et Damso, "plus à la rigolade"

Parmi les nombreuses cibles de Booba sur les réseaux sociaux, le rappeur Damso s'est lui-aussi attiré les foudres du Duc. Bien que ce clash ne soit pas, pour lui, aussi violent que les autres. "Damso c'est plus à la rigolade. Parce que je le connais, lui il y aura pas de fusillade avec lui", avance-t-il au micro de Brut. Quant aux raisons de ce "clash", Booba explique : "iIl nous a traité de salo** alors qu'on l'a aidé, on a construit sa carrière, on l'a aidé, sans lui enlever tout le talent qu'il a, mais on l'a vraiment aidé." Et de conclure : "Damso c'est un gentil."

Pour rappel, Booba a ouvert les hostilités avec l'interprète de "Tricheurs" après que celui-ci n'ait pas reconduit son contrat avec le label du Duc, 92i. Depuis, les provocations et les piques s'enchaînent entre les deux hommes, qui ont choisi les réseaux sociaux comme terrain d'affrontement.

Article le plus lu - Procès Mélenchon : tensions, rires et scènes ubuesques › Voir les actualités

Booba vs Kaaris : l'octogone en MMA annulé ? On fait le point

Sommaire Booba vs Kaaris, des mois de (faux) suspens Booba et Kaaris, éternels ennemis Booba, roi des clashs entre rappeurs Booba et Damso, un clash "à la rigolade" [Mis à jour le 20 septembre 2019 à 16h31]  C'est à ne plus...

Je gère mes abonnements push