La NASA le confirme : le trou noir de la Voie Lactée est sur le point de se réveiller

La NASA le confirme : le trou noir de la Voie Lactée est sur le point de se réveiller Le trou noir supermassif Sagittarius A*, au cœur de notre galaxie, est suivi de près.

C'est un "trou" observé par tous les astronomes de notre planète. Et pour cause, au centre de notre Voie Lactée sommeille un géant : Sagittarius A*, un trou noir supermassif. Sa taille est impressionnante puisqu'il pèse près de 4 millions de fois la masse du Soleil. Distant de plus de 26 000 années-lumière de la Terre, il reste le trou noir supermassif le plus proche de nous. Depuis des années, la NASA et les plus grands astronomes du monde scrutent attentivement Sagittarius A*, notamment grâce au téléscope spatial James Webb, afin d'en percer les mystères et de mieux comprendre l'avenir de notre galaxie.

Sagittarius A* a été observé pour la première fois dans les années 1980 comme une mystérieuse source radio avant d'être confirmé comme un trou noir par Andrea Ghez et Reinhard Genzel, qui ont reçu le prix Nobel pour cette découverte en 2020. Depuis, les astronomes ont développé de nouvelles méthodes basées sur l'intelligence artificielle et des simulations complexes pour interpréter les images fournies par des outils comme l'Event Horizon Telescope (EHT) et en extraire un maximum d'informations sur la vitesse de rotation, l'axe de rotation et le rayonnement entourant ce trou noir géant.

Peu à peu, un scénario se dessine, basé aussi sur une histoire tumultueuse. Vieux de 13 milliards d'années, il a "toujours été vu comme un trou noir dormant", expliquait en 2024 Frédéric Marin, qui a dirigé une étude sur Sagittarius A*. "On peut s'imaginer un ours entrant en hibernation après avoir tout dévoré autour de lui", ajoutait alors ce chercheur du CNRS. Mais son équipe a découvert qu'à la fin du 19ème siècle, le monstre est sorti de sa torpeur pendant plusieurs mois, avalant avec gourmandise le gaz et la poussière à sa portée, avant de se rendormir. Cet appétit de gros glouton a été trahi par le rayonnement inhabituel des nuages moléculaires qui l'entouraient.

Les observations récentes du télescope James Webb en 2023-2024 ont aussi révélé un Sagittarius A* étonnamment actif, avec 5 à 6 grandes éruptions par jour dues à des perturbations et des reconnexions magnétiques. "Nous avons vu quelque chose de différent à chaque observation, rien n'est jamais resté pareil", s'étonne le Dr Yusef-Zadeh de l'Université Northwestern.

Mais le pire est à venir. D'après des cosmologistes de Durham, la collision prévue entre notre galaxie et le Grand Nuage de Magellan va réveiller Sagittarius A* pour de bon. Dévorant d'immenses quantités de matière, le trou noir pourrait voir sa taille multipliée par 8.

Si ce réveil ne devrait pas menacer directement la Terre, un infime risque existe que le choc propulse notre Système solaire près du trou noir. L'événement est estimé pour dans 2 milliards d'années selon les spécialistes, dont la NASA. La NASA et les astronomes continuent évidemment de scruter Sagittarius A* pour comprendre son activité, son évolution et ses nombreux mystères. Rappelons que l'âge de notre galaxie, la Voie lactée, est estimé à plus de 13 milliards d'années. 2 milliards d'années, c'est donc (presque) demain...

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