Escapade à travers la Camargue

Escapade à travers la Camargue Il est des terres qui dépaysent. Encastrée entre les deux bras du Rhône pour mieux se protéger, la Camargue est de celles-ci. Entre ses frontières d'eau, s'étend un pays où les traditions vivaces sentent la terre, le sel et la mer.

Les couleurs sont brunes, rouges ou jaunes dans ces espaces qui se font immenses. Une contrée plate qui se parcourt à cheval au milieu des canaux, des rizières, des lacs tranquilles et dans laquelle on y vit un autre temps.

Les hommes de Camargue y ont conservé des coutumes ancestrales qui renouent sans cesse leur lien étroit avec cette terre qui les fait vivre. Ici, ils ont un vocabulaire particulier pour décrire la nature, l'élevage ou les bêtes. Les hommes sont manadiers car ils possèdent taureaux et chevaux, ou gardians lorsqu'ils chevauchent leur crin blanc. Ils jouent à l'abrivade ou à la bandide, tandis que les taureaux portent la cocarde. Sur leurs terres brunes, ils ont appris à repousser le sel sans cesse remontant pour cultiver du riz. Dans ce pays qui ne ressemble à nul autre, les chevaux blancs poivrés sont leurs alliés, et les troupeaux noirs aux cornes dures leur quotidien.

Plus loin, au bord du lac de Vaccarès, les flamants roses se font discrets entre deux roseaux, tandis qu'un héron ou autre oiseau fait une percée dans le ciel. C'est un des refuges les plus importants pour un grand nombre d'oiseaux migrateurs. A la tombée de la nuit, la nature se fait délicate et le soleil déclinant souligne de ses rayons les herbes gracieuses, les lignes épurées et les rives tranquilles du lac.

Annonces Google