La colère noire d'Alaphilippe envers son staff, "vraiment des radios de ..."

La colère noire d'Alaphilippe envers son staff, "vraiment des radios de ..." Pensant avoir gagné, le Français a levé bras pour finalement râler contre le matériel.

Tombé en début d'étape dimanche 20 juillet sur la route du Tour de France, Julian Alaphilippe s'est même remis l'épaule tout seul pour continuer la course. Quelques minutes plus tard, il s'est même retrouvé à l'avant pour jouer la victoire. Mais alors qu'il règle le sprint avec notamment Wout van Aert, il lève les bras à la surprise générale, pensant qu'il a gagné alors que devant, loin devant, Tim Wellens a réalisé un numéro en solitaire et que Victor Campenaerts était parti.

Une troisième place pleine de frustration qu'il a extériorisé à la fin de la course lorsqu'on lui a appris la nouvelle. "Vraiment des radios de merde, j'ai l'air con" a-t-il lancé à son staff. Il s'est ensuite longuement exprimé sur France Télévisions à propos de cette 15e étape . "C'était une journée un peu folle. Je me sentais bien dès les premiers kilomètres, mais j'ai été pris dans une chute et je me suis déboîté l'épaule. J'ai tout de suite senti que ça allait être compliqué pendant quelques secondes, parce que j'ai déjà fait les deux épaules, donc je connais la douleur. Mais je me suis souvenu de comment ils avaient fait à l'hôpital, et j'ai réussi à la remettre. Je sais juste que ça a fait un gros "clac" et que c'est revenu dans l'ordre. Après, ça a été un contre-la-montre pour revenir. Et puis voilà, une belle étape avec Michael Storer dans l'échappée, c'était l'objectif de l'équipe. Malheureusement, ma radio ne marchait plus après la chute, donc j'ai essayé de faire le meilleur sprint possible, en pensant à la victoire d'étape. Comme un con j'ai levé les bras… mais il y avait des gars devant. Donc voilà, ça aurait pu mieux se terminer, mais j'aurais aussi pu rentrer à la maison. Donc ça va. Je ne peux pas m'en vouloir, parce que la radio ne marchait pas. Donc voilà, c'est comme ça".

Ce n'est pas la première fois que Julian Alaphilippe lève les bras en pensant avoir gagné... Cet épisode a également été vécu il y a cinq ans dans le final de Liège-Bastogne-Liège. Participant à un sprint à cinq pour la victoire, le champion du monde avait levé les bras un peu trop tôt, laissant finalement la victoire à Primoz Roglic. Il sera finalement sanctionné pour un sprint jugé non réglementaire.