Carton jaune d'Olise : la décision de la FIFA sur le retrait est tombée, un carton annulé mais pas deux

Carton jaune d'Olise : la décision de la FIFA sur le retrait est tombée, un carton annulé mais pas deux Le retrait du carton jaune reçu par Michael Olise face au Paraguay a été demandé par la France. La décision de la FIFA, très attendue après l'affaire Balogun, vient d'être communiquée.

Un carton jaune pour Michael Olise et c'est la France qui voit rouge. L'équipe de France avait officiellement déposé un recours auprès de la FIFA pour contester l'avertissement reçu par son attaquant providentiel lors du huitième de finale remporté face au Paraguay (1-0) samedi soir. Et la FIFA a semble-t-il délivré une réponse négative ce mercredi 8 juillet 2026. En conférence de presse avant le quart de finale France - Maroc ce jeudi, Didier Deschamps a annoncé que les Bleus avaient reçu une communication le matin même et que le carton jaune de Michael Olise avait été maintenu.

"Le carton jaune, ça n'a pas changé. On a reçu une notification de la Fifa ce matin", a lâché le sélectionneur. "Vous pouvez vous interroger mais moi je n'y prête pas attention. J'espère que l'arbitre sera aussi bon que Monsieur Letexier et ses assistants dans un autre match. Mon adversaire c'est le Maroc, pas l'arbitre. Bien au contraire il est là pour faire appliquer les lois du jeu le plus justement possible."

Le refus d'annuler le carton jaune d'Olise sera évidemment très commenté. La démarche de la France visant le retrait du carton est en effet arrivée dans un contexte particulier, alors que l'instance mondiale du football fait face des polémiques grandissantes concernant la gestion des sanctions disciplinaires durant cette Coupe du monde 2026. Le cas de l'attaquant du Bayern Munich s'inscrit dans une série de controverses arbitrales qui agitent la compétition.

L'annulation de la suspension de l'Américain Folarin Balogun, exclu face à la Bosnie, mais finalement autorisé à disputer le huitième de finale contre la Belgique après une intervention de Donald Trump, a créé un précédent qui alimente les débats jusqu'à d'autres sélections. Thomas Tuchel, le sélectionneur anglais, s'est par exemple insurgé publiquement contre ce qu'il perçoit comme un manque de cohérence de l'instance mondiale. "Où est-ce que ça commence et où est-ce que ça s'arrête maintenant ?", s'est-il interrogé, avant d'ajouter : "Est-ce que la France va récupérer le carton jaune de Michael Olise qui n'était pas un jaune ?"

Le carton jaune d'Olise après un sketch de Galarza

Le carton jaune d'Olise remonte aux derniers instants du match France - Paraguay, dans un temps additionnel électrique où les tensions étaient à leur paroxysme entre des Bleus exténués face à des Paraguayens prêts à tout pour faire basculer le match. L'arbitre ouzbek Ilgiz Tantashev avait alors brandi le rectangle doré à l'encontre du numéro 11 français, suite à une altercation avec le Paraguayen Matias Galarza.

La scène qui a précédé de carton l'Olise, analysée sous tous les angles par les caméras, révèle pourtant une réalité bien différente de ce qu'avait perçu l'homme en noir. Les ralentis montrent que Michael Olise s'était contenté de tirer légèrement le maillot de son adversaire après un tacle ostensiblement musclé. Puis Galarza s'était ensuite écroulé de manière théâtrale, se donnant une sorte de coup de poing à lui-même avec le bras tendu, avant de se tenir le visage. Une scène que Charlie Chaplin n'aurait sans doute pas osée lui-même. Une simulation manifeste quoi qu'il en soit, qui a échappé à la vigilance arbitrale, mais pas à celle des observateurs et du staff français.

L'automutilation de Matias Galarza avant le carton jaune d'Olise. © MARY EVANS/SIPA (publiée le 07/07/2026)

La décision  de la FIFA sur le carton jaune d'Olise a de lourdes conséquences

Guy Stéphan, l'adjoint de Didier Deschamps, avait confirmé dès lundi que la procédure pour tenter de faire annuler le carton jaune d'Olise était "en cours". La Fédération Française de Football espérait que la commission de discipline de la FIFA, déjà sous le feu des critiques, rectifierait ce qu'elle considérait comme une "décision aberrante". Selon le staff français, les images de l'altercation, diffusées en boucle, montraient clairement que l'attaquant n'avait "pas touché le joueur paraguayen". Il faut croire que les instances en ont vu d'autres...

Le carton jaune d'Olise dépasse en tout cas le simple cadre disciplinaire. Avec cet avertissement maintenu sur ses épaules, Olise reste sous la menace d'une suspension pour une éventuelle demi-finale s'il venait à recevoir un nouveau carton jaune lors du quart de finale face au Maroc,  jeudi soir. Une épée de Damoclès qui pourrait influencer son jeu et ses prises de risque, alors que le joueur occupe une place centrale dans le dispositif de Didier Deschamps. Son historique disciplinaire - 12 cartons jaunes en 50 matches cette saison avec le Bayern Munich - n'a peut être pas joué en sa faveur dans cette affaire.

Dernières mises à jour

19:36 - Le carton jaune d'Olise, un enjeu majeur pour les Bleus

Olise est pour l'instant le meilleur passeur décisif de la compétition, ce qui rend son cas particulièrement sensible pour l'équipe de France. Un deuxième carton jaune jeudi à Foxborough, près de Boston, face au Maroc, lui vaudrait une suspension automatique en cas de qualification pour les demi-finales. Bradley Barcola et Manu Koné, également avertis contre le Paraguay, se trouvent dans la même situation, mais leurs fautes respectives étant jugées plus évidentes, leur cas ne pouvait quant à lui faire l'objet d'un recours.

18:59 - Ce que l'on voit sur les images de l'accrochage entre Olise et Galarza

Lors du huitième de finale face au Paraguay, les images montrent clairement que le meneur de jeu français a mis son doigt devant la bouche en signe de "chut" et agrippé le maillot de Matias Galarza - un geste qui peut déjà mériter sanction -, avant que le Paraguayen ne s'effondre au sol en simulant un coup reçu au visage. La Fédération française de football (FFF) estimait que cet avertissement n'était pas justifié et a demandé à la FIFA son annulation pure et simple. En vain.

18:42 - L'article 27, la clé du retrait du carton de Balogun

La décision repose en réalité sur une disposition précise du Code disciplinaire de la FIFA. L'article 27 autorise les instances disciplinaires à suspendre totalement ou partiellement l'exécution d'une sanction lorsque les circonstances le justifient. Pour Balogun, la Commission de discipline a ainsi transformé la peine en sursis, sans annuler le carton rouge ni constituer un appel — ce que le règlement interdit expressément. La FIFA a été explicite dans son communiqué : "Conformément à l'article 27 du code disciplinaire de la FIFA, l'exécution de la suspension de match est suspendue à titre probatoire pendant un an. Si Folarin Balogun commet une nouvelle infraction de même nature et de même gravité durant cette période probatoire, la suspension sera levée et la sanction appliquée sans préjudice de toute sanction supplémentaire infligée pour cette nouvelle infraction." La sanction existe donc toujours sur le plan disciplinaire, mais elle n'est pas exécutée immédiatement.

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