Grosses simulations et petits trucages Mondragon - Djordjevic : double simulation

simulation et contre-simulation !
Simulation et contre-simulation ! © Andreii Iurlov

Une simulation, c'est bien. Mais deux, c'est mieux ! Du moins pour le spectacle, pas tellement pour le beauté du geste...

Mondragon et Djordjevic nous ont ainsi offert un ballet exceptionnel pendant un match de la Ligue des champions 2004.
L'Olympiakos reçoit Galatasaray lors de la phase de poules. A la 90e minute, le gardien du club turc Farid Mondragon s'approche de Predrag Djordjevic, joueur de l'équipe grecque. Il lui crie dessus pour l'intimider, puis mime un coup de boule. C'est le signal de déclenchement d'une chorégraphie au poil... Les deux footballeurs tombent en arrière, chacun de leur côté, puis se roulent sur la pelouse, se tordant de douleur... Cette double simulation fera le tour des bêtisiers du monde entier. Aucune sanction ne sera prise contre les comédiens.

Bis, bis !

La simulation de Mondragon et Djordjevic a donné des idées à Norbert Meier, l'entraîneur de l'équipe allemande de Duisbourg. En décembre 2005, à la 82e minute, il se dispute sur le bord du terrain avec le joueur de Cologne Albert Streit. Tout à coup, alors que les deux hommes sont front contre front pour s'asséner leurs quatre vérités, Meier se prend la tête dans les mains et s'effondre sur le terrain, comme s'il avait reçu un coup de boule. Comprenant vite la comédie que livre l'entraîneur, Streit tombe à son tour par terre, en se tenant le front. Mais l'arbitre le sanctionne en lui donnant un carton rouge.
Lorque l'incident est rediffusé à la télévision, il devient clair que Meier a simulé. Le club de Duisbourg suspend son entraîneur 3 jours plus tard et la Fédération allemande lui interdit de manager une équipe pendant 3 mois.