Real, Barcelone, la grogne monte contre la délocalisation de deux matches hors d'Europe

Real, Barcelone, la grogne monte contre la délocalisation de deux matches hors d'Europe Deux rencontres vont se disputer en dehors de l'UE et les polémiques sont nombreuses.

Un match de la Liga se disputant sous le soleil éclatant de Miami et une rencontre de Serie A sous le ciel étoilé de Perth, en Australie, vous avez l'image en tête ? Pour la première fois, deux championnats européens sortiront de l'Europe pour se dérouler très loin. Cette décision n'a pas manqué de faire grand bruit et de susciter toutes sortes de réactions, des plus enthousiastes aux plus sceptiques.

L'UEFA, qui est l'organisme régissant le football européen, a approuvé cette initiative, mais avec une moue réticente, comme un parent qui céderait à la demande insistante de son enfant. L'instance a insisté sur le caractère exceptionnel de cette décision, bien déterminée à ne pas transformer cette expérience en habitude. C'est un peu comme goûter pour la première fois un plat exotique : intéressant d'essayer, mais pas de quoi en faire son repas quotidien.

Cette délocalisation marquera une première pour des matchs de championnat, alors que les Supercoupes se déroulent déjà depuis quelque temps sous des cieux étrangers, que ce soit en Arabie Saoudite ou encore en Chine. On y voit l'influence des grandes ligues américaines, comme la NBA, qui vagabonde de par le monde, de l'Europe au Japon, presque comme une troupe de cirque itinérant qui fascine où qu'elle aille.

La FIFA, souvent vue comme le grand frère quelque peu envahissant, avait discuté de la question avec la Ligue espagnole et italienne en amont, appuyant sur la pédale de frein puis d'accélérateur, reflet d'une navigation légale complexe. Le cadre réglementaire actuel ne serait pas encore bien calibré pour décider autrement, ce qui a mené à ce feu vert.

Mais cette idée n'a pas été du goût de tous.En Espagne, ils ont été nombreux à faire entendre leur désaccord, soutenus par le syndicat des joueurs et des figures emblématiques comme les capitaines de Villarreal et de Barcelone, voire les clubs prestigieux comme le Real Madrid.

Pour nombre d'entre eux, c'est un peu comme déplacer Noël en mars. La protestation est double : le déplacement massif de joueurs, d'équipes et de supporters est aussi controversé pour son impact écologique. Un défi de taille qui s'ajoute à la complexité logistique. Le football est-il prêt pour ces voyages lointains, ou doit-il rester fidèle à ses racines ? Les débats sont ouverts, et l'avenir du sport roi pourrait bien dépendre des réponses apportées à ces nouvelles questions.