Duels verbaux entre sportifs Arsène Wenger / Michel Platini

Dans une interview accordée en septembre 2008 au "Dauphiné Libéré", le président de l'UEFA Michel Platini a eu des mots très durs à l'encontre d'Arsène Wenger, le manager d'Arsenal : "Moi je parle de foot, lui de business. Il faut arrêter avec Wenger et tout ça. C'est tout pour ma gueule, c'est TPMG Arsène !"
Dans le même entretien, l'ancienne gloire du foot français profite de la victoire du modeste club de Cluj chez la Roma en Ligue des champions pour le tacler à nouveau : "Ce qui fait la beauté du football, c'est ce que ne veulent pas des Wenger, que les petits battent les grands, parce qu'ils veulent leur business". En Angleterre, ces propos ont été accueillis avec beaucoup d'étonnement. Dans le royaume, Arsène Wenger fait figure d'exception en prônant la formation aux dépens des transferts coûteux.

Opposé à l'arbitrage vidéo, dont le coach français est un partisan acharné, Michel Platini a déclaré : "Je me ferais une joie que Wenger ne la voit jamais". Si l'ancien capitaine des Bleus est si virulent envers Arsène Wenger, c'est à cause de déclarations faites par l'intéressé il y a quelques mois. Lors d'une visite du candidat Platini à Londres, avant son élection à la présidence de l'UEFA, Wenger avait dénoncé le conservatisme de ce dernier par rapport à la vidéo : "Ce n'est pas de l'entêtement, c'est de la stupidité. De manière générale, Platini est un homme très positif, pétri de talent. Mais sur certains points, nous ne sommes pas d'accord et il le sait".

En 2007, Michel Platini avait déjà attaqué le patron des Gunners à propos de sa politique de formation : "Je n'aime pas le système d'Arsène Wenger. En France, en Italie ou en Espagne, c'est facile d'acheter les meilleurs joueurs de 14, 15 ou 16 ans. Je n'aime pas ça". Arsenal a en effet pour habitude de recruter de très jeunes joueurs, à l'image de Jermaine Pennant, Cesc Fabregas, ou encore Gilles Sunu (tous engagés à l'âge de 16 ans).