Duels verbaux entre sportifs Arsène Wenger / Alex Ferguson

Depuis sa prise de fonction à Arsenal, en septembre 1996, Arsène Wenger se frotte régulièrement au manager de Manchester United, Alex Ferguson.

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Alex Ferguson. © manutd.com

 Avril 1997. Les Mancuniens, qualifiés pour la demi-finale de la Ligue des champions, obtiennent de la Ligue anglaise que le championnat soit décalé pour qu'ils bénéficient d'un repos supplémentaire. Arsène Wenger mène la charge : "C'est une mauvaise décision. Le calendrier est fait de telle sorte que Manchester puisse se reposer et tout gagner". Moqueur, Alex Ferguson commente la réaction de son homologue : "C'est un novice. Il ferait mieux de réserver ses commentaires pour le football japonais". Six mois plus tôt, le Français avait quitté le club nippon de Nagoya Grampus Eight, qu'il entraînait depuis 1994. A son arrivée, personne ne le connaissait en Angleterre.

 Fin de la saison 2001-2002. Arsenal vient de réussir le doublé Coupe d'Angleterre-Championnat (avec 10 points d'avance sur Manchester), ce qui a le don d'agacer Alex Ferguson : "Ce sont des bulldozers, ils misent tout sur l'agressivité. Nous avons la meilleure équipe". Arsène Wenger répond par une métaphore : "Tout le monde pense avoir la plus belle femme au monde chez soi". Le manager mancunien s'excusera par la suite, assurant avoir tenu ces propos en off (discussion privée avec les journalistes).

Cela ne l'empêchera pas de récidiver en 2004. A propos du terrible Manchester-Arsenal disputé l'année précédente à Old Trafford (plusieurs joueurs londoniens avaient été exclus a posteriori), le technicien écossais lâche : "C'était de véritables assassinats. Ce que les joueurs d'Arsenal ont fait, je n'avais jamais rien vu de pareil dans le sport"... Arsène Wenger ne craint pas la surenchère verbale, répliquant : "Il aurait peut-être mieux fait de nous aligner contre un mur et nous fusiller. J'espère qu'il va se calmer".