15 traditions immuables du sport Sumo : les femmes interdites sur le dojo

 

Vieux de près de 2 000 ans, le sumo respecte de nombreuses traditions. La présence féminine sur le "ring" de combat est formellement interdite, conformément aux rituels shintoïstes considérant comme impur le contact avec le sang féminin, en période d'écoulement menstruel ou d'accouchement. Jusqu'au XIXe siècle, les femmes n'étaient même pas autorisées à assister aux rencontres. Par ailleurs, le sumo professionnel est un sport réservé aux hommes.

Le combat est aussi précédé de rituels immuables : le shiko (qui consiste à frapper le sol avec les pieds après les avoir levés très haut, pour chasser les esprits), le kiyome no shio (qui consiste à jeter une poignée de sel sur la zone de combat, pour la purifier), et le rituel de "l'eau de force" que le rikishi (sumotori) boit puis recrache.

Incident dans le dojo

En septembre 2007, la communauté sumo a été choquée : une femme japonaise a tenté de grimper sur le dojo lors d'un intermède entre deux combats. Elle a été immédiatement stoppée dans son entreprise par un lutteur. "Elle a mis un pied sur le dojo et c'est un incident qui ne doit pas se reproduire. Fort heureusement, elle n'est pas entrée dans la zone de combat", a souligné une porte-parole de la Fédération du sumo. Mais la presse populaire japonaise a relayé l'événement d'une façon un peu plus dramatique : "Ils l'ont évidemment empêchée de pénétrer dans la zone de combat et elle n'a pas fait obstacle au déroulement des matchs. Toutefois, une tradition de 1 400 ans a été brisée par la présence d'une femme sur le dojo", a affirmé le quotidien sportif Nikkan.