Miss Univers 2025 : et maintenant, une démission dans le jury et des accusations de triche... C'est historique, le concours vire au fiasco complet

Miss Univers 2025 : et maintenant, une démission dans le jury et des accusations de triche... C'est historique, le concours vire au fiasco complet La 74e élection de Miss Univers, qui se tiendra le 21 novembre à Bangkok, ne cesse d'enchaîner les scandales. Entre couacs, insultes, excuses larmoyantes, accusations de racisme et de triche, l'événement vire au fiasco.

L'élection Miss Univers 2025, qui aura lieu dans quelques jours à peine à Bangkok en Thaïlande, traverse une période très tumultueuse. Ce mercredi, le concours a encaissé la démission fracassante d'Omar Harfouch, un des membres officiel du jury. Compositeur libanais reconnu dans le monde entier, ce dernier a accusé l'organisation d'avoir pré-sélectionné en secret le Top 30 des candidates finalistes, avant même que le jury ne vote.

Sur les réseaux sociaux, il dénonce l'existence d'un "jury fantôme" composé notamment de proches de certaines candidates, qui serait derrière cette sélection anticipée. U n groupe "composé de personnes ayant un conflit d'intérêts potentiel important en raison de certaines relations [personnelles] avec certaines des candidates à Miss Univers", indique-t-il. Lorsque Harfouch a insisté pour obtenir des réponses, il assure que l'organisation lui a répondu en publiant une liste de noms impliqués dans le processus sans expliquer ce que ces personnes avaient réellement fait.

L'ancien jury de Miss Univers a décrit cette initiative comme une tentative de faire taire les critiques sans apporter d'explications significatives. Il a aussi rapporté un échange tendu avec la direction de Miss Univers avant de quitter le jury. "Après une conversation irrespectueuse avec Raul Rocha [PDG de Miss Univers] au sujet du manque de transparence dans le processus de vote de Miss Univers, j'ai décidé de démissionner du jury et de refuser de participer à cette mascarade", a annoncé Harfouch. Il a également annoncé qu'il retirait le spectacle musical qu'il avait préparé pour le concours.

Miss Univers répond aux accusations

L'organisation de Miss Univers, quant à elle, a rapidement rejeté ses allégations et a insisté sur le fait que ses procédures restent légitimes et strictement contrôlées. "L'Organisation Miss Univers tient à préciser qu'aucun jury improvisé n'a été constitué, qu'aucun groupe externe n'a été autorisé à évaluer les candidates ou à sélectionner les finalistes, et que toutes les évaluations du concours continuent de suivre les protocoles établis, transparents et supervisés de l'OMU", a déclaré l'organisation dans un communiqué.

Reste qu'à la veille de la grande finale, c'est une ambiance délétère qui règne autour de Miss Univers 2025. Plusieurs scandales successifs entachent en effet sérieusement l'image du plus célèbre concours de beauté international depuis son lancement. Le 4 novembre dernier, seulement deux jours après l'arrivée des 126 candidates en Thaïlande pour leur voyage de préparation de trois semaines, Nawat Itsaragrisil, membre du comité d'organisation thaïlandais, s'est emporté contre Miss Mexique, Fátima Bosch. L'accusant de ne pas s'être présentée à un défilé promotionnel, il l'a publiquement humiliée devant les autres concurrentes médusées, la traitant d'"idiote" et de "débile".

Insultes, racisme, drogue... Le fiasco de Miss Univers 2025

En signe de protestation, plusieurs candidates dont Miss USA et Miss Univers 2023 et 2024 ont quitté la salle, dénonçant le manque de respect et la violence des propos. Devant le tollé provoqué, le comité Miss Univers a dû prendre des sanctions, interdisant à Nawat Itsaragrisil d'assister aux événements. Dans une scène surréaliste, ce dernier est apparu en larmes devant les journalistes, s'excusant platement et reconnaissant avoir agi sous le coup de l'émotion.

Les désastres ne se sont pas arrêtés là. Quelques jours plus tard, Alicia Machado, Miss Univers 1996, a tenu des propos racistes et dégradants à l'encontre de Nawat Itsaragrisil lors d'un live Instagram, confondant origines thaïlandaises et chinoises. Ses propos ont été vivement condamnés.

Récemment, une vidéo TikTok de Miss Chili, Inna Moll, simulant un sniff de cocaïne, a encore plus terni l'image du concours. La candidate dit avoir (un peu naïvement) voulu reproduire une tendance Tik-Tok, sans savoir ce qu'elle représentait.

Attention, il reste encore 48 heures avant le concours et on se demande quel tourment peut encore frapper l'élection.