Menace imminente : pourquoi les lèvres de Patrick Bruel font des mouvements bizarres dans la série ?
La nouvelle série phare de TF1 Menace imminente est lancée depuis le 17 novembre dernier et se poursuit ce lundi soir, avec deux nouveaux épisodes inédits. Portée par Patrick Bruel et Natacha Lindinger, cette fiction en 6 épisodes nous plonge au cœur d'une course contre la montre haletante pour empêcher une grave menace terroriste.
Ce lundi 24 novembre, les téléspectateurs découvriront donc les épisodes 3 et 4 de la série. Et c'est peu dire que l'intrigue se corse : Abadi (Patrick Bruel), ancien agent secret israélien qui a repris du service, tente toujours de récupérer un dangereux logiciel développé par les services secrets de Tsahal qui a été dérobé. Ce programme ultra sophistiqué a été utilisé à Paris lors de l'assassinat d'un journaliste russe, déclenchant une course contre la montre entre les services français et israéliens pour empêcher une crise majeure. Alors que des chefs d'Etats doivent se réunir à Paris et que la menace est imminente (oui c'est le titre), Abadi fait équipe avec Fleur Giroud (Natacha Lindinger), une policière française spécialisée dans l'antiterrorisme.
Que racontent les épisodes 3 et 4 de Menace imminente (spoilers) ?
Dans l'épisode 3 de Menace imminente, Abadi, qui a récupéré la carte micro-SD pour aider Giroud, tente de la faire décrypter par une ancienne connaissance, Elsa Atkine. Abadi et Giroud se rendent compte que Karen est liée aussi bien au meurtre de Meidan, qu'à celui du journaliste russe. Grâce à Oriana, une jeune opératrice de l'Unité 8200 qui aide Abadi à distance, ils trouvent la véritable identité de Karen, qui leur propose alors un marché : Tom contre la carte micro-SD...
Mais dans l'épisode 4, surprise : Karen n'a plus besoin de faire l'échange avec Giroud et Abadi car Elsa, qui travaille aussi avec Duran, a déjà récupéré la carte micro-SD. Mais Tom, bien que blessé, parvient à lui échapper. Abadi découvre que Meidan a été tué par erreur et que la véritable cible était un certain Yeremy Yereminsky, qui travaille à l'unité d'écoute de l'armée israélienne. Il n'est pas le seul à le rechercher : Duran a déjà mis la main sur lui. Yeremy est en possession d'un enregistrement compromettant pour Duran et son patron, l'oligarque russe Rogov...
Patrick Bruel parle hébreu dans Menace imminente
Lors de la diffusion des deux premiers épisodes de Menace imminente la semaine dernière, plusieurs téléspectateurs se sont étonnés sur les réseaux sociaux de certains mouvements de lèvres de Patrick Bruel qui ne collaient pas toujours avec les dialogues en français. L'acteur s'en est expliqué et a levé le voile sur les coulisses de ce tournage.
Patrick Bruel révèle ainsi que dans la version originale de la série, il parle hébreu dans environ 50% de ses répliques, lorsque son personnage s'adresse à des interlocuteurs israéliens. Un véritable défi pour le comédien, qui avait des bases en hébreu mais a dû se faire accompagner par un coach pour progresser rapidement dans la langue.
"J'ai quelques rudiments, mais pas suffisamment pour incarner un personnage censé vivre depuis 35 ans en Israël, donc sans aucun accent. Comme je ne voulais pas retarder l'équipe, j'ai fait appel à une coach. C'est une langue assez chantante donc avec une oreille un peu musicale, on peut vite arriver à progresser", a-t-il confié à Télé Loisirs.
Patrick Bruel s'est lui-même doublé dans la VF de Menace imminente
Résultat : pour la version française diffusée sur TF1, Patrick Bruel a dû se doubler lui-même en français sur toutes ses scènes tournées en hébreu. Ce qui explique ces légers décalages qui ont pu interpeller. Le chanteur n'a d'ailleurs pas été le seul dans ce cas puisque chaque protagoniste de cette fiction internationale a dû s'exprimer dans sa langue pour plus de crédibilité. Un travail titanesque pour l'équipe de postproduction.
"Dans la version originale, les chinois parlent en chinois, les russes en russe, les américains en anglais et les israéliens en hébreu. Donc quand mon personnage s'adresse à eux, je parle aussi en hébreu", a en effet détaillé Patrick Bruel. Une expérience hors norme pour sa première série qui peut tout de même gâcher un peu le plaisir.
Car même dans la version originale sous-titrée, d'aucuns ont aussi remarqué de drôles de mouvements de lèvres de Patrick Bruel lors des passages en hébreu. Comme si un surdoublage voire l'usage un peu grossier d'une IA de synchronisation labiale avait été nécessaire pour rattraper des erreurs, des passages de texte écorchés ou trop difficiles à prononcer (et donc à comprendre).
Sur ce point, ni les réalisateurs ni le casting n'ont pipé mot, mais ces défauts peuvent malheureusement donner à l'ensemble un petit air de série B.