Réticences des employeurs, difficultés d'organisation : difficile de reprendre une activité professionnelle après avoir élevé ses enfants. Voici quelques conseils pour réussir son entrée sur le marché du travail.
Dernière mise à jour : novembre 2009
Pourquoi choisir de retravailler ? Les femmes qui décident de reprendre une activité professionnelle le font pour plusieurs raisons. Par intérêt financier par exemple, en cas de divorce ou de veuvage, si le conjoint est au chômage ou a des problèmes de santé. La famille peut aussi avoir besoin d'argent lorsque les enfants suivent des études supérieures. La deuxième raison, c'est le désir de retrouver une place dans la société. Le statut de mère au foyer n’étant pas réellement reconnu, les femmes ont parfois le sentiment d'être inutiles. Enfin, il arrive qu'une mère désire reprendre son métier lorsque les enfants, devenus grands, quittent la maison.
Comment s'y prendre ? Posez-vous au préalable la question du coût de ce retour dans la vie active. En effet, retravailler occasionne de nombreuses dépenses : garde des enfants, cantine, impôts sur le revenu… Il faut donc bien calculer avant de se lancer pour être sûre d'être gagnante. A moins que l'argent ne soit pas votre motivation première. Ensuite, il faut réfléchir à l'aspect psychologique et familial : le changement est rude pour le conjoint et les enfants qui ont l'habitude d'être dorlotés. Vous n’aurez plus autant de temps pour vous occuper de la maison, des repas, des sorties... Il est donc nécessaire de s'assurer que toute la famille vous soutient. Pour celles qui souhaitent s'orienter dans une nouvelle voie, mieux vaut envisager une formation avant de chercher un emploi. Renseignez vous auprès d’organismes compétents comme l’ANPE, l’APEC, ou pourquoi pas auprès d’un coach.
Quelles difficultés rencontre-t-on ? Il va surtout falloir faire face aux réticences de l'employeur. Ce dernier va se demander si, après une interruption d'activité professionnelle plus ou moins longue, vous allez être à la hauteur et efficace. Ils ne seront peut-être pas sûrs de votre adaptabilité, de votre souplesse : quand on a été son propre patron à la maison pendant longtemps, peut-on à nouveau accepter des horaires, une hiérarchie ? Il faut donc montrer à l'employeur sa motivation.
Comment valoriser son interruption d'activité ? Dans le CV et la lettre de motivation, mais aussi lors de l'entretien, il faut mettre en avant tout ce que l'on a fait pendant ce temps d’arrêt de travail : bénévolat, délégué des parents d'élèves, organisation de voyages ou de kermesses scolaires... Montrez que vous avez développé des qualités et assumé des responsabilités.
Je suis déjà bien contente qu'il existe un site comme le votre avec une page dédiée aux femmes. De surcroît avec une rubrique vie Pro.... Ca prouve que quelque part, il y en a qui pensent, croient et confirment, que la femme, même si elle est mère... (et alors, les mecs peuvent avoir une carrière et être père,.... non ?) peut prendre une place active dans la vie Pro. En revanche, je ne trouve pas que cette fiche soit "pratique"... La femme qui est mère et qui cherche à retourner dans le monde du travail sait déjà tout ce qu'il y a d'inscrit dans cette fiche pratique.
Il aurait été préférable et je pense plus constructif de donner des adresses de coachs, d'associations etc... qui encouragent et soutiennent ces femmes, qui pour beaucoup d'entre elles, avaient déjà un job avant de devenir maman, ou comme vous le dites, sont devenues veuves, parent unique après une séparation ou femme de chômeur.... Mais qui à cause de leur maternité ont bien plus que du mal à retourner au travail.
Alors voilà, l'appel est lancé sur ce site, vers qui d'autre que l'ANPE et l'APEC peut-on se tourner ? Merci !
Avoir un enfant est une faute pour un employeur, de plus l'employeur pose toujours aux femmes des questions sur sa vie privée, des enfants, combien, situation familiale, célibataire, mariée, divorcée, c'est pénible à la fin cette intrusion dans une vie privée qui ne conditionne en rien sa vie professionnelle. Nous culpabiliser pour des questions de femmes est discriminatoire et peut être utilisé contre nous sur le plan du harcèlement sexuel, plus facile en période de faiblesse comme séparée par exemple. Toutes ces questions devraient être standardisées et encadrées par l'Etat pour éviter tout abus. Nous justifier en permanence sur nos enfants : vous les avez en charge, alors justifiez, vous voulez bénéficier d'une prime alors fournissez votre livret de famille, votre jugement de divorce, votre feuille d'impôts... que d'intrusion dans notre vie privé pour avoir l'aumône, voilà pourquoi, il est difficile de travailler sereinement avec des hommes qui n'ont rien à justifier et pourtant le travail est aussi important pour nous que pour tout autre individu sans discrimination, car l'on peut s'épanouir après avoir élevé ses enfants et le fait de retravailler est considéré en France comme une différence par rapport aux personnes qui n'ont pas utilisé de congé parental. Tous les prétextes sont valables pour nous culpabiliser en permanence malgré l'exercice d'un métier fabuleux que celui de maman. Le travail vous montre combien les pratiques et les langages sont différents et hypocrites, car que ne ferait-on pas pour empêcher un projet professionnel de réinsertion en nous obligeant par exemple à travailler tous les samedis contrairement aux célibataires qui accéderaient plus facilement à des samedis. Quelle tristesse d'être prise en otage parce qu'on est une femme épanouie ayant mis entre parenthèses un instant sa carrière pour la reprendre dans le dynamisme et pour être mise au banc de la société. Alors courage, cela vaut la peine et il est important de travailler pour son propre avenir et pour l'exemple donné à nos filles et nos enfants. Vivement les crèches dans les entreprises pour allaiter nos enfants et que les femmes et les hommes se taisent par une législation plus adaptée dans l'équité. Travailler et élever ses enfants donnent un sentiment de réussite personnelle et il y a encore beaucoup d'évolution à envisager malgré les apparences et les beaux discours.