La fin de la canicule, troisième vague de chaleur de l'année, est imminente. Après les passages orageux, les températures redeviennent respirables dans une grande partie du pays ce vendredi 16 juillet. Il fera 6 à 10 degrés de moins et le week-end s'annonce très agréable. Seul le sud-est gardera des niveaux assez élevés. Ailleurs, le mercure restera au-dessus des normales de saison, sans être étouffant. Il fera souvent entre 25 et 30 degrés. Les nuits seront plus fraiches. Dimanche, le sud-ouest pourrait, a contrario, de nouveau chauffer.
Pour la semaine prochaine, La Chaine météo annonce un net dégradé nord-sud avec une chaleur raisonnable sur la moitié nord et plus marquée dans le sud. Les températures pourraient augmenter dans le sud-ouest et près de la Méditerranée, mais l'indicateur thermique national pourrait rester autour de 22/23 degrés. En milieu de semaine, un peu de chaleur pourrait remonter d'Espagne. Contre 25 à Paris en maximale lundi, on pourrait rejoindre les 30 en milieu de semaine. La côte atlantique pourrait connaitre le même sort. Dans le sud, en milieu de semaine, il devrait y avoir encore 34 à Montpellier et Bordeaux, 33 à Perpignan et même 36 à Toulouse. Une possible dégradation est envisagée le week-end suivant selon Météo-France, supprimant ces quelques degrés regagnés.
Globalement, il n'y a pas pour autant de signal très chaud pour la semaine prochaine, comme semble le confirmer l'organisme météo dans sa "prévision des phénomènes dangereux". "Un faible risque caniculaire subsiste à ce jour, même s'il semble en baisse", peut-on lire. "La semaine à venir devrait être plus chaude que la normale, en particulier au sud, mais avec une ampleur a priori plus faible que les semaines précédentes à l'échelle nationale", estime aussi Météo-France. Le modèle européen ECMWF fait, pour sa part, état d'une anomalie de températures faible, sauf dans le sud-ouest (entre 3 et 6 degrés).
Il faut toutefois rester attentif car si les hautes pressions se réinstallent, la France peut chauffer très rapidement dès la fin juillet à cause du climat de fond qui reste chaud. Quelques modèles météo voient tout de même l'indicateur thermique national monter à 25 degrés à l'échelle nationale à partir du 24 juillet. Un niveau à confirmer et loin des mesures de canicule que la France vient de connaitre. Ils redoutent justement le décalage des hautes pressions sur les Îles Britanniques. Ce qu'il se passera autour de cette date est en tout cas à surveiller de près.
La crainte survient surtout pour le mois d'aout avec une récurrence des fortes chaleurs. "La fiabilité est très limitée à cette échéance. Malheureusement, les signaux ne sont pas bons et montrent une nouvelle fois cette récurrence de fortes chaleurs arrivant sur le pays", précise la Chaine météo dans ses tendances à quatre semaines. Cela reste à préciser au vu du délai. Ce temps sec va aussi aggraver la sécheresse et perpétuer le risque d'incendies.