Avec déjà trois épisodes caniculaires, l'été 2026 pourrait battre tous les records. Et les prochains mois s'annoncent encore très chauds. "On risque d'avoir l'été le plus chaud jamais observé", assure auprès de Linternaute.com Cyrille Duchesne, météorologue pour La Chaine météo. L'été météorologique va du 1er juin au 31 août et l'ensemble de cette période pourrait battre tous les records selon lui.
Dans ses prévisions saisonnières, La Chaine météo prévoit un excédent de températures moyen de +1,7 degré en août. Si la chaleur sera de mise, elle ne devrait pas égaler les niveaux de juillet. Les périodes chaudes pourraient être de plus courtes durées et de moindre intensité, prenant davantage la forme de pics. "Le temps resterait bien chaud, mais moins chaud que juillet, puisque qu'on a plutôt eu des excédents qui sont de 3/4 degrés", explique le spécialiste. "On pourrait avoir plutôt des pics de chaleur. Pour le moment, il ne semble pas y avoir d'épisode durable de canicule sur toute la France, comme on a connu ces deux derniers mois". La fiabilité reste évidemment limitée puisqu'il s'agit de tendances saisonnières.
L'autre changement à relever pour le mois d'août concerne les précipitations. Si le début du mois resterait sec, de l'instabilité pourrait s'installer autour du 10 ou du 15 août selon les modèles météorologiques. "Dans les tendances pour le mois d'août, on a un anticyclone qui serait moins puissant, et on aurait des dégradations orageuses qui pourraient se mettre en place par moment, et qui seraient plus importantes que ce qu'on a connu jusqu'à maintenant", ajoute Cyrille Duchesne. L'est et le sud seraient particulièrement touchés, laissant le nord-ouest à la marge. Cela ne signifie pas "du mauvais temps pour tout le mois", mais plutôt une alternance de périodes orageuses et d'autres plus sèches et ensoleillées.
Ce temps instable sera toutefois insuffisant pour enrayer la sécheresse. Ces précipitations vont peiner à humidifier les sols en profondeur et créer davantage des ruissellements. "Vu les épisodes de chaleur à répétition, il faudrait vraiment qu'on ait des pluies régulières pendant toute une période de 10-15 jours avec des perturbations qui se déplacent. Ce n'est pas ce qui est entrevu du tout, ce sera juste des dégradations passagères", précise le météorologue.
Qu'en sera-t-il ensuite pour la fin de l'été calendaire ? Pour ceux qui prennent leurs vacances en décalé en septembre, la chaleur sera toujours présente avec +2 degrés en moyenne au-dessus des normales de saison. "On n'est pas à l'abri d'avoir une dernière canicule en septembre", même si l'échéance est encore lointaine. Si des remontées d'air chaud sont possibles, les précipitations redeviendraient légèrement déficitaires. Quelques orages pourraient éclater dans les régions du sud, mais les périodes anticycloniques devraient être majoritaires et se maintenir sur la durée. C'est bien une chaleur prolongée qui s'annonce.