Un homme s'est fait voler des milliers d'euros sous son propre toit sans s'en rendre compte. Il n'a pas été abusé par sa famille, mais par son employée de maison. Cette dernière a profité de travailler au domicile de la victime pour se transférer de l'argent. Comment ? Grâce au téléphone de son employeur auquel elle avait également accès, comme le rapporte le journal El diario vasco
Ce fait divers pas très réjouissant et qui interpellerait n'importe qui s'est déroulé à San-Sébastian, dans le Pays basque espagnol. L'employée de maison a utilisé le téléphone de son patron, dont elle avait les accès par commodité, et s'est servie d'un service de paiement instantané disponible sur mobile et intégré dans les applications de la plupart des banques du pays. Les faits s'étant déroulés en Espagne, c'est l'application Bizum qui a été utilisée. Mais des services équivalent existent aussi en France comme Wero.
Par cette simple manœuvre, l'employée de maison a pu transférer des milliers d'euros du compte de son employeur au sien sans que l'homme ne soit au courant ou ait donné son accord, relate encore le journal local. Cela suppose cependant qu'elle ait eu accès aux identifiants bancaires de son employeur après avoir obtenu la confiance de ce dernier.
L'employée a ainsi procédé à 17 virements via Bizum entre le 10 janvier et le 24 mars 2025 et a volé 7 000 euros au total. Elle a multiplié les transactions avec des montants compris entre 200 et 700 euros. La supercherie a toutefois pris fin et la mise a cause a été jugée par la première chambre du tribunal provincial de Gipuzkoa le 10 septembre 2026. Elle a été condamnée à 21 mois et un jour de prison avec sursis.
La peine prononcée s'aligne sur les réquisitions, qui demandaient initialement une peine de deux ans de prison avant d'être revue à la baisse après que l'employée s'est engagée à indemniser financièrement le préjudice causé à la victime. L'absence d'antécédents judiciaires ont également joué en sa faveur.
La mise en cause doit donc désormais rembourser les 7 000 euros volés en 14 mensualités de 500 euros devant être versées dès l'automne 2026. Pour s'assurer du bon paiement des mensualités, la justice espagnole a conditionné le sursis au respect de l'échéancier du paiement. Cela signifie qu'en l'absence de versement, l'employée de maison pourra être amenée à purger sa peine de prison ferme, derrière les barreaux.