L'automne pointe le bout de son nez. Le mercredi 23 septembre, l'été calendaire va s'achever. La fin septembre devrait maintenir un temps assez chaud et sec, offrant des après-midis agréables. L'automne va-t-il ramener plus de fraicheur ? La Chaine météo a mis à jour ses prévisions saisonnières jusqu'en décembre, soit couvrant l'ensemble de cette saison.
En octobre, le climat pourrait rester sur la lancée de septembre : doux et sec. Les températures seraient en moyenne de +1°C par rapport aux normales de saison. Des premières matinées fraiches restent possibles, mais c'est surtout le retour des précipitations qui pourraient se faire attendre. Les conditions anticycloniques devraient encore dominer, prolongeant la sécheresse. La possibilité d'épisodes très pluvieux reste ainsi faible, même si elle est légèrement plus élevée dans le bassin méditerranéen. La météo au sud pourrait davantage dépendre des gouttes froides.
Le véritable changement de régime devrait survenir en novembre. Cette bascule se manifestera par des perturbations, arrivant par l'ouest, plus régulières. Elles pourraient même être excédentaires par rapport aux normales de saison. Si la pluie fera son véritable retour, le froid ne sera pas encore généralisé. La neige se limitera ainsi à la très haute altitude. De même en décembre, avec +1°C par rapport aux normales. A ce stade, il n'y a pas de réels signaux froids. Cela ne veut pas dire qu'il n'y aura aucune "incursions froides" pendant le dernier mois de l'année. Le contexte "assez océanique" persisterait en décembre, selon La Chaine météo, même si cela reste à confirmer au vu du délai.
L'automne serait donc globalement doux et pluvieux, mais tardivement. Météo-France semble confirmer ce scénario dans ses tendances à trois mois. L'organisme donne 50% de probabilité que le trimestre septembre-novembre soit plus humide en France métropolitaine, particulièrement pour l'ouest, contre 30% pour des températures conformes aux normales de saison et 20% pour un temps plus sec. Pour les températures, la douceur est aussi le scénario privilégié à 60%.
L'un des éléments qui questionne aussi pour cette période, c'est l'évolution d'El Nino qui influence le contexte climatique mondial. Il va poursuivre sa hausse et devrait atteindre son maximum en fin d'année, soit une intensité très forte. Son impact en Europe reste toutefois indirect, comme le précise La Chaine Météo. El Niño risque davantage de toucher les territoires français situés dans le Pacifique, avec de possibles variations de la température de l'océan et des précipitations marquées.