L'automne débute ce mercredi 23 septembre. Et il s'annonce assez doux, particulièrement en octobre, avec des perturbations qui pourraient tarder à se mettre réellement en place. Des épisodes fortement pluvieux restent possibles du côté de la Méditerranée. Le changement de régime est attendu pour novembre, suite à des conditions plus océaniques et donc des perturbations plus régulières.

D'ici décembre toutefois, aucun signal de véritable froid ne semble se dégager. Pour le dernier mois de l'année, les températures seraient toujours au-dessus des normales de saison (+1°C), précise La Chaine météo dans ses prévisions saisonnières. "De courtes incursions froides" pourraient simplement survenir. L'humidité du mois précédent pourrait se poursuivre. 

Qu'en sera-t-il pour l'hiver qui débutera le 21 décembre ? Si l'échéance est encore lointaine pour avoir des certitudes, "aucun signal sérieux n'annonce pour l'instant un début d'hiver durablement froid", estime La Chaine météo. En décembre-janvier, le climat doux et humide devrait se perpétuer. Le vent pourrait également bien souffler. La situation évoluerait possiblement davantage en février. La Chaîne Météo envisage une tendance "plus fluctuante", avec "un refroidissement marqué des hautes latitudes".

"Les premières indications concernant l'hiver européen laissent présager des conditions douces, avec des températures hivernales supérieures à la moyenne sur la quasi-totalité des terres émergées, et une saison plus humide que la moyenne dans la plupart des régions, à l'exception des extrémités sud et nord du continent", résume le programme européen Copernicus.

prévisions météo de l'hiver
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Un tel scénario doux et humide ne serait pas forcément favorable à l'enneigement des stations de basse et moyenne altitude. Avec des températures plus élevées, la limite entre pluie et neige tend à remonter et le manteau neigeux résiste moins bien aux périodes de redoux. En haute montagne, en revanche, un hiver humide peut apporter d'importantes quantités de neige. 

Plusieurs éléments seront déterminants pour savoir si ce scénario doux résistera tout l'hiver. Le premier est El Niño. Le phénomène, déjà bien installé dans le Pacifique, devrait encore se renforcer : son pic est attendu vers la fin de l'année. Son influence est toutefois beaucoup moins directe en Europe que dans les régions bordant le Pacifique et ne permet pas, à elle seule, de prévoir le temps qu'il fera en France.

Il faudra également surveiller le vortex polaire, cette vaste circulation de vents très froids située à haute altitude autour du pôle Nord. Tant qu'il reste puissant, le froid tend à rester davantage cantonné aux hautes latitudes. Son affaiblissement, voire sa perturbation lors d'un réchauffement soudain de la stratosphère, peut en revanche favoriser des blocages atmosphériques et augmenter le risque de descentes d'air froid vers l'Europe. Un tel événement ne peut toutefois pas être anticipé avec plusieurs mois d'avance.