C'est une trouvaille biologique d'une rareté statistique absolue. Lors d'une sortie récréative le long du Limfjord, au Danemark, un vacancier a découvert pas moins de 39 perles naturelles dissimulées dans une seule huître sauvage. L'événement s'est déroulé le dimanche 11 octobre 2026 à Nykøbing Mors, sur l'île de Mors, au nord du Danemark, comme le rapporte le média KunMors. En vacances avec ses proches, Kim Rath Kofoed, biologiste marin et médiateur scientifique au Kattegatcentret de Grenaa, avait réservé une excursion guidée de ramassage d'huîtres, en face du Dansk Skaldyrcenter, le centre de recherche conchylicole rattaché à l'université technique du Danemark.
Équipés de cuissardes pour explorer les bancs peu profonds du Limfjord, réputés pour abriter à la fois l'huître plate européenne indigène et l'huître creuse du Pacifique, la famille a récolté plusieurs spécimens sauvages avant de les ouvrir pour les déguster. C'est en croquant dans l'un de ces mollusques que le père du biologiste a heurté une masse inhabituelle sous la dent, avant d'extraire de sa bouche une poignée de petites billes nacrées.
Au total, l'homme avait dans la bouche 39 perles, toutes issues de ce même coquillage. Trouver une perle dans une huître comestible relève déjà d'une probabilité estimée à environ une chance sur 10 000. Alors 39 ! Scientifiquement, le phénomène s'explique par le système de défense du mollusque bivalve.
Contrairement aux huîtres perlières des mers chaudes du genre Pinctada exploitées pour la bijouterie, les huîtres de consommation courante sécrètent rarement des perles sphériques et brillantes. Lorsqu'un corps étranger, comme un parasite marin ou un débris sédimentaire, pénètre sous le manteau sans pouvoir être expulsé, l'animal neutralise l'intrus en l'enveloppant de couches successives de carbonate de calcium et de conchyoline.
Dans ce cas, une infestation parasitaire multiple a vraisemblablement provoqué la formation simultanée de dizaines de micro-kystes nacrés. Ces concrétions, appelées "perles de sable" ou "perles graines", demeurent dépourvues de valeur marchande. Leur forme irrégulière, leur petite taille et l'absence de lustre comparable aux perles de culture en font de simples curiosités minérales.