Alors que le verdict de l'édition 2026 du Village préféré des Français sera dévoilé ce mercredi 8 juillet sur France 3, Stéphane Bern s'est confié sur les coulisses de l'émission. Loin d'être un simple concours, le programme déchaîne chaque année les passions et certaines régions se transforment en véritables machines de guerre pour faire gagner leur candidat.

Quand on lui demande quelle région affiche la ferveur la plus redoutable en 14 ans d'émission, sa réponse fuse : "Oh, l'Alsace ! Écoutez, en 1, c'est l'Alsace, en 2, c'est la Bretagne. Ce sont des régions qui ont une forte identité culturelle et historique et qui se battent pour que leur village gagne. Alors, ça marche ou ça marche pas, on va le savoir cette année." Dans ces régions, élus, habitants et commerçants se transforment en de vrais directeurs de campagne. "Je vois que la bataille fait rage sur les réseaux sociaux. Il y a une sorte de communauté maintenant qui se crée."

Décrocher le titre change le destin d'une commune. L'animateur avance un chiffre clair : la victoire offre en moyenne 30 % de fréquentation touristique supplémentaire. Une "manne touristique" qui dépasse largement nos frontières, comme le confie Stéphane Bern : "J'étais à Saint-Antoine-l'Abbaye pour la finale et la maire me disait qu'ils ont eu des articles dans la presse américaine, anglaise, belge, suisse. Ils ont eu des Japonais qui sont venus. Ça a un impact, vraiment." L'effet se ressent même sur l'immobilier. Stéphane Bern nous dévoile une anecdote surprenante : "Je sais que c’est arrivé en Bretagne, dans un village où les gens ont fait des plus-values immobilières".

Rochefort-en-Terre dans le Morbihan en Bretagne, élu Village préféré des Francais en 2016. © GILE Michel/SIPA (publiée le 06/07/2026)

Mais cette soudaine notoriété ne fait pas que des heureux : routes saturées, manque de parkings, incivilités... Un cadeau empoisonné pour ceux qui cherchent la paix ? L'animateur ne cache pas que les tournages, comme à Veules-les-Roses ou Le Thoureil, ont parfois fait grincer des dents : "Oui, ça peut l'être (...) Il y a des gens qui ont protesté parce qu'on allait violer leur tranquillité. Mais en réalité, les villages vivent aussi parce qu'il y a du tourisme, il y a du commerce, il y a une vie. Sinon ça meurt !" Désormais, les élus se passent les tuyaux pour "préparer le terrain" : la tendance est aux parkings extérieurs et à la piétonnisation.

À l'inverse de cette course aux votes, Stéphane Bern nous révèle qu'une région française joue une stratégie radicalement différente : la Corse. Si les villages de l'Île de Beauté ont tout pour plaire, les habitants préfèrent tout simplement rester cachés. Une mentalité unique qui amuse beaucoup l'animateur : "Des Corses m’ont dit : 'Oui, c’est très beau chez nous, mais on ne veut pas que ça se sache.' Moi je les adore les Corses. Au moins, ils sont très fiers de leur village."

Entre la ferveur des Alsaciens et la réserve des Corses, le choc des cultures est total. Réponse mercredi soir pour savoir qui succèdera au village de Saint-Antoine-l'Abbaye !