Cela approche à grands pas, et beaucoup l'ignorent encore : l'éclipse solaire attendue le 12 août 2026 ne viendra pas seule. Ce mercredi-là, patienter jusqu'au bout de la nuit vaudra vraiment le détour. En quelques heures seulement, deux événements astronomiques exceptionnels se succéderont, une combinaison si rare que les passionnés parlent déjà d'un des plus grand rendez-vous célestes de la décennie.
Tout commencera en fin d'après-midi. La Lune viendra grignoter le disque solaire pour offrir la plus impressionnante éclipse observée depuis la France depuis un quart de siècle. Le phénomène débutera aux alentours de 19h30 et culminera entre 20h15 et 20h35, selon l'endroit où vous vous trouverez. L'obscuration dépassera partout les 90 % : les Parisiens verront le Soleil masqué à 92 %, mais les chanceux se situeront dans le Sud-Ouest, où Biarritz atteindra un saisissant 99,5 %.
La prudence reste de mise. Fixer le Soleil sans protection expose à des lésions oculaires irréversibles. Seules les lunettes homologuées à la norme ISO 12312-2 offrent une sécurité réelle : les lunettes de soleil ordinaires, les verres fumés ou les jumelles sans filtre sont formellement à proscrire.
L'éclipse à peine achevée, la nuit prendra le relais avec les Perséides, les étoiles filantes les plus célèbres de l'année. Cette pluie de météorites s'étale du 17 juillet au 24 août, mais c'est bien la nuit du 12 au 13 août qu'il faut réserver en priorité ! La Terre traverse alors la zone la plus dense du nuage de poussières laissé par la comète 109P/Swift-Tuttle. À chaque été, notre planète percute ces grains, gros comme des grains de sable, à plus de 210 000 km/h. En se désintégrant dans la haute atmosphère, ils dessinent ces traînées lumineuses qui semblent jaillir de la constellation de Persée, d'où l'essaim tire son nom.
Le meilleur créneau se situe entre minuit et l'aube, lorsque Persée grimpe au plus haut dans le ciel. Le maximum promet jusqu'à 100 météores par heure, soit une moyenne d'une étoile filante par minute. Et cette édition 2026 sera exceptionnelle : la nouvelle lune garantit un ciel d'un noir parfait, sans le moindre halo pour ternir même les étoiles filantes les moins visibles.
Bonne nouvelle enfin, aucun matériel n'est requis. Ni télescope ni instrument d'astronome : un simple plaid posé dans l'herbe, un horizon dégagé loin des lumières de la ville et un peu de patience suffisent. Éloignez-vous des lampadaires, rangez votre téléphone et accordez une vingtaine de minutes à vos yeux pour s'habituer à la pénombre. Reste un dernier facteur, imprévisible : la météo, qu'il faudra espérer clémente.