Du nouveau sur le chikungunya

 

Plusieurs chercheurs du CEA, de l'INRA, de l'université Paris-Sud et de l'Ecole nationale vétérinaire de Nantes-Oniris ont mis au jour la présence du virus du chikungunya dans les macrophages de l'homme expliquant la persistance des symptômes pendant plusieurs mois. Les résultats de cette étude sont publiés en ligne dans la revue Journal of Clinical Investigation.
Les scientifiques ont compris certains mécanismes de la pathologie du chikungunya en inoculant le virus sur des macaques cynomolgus, modèles très proche de l'homme car ils présentent un système immunitaire très proche  Ils ont constaté la forte durée de vie de la souche virale dans les macrophages et les cellules dendritiques, les cellules immunitaires en première ligne pour combattre les infections. Ces cellules ayant la capacité d'infiltrer aussi bien les tissus articulaires, musculaires, articulaires qu'hépatiques expliquent les symptômes observés chez les malades.
Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives en matière de traitement de la maladie. A l'heure actuelle, il n'existe aucun vaccin, ni traitement curatif. Entre 2005 et 2006, plus de 300 000 Réunionnais ont été atteints par cette maladie ; 250 personnes en sont mortes. Le virus est en pleine émergence en Inde et dans l'Océan Indien d'où la nécessité de trouver rapidement un moyen de lutter efficacement contre cette souche virale.

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