Chaque année, le passage à l'heure d'hiver suscite les mêmes interrogations et nécessite un ajustement des routines quotidiennes. En France et en Europe, la règle fixée par la directive communautaire reste la même : le changement d'heure s'effectue systématiquement le dernier dimanche d'octobre. Toutefois, en raison de la disposition des jours dans le calendrier de l'année 2026, ce dernier dimanche tombe très tôt.

Il s'agit tout simplement de la date la plus précoce possible pour cette transition. L'an passé, le basculement s'était produit le 26 octobre, et il peut survenir jusqu'au 31 octobre selon les années. Cette année, le changement d'heure intervient le 25 octobre. Concrètement, le réglage s'effectuera dans la nuit du samedi au dimanche. À 3 heures du matin, les aiguilles devront être reculées d'une heure pour indiquer 2 heures.

Ce changement d'heure offre une heure de sommeil supplémentaire durant la nuit, mais il entraîne en contrepartie une réduction de la luminosité naturelle en fin de journée. Le soleil se couchera plus tôt dès le dimanche 25 octobre après-midi. La grande majorité des appareils électroniques connectés, tels que les smartphones, les ordinateurs, les téléviseurs et les montres intelligentes, effectueront cette mise à jour automatiquement. Seuls les réveils analogiques, les horloges murales et les équipements électroménagers non reliés au réseau nécessiteront une intervention manuelle.

Rappelons que la fin du changement d'heure saisonnier, pourtant votée sur le principe par le Parlement européen en 2019, demeure gelée. Le projet prévoyait d'abandonner les basculements deux fois par an pour laisser chaque État membre choisir entre l'heure d'été ou l'heure d'hiver permanente.

La crise sanitaire, les tensions énergétiques et l'absence d'accord d'harmonisation entre les pays membres de l'Union européenne ont suspendu les discussions au sein du Conseil européen. En l'absence de décision définitive, le décret harmonisé continue de s'appliquer rigoureusement sur tout le territoire européen.

Même si le passage à l'heure d'hiver est souvent mieux toléré par l'organisme que celui du printemps en raison de l'heure de sommeil gagnée, le décalage peut temporairement perturber l'horloge biologique. La perte précoce de lumière naturelle en fin d'après-midi a un impact direct sur le rythme circadien et la sécrétion de mélatonine. Les professionnels de santé conseillent donc d'anticiper légèrement ce changement d'heure en décalant progressivement les heures de coucher et de repas de quelques minutes les jours précédents, et de s'exposer le plus possible à la lumière naturelle en matinée pour faciliter l'adaptation.