Les vacances ont commencé par un retour imprévu à l'aéroport pour les passagers d'un vol easyJet à destination des îles Canaries. Mercredi 7 octobre, un Airbus A320neo a été contraint d'interrompre son trajet après qu'un membre de l'équipage à été victime d'un problème de santé. Et pas n'importe lequel : c'est le copilote de l'appareil qui s'est retrouvé dans l'incapacité d'assurer ses fonctions. L'incident s'est produit environ vingt minutes après le décollage de l'aéroport John-Lennon de Liverpool, rapporte le quotidien Corriere della Sera.
L'appareil qui assurait le vol vers Fuerteventura, avait quitté Liverpool vers 7h30, heure locale, selon les premiers récits de l'incident. Alors que l'avion survolait encore les environs des îles britanniques, le premier officier a soudainement été pris d'un malaise. D'après le site spécialisé Airlive, le commandant a décidé d'interrompre le voyage et a immédiatement prévenu les contrôleurs aériens. Ces derniers ont accordé la priorité à l'appareil pour lui permettre de revenir rapidement à son aéroport de départ.
Le demi-tour s'est déroulé sans incident supplémentaire signalé. Selon AeroInside, l'Airbus s'est posé sur la piste 27 de Liverpool environ 45 minutes après son départ. Les données du suivi aérien situent précisément son atterrissage à 8h07. Les secours médicaux, prévenus avant son arrivée, attendaient l'avion au sol pour prendre en charge le copilote. Selon Sky TG24, des soignants sont montés à bord pour évaluer son état de santé et lui apporter les premiers soins.
L'incident rappelle le rôle essentiel des deux pilotes présents dans le cockpit. Sur ce type d'appareil, le commandant et le copilote disposent tous deux des qualifications nécessaires pour piloter. Si l'un d'eux devient incapable d'assurer ses fonctions, l'autre doit pouvoir reprendre les commandes et organiser un atterrissage. Les règles européennes de sécurité aérienne prévoient notamment qu'un vol ne doit pas se poursuivre au-delà d'un aérodrome adapté lorsque les capacités d'un membre de l'équipage de conduite sont sérieusement diminuées.
L'incident a aussi perturbé le programme des voyageurs. L'appareil est resté au sol environ deux heures et demie avant de repartir à 10h44 et a finalement atterri à Fuerteventura à 14h42, heure locale.
Reste une inconnue importante : la nature du malaise du copilote. Aucune précision médicale sur les causes de son incapacité ou sur son état de santé après sa prise en charge n'a été rendue publique. Aucun problème technique de l'avion n'a été signalé comme étant à l'origine du problème subit par le copilote.