Les températures chutent, le temps se gâte et Halloween approche. L'ambiance est parfaite pour se caler dans son canapé et découvrir de bons films, des films d'horreur ou des thrillers de préférence. L'un des meilleurs du genre (et qui a terrifié des générations de spectateurs) est sorti il y a 35 ans. Il est le troisième film de l'histoire a avoir réalisé le "Big Five", c'est-à-dire qu'il a remporté les cinq Oscars majeurs (Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur acteur, Meilleure actrice et Meilleur scénario adapté), en plus d'une soixantaine autres récompenses. 

Le silence des Agneaux est indubitablement le meilleur film de l'année 1991 (c'est en tout cas ce qu'a déterminé, entre autres, l'Académie des Oscars). Réalisé par Jonathan Demme, ce thriller déconseillé aux moins de 16 ans adapte le roman du même nom de Thomas Harris. L'intrigue suit Clarice Starling (Jodie Foster), brillante stagiaire du FBI à Quantico, qui est repérée pour débusquer un tueur en série surnommé Buffalo Bill (Ted Levine) par la presse.

Elle doit pour ce faire collaborer avec Hannibal Lecter (Anthony Hopkins), ancien psychiatre psychopathe et meurtrier très dangereux enfermé dans un hôpital psychiatrique de très haute sécurité. Son objectif : lui soutirer des informations sur Buffalo Bill pour pouvoir l'arrêter...

A sa sortie, Le silence des Agneaux est acclamé par la critique. Il décroche la note presse de 4,8/5, la note spectateurs de 4,4/5 sur Allociné, et 95% d'avis positifs sur Rotten Tomatoes. C'est "un grand film" pour Le Monde, "l'un des plus brillants thrillers jamais réalisé" pour Positif, tandis que Télérama salue une "réussite exemplaire". Il s'agit même de "l'un des films d'épouvante psychologique les plus complexes et déconcertants" selon Allmovie.

C'est dans ce long-métrage que l'on trouve d'ailleurs l'une des répliques cultes du septième art, prononcée par Anthony Hopkins (oscarisé pour sa performance, alors qu'il n'apparaît que 16 minutes à l'écran) : "J'ai dégusté son foie avec des fèves au beurre, et un excellent chianti". Peu ragoûtant, mais diablement efficace pour filer des frissons dans le dos.

Si certains éléments du Silence des Agneaux ont mal vieilli (notamment autour du personnage de Buffalo Bill, dont la pathologie criminelle est assimilée, de manière très dérangeante, à une confusion sur son identité de genre, ce qui est considéré comme transphobe), il reste un classique du septième art à découvrir si l'on souhaite se filer une bonne frayeur un soir d'automne. Le long-métrage est à voir sur MyCanal à condition d'avoir accès à Ciné+OCS avec votre abonnement, ou à l'achat et à la location sur les plateformes de VOD.