Le futur des batteries de nos smartphones résiderait-il dans... l'eau ? C'est l'étrange expérimentation menée par des chercheurs en Chine au début de l'année 2026. En partant d'observations sur différents types de batteries déjà existantes (Zinc, aluminium...), l'équipe de scientifique menée par le chercheur Hui Chen s'est penchée sur les bienfaits de batteries à base d'eau. Et il y en aurait énormément.

Si l'information semble un peu trop belle pour être vraie, il convient de mesurer les avancées de cette étude. Les chercheurs chinois en question ont conçu un véritable électrolyte à base d'eau dans un laboratoire. Cet électrolyte a délivré des résultats assez étonnants en supportant plus de 120 000 cycles de charge et décharge. A titre de comparaison, la majorité des smartphones haut de gamme modernes supportent aujourd'hui entre 800 et 1000 cycles.

Les batteries à eau présentent également l'avantage d'être non inflammables, ce qui permet d'éviter un quelconque risque thermique ou une surchauffe pouvant provoquer une dégradation ou explosion des composants. Pour réaliser ces batteries, l'équipe de chercheurs a utilisé un mélange d'eau, de sels de magnésium et de calcium.

Le plus gros avantage de ces nouvelles batterie tiendrait bien évidemment dans leur robustesse dans le temps. 120 000 cycles de charge et décharge correspondent à une durée de vie d'environ 329 ans d'utilisation ! En plus des promesses pour la téléphonie mobile, une telle durée pourrait s'avérer cruciale pour le stockage d'énergie à grande échelle, notamment issue de sources renouvelables comme un parc domestique de panneaux solaires voire pour des applications plus industrielles.

Vous l'aurez peut-être déjà compris, mais ces batteries à eau sont encore loin d'être prêtes à arriver dans nos smartphones ou objets du quotidien. Cette nouvelle invention présente, certes, son lot d'avantages, mais également plusieurs inconvénients observés en laboratoire. Les tests effectués n'étaient notamment pas exempts de réactions chimiques indésirables et susceptibles d'endommager les matériaux des électrodes présents dans les batteries.

L'étude complète est disponible sur le site web de Nature Communications. Selon la conclusion de l'étude, cette nouvelle invention constitue "une avancée considérable (...) afin d'offrir une solution de stockage d'énergie plus sûre, performante, durable et respectueuse de l'environnement". Affaire à suivre.