Chaque été, des milliers de Français se baignent dans des eaux contenant des bactéries fécales. Une étude a justement dressé la liste noire des plages françaises en 2026. Pour plusieurs stations balnéaires très populaires, le verdict est sans appel.

L'association Eau & Rivières de Bretagne signe ce rapport choc baptisé La Belle Plage. Basé sur les relevés des Agences Régionales de Santé (ARS), il évalue le risque sanitaire réel sans exclure aucun pic de pollution. Une plage est classée "à éviter" dès que le taux de prélèvements conformes glisse sous les 70 %. Sur ces plages dites "à éviter", sur 10 prélèvements d'eau réalisés à différents moments de l'année, 3 contenaient des bactéries issues de matières fécales d'origine animale ou humaine.

Alors, où la situation est-elle la plus alarmante ? Nous avons reproduit la carte de ce "tour de France" des plages à risques. Découvrez les zones rouges et zoomez sur votre région ci-dessous :

C'est en Normandie que les voyants virent franchement au rouge. Sur les 13 plages de la région classées "à éviter", 11 se situent dans le département du Calvados. Le littoral subit de plein fouet les contaminations : à Lion-sur-Mer, la plage de la rue Bellin affiche une note médiocre de 62,5 sur 100, et la plage de Bernières-sur-Mer s'effondre à 59,15 sur 100. Des spots touristiques comme La Brèche à Tracy-sur-Mer et Veules-Plage font également partie de cette liste noire.

En Bretagne Nord, les voyants virent aussi au rouge comme à Plounéour-Brignogan-plages (note de 57,89) ou à Ploulec'h dans les Côtes-d'Armor (60,42). Sur le littoral méditerranéen, la forte pression urbaine et touristique fragilise aussi la qualité de l'eau : les plages de Menton, aux portes de Monaco, ou d'Antibes se retrouvent classées "à éviter".

Même constat alarmant sur la Côte d'Opale, où Camiers (56,90) et Boulogne-sur-Mer (37,50) affichent de très mauvaises notes, ou encore dans le sud-ouest où la plage de Mimizan tombe à 42,86 sur 100.

Les coupables sont connus : stations d'épuration saturées par le tourisme, fosses septiques défaillantes et ruissellements agricoles liés aux élevages intensifs. Les orages aggravent la situation en lessivant les sols, provoquant des déversements directs en mer. Après une forte pluie, il faudrait impérativement attendre 24 à 48 heures avant de se baigner (une consigne presque toujours ignorée).