Et si c'était l'alternative pour voyager moins cher ? On le sait, l'hébergement représente une grande partie du budget vacances. Face à la hausse des prix des hébergements touristiques, il est parfois tentant de chercher des solutions moins coûteuses. L'une d'entre elles a gagné du terrain ces dernières années : l'échange de maisons. Jusqu'à quel point ?

A l'approche de la rentrée scolaire, c'est l'heure du bilan. HomeExchange assure avoir vécu un bel été 2026. Le leader du secteur revendique 97 000 échanges enregistrés en France, en hausse de 32% par rapport à l'an dernier, pour un total de 2 millions de nuitées. Qu'est ce qui a convaincu les clients ? Le budget visiblement puisque 44% des membres inscrits avouent s'inscrire d'abord pour faire des économies, tandis que 39% le font pour voyager de façon "plus authentique". 

HomeExchange nous donne les destinations préférées de ses clients. Si la France reste la destination n°1 (avec les régions PACA, Occitanie et Nouvelle-Aquitaine en tête), les séjours en Espagne, au Canada ou au Royaume-Uni progressent également chez les Français. La barrière de la langue ne semble donc pas totalement un frein.

Si au départ, cette formule attirait surtout les familles à la recherche de logements bien équipés, avec une vraie cuisine, des jouets ou encore un espace extérieur pour les enfants, le public semble s'élargir. Charles-Edouard Girard, cofondateur de HomeExchange, nous confie avoir observer une forte hausse des inscriptions dans les grandes villes comme Paris, Marseille, Bordeaux, Nice ou Toulouse.

Cette progression semble montrer que l'échange de maisons "séduit aussi des couples, des voyageurs seuls et des personnes qui souhaitent découvrir une destination autrement", juge-t-il. Autre enseignement : "74 % des logements disponibles sur HomeExchange sont des résidences principales", et non des résidences secondaires ou des appartements acquis uniquement pour de la location de courte durée.

Il n'en reste pas moins quelques limites et freins aux yeux de nombreux Français, notamment celle de confier les clés de son domicile à de parfaits inconnus. Le site assure vérifier strictement l'identité et l'adresse des membres, afficher les avis des précédents séjours et propose des garanties financières en cas de dommage ou d'annulation. Un montant est même prévu. "Lors de leur inscription, les voyageurs autorisent également HomeExchange à prélever jusqu'à 500 € sur leur compte en cas de dommages", précise le cofondateur.

Quant à l'impact sur le budget vacances, HomeExchange note que l'adhésion annuelle fixe de 175 euros suffit à s'affranchir du coût du logement pour la période donnée. "Selon une étude que nous avons menée en France, l'échange de maisons permet d'économiser plus d'un tiers du budget vacances", explique Charles-Edouard Girard.

Autre idée reçue : l'obligation de croiser ses dates de départ avec son hôte. Grâce à des points virtuels (les GuestPoints), il est possible de prêter son logement à une date, puis de séjourner chez un autre membre bien plus tard. Pour éviter la foule et les fortes chaleurs du Sud, les vacanciers se tournent vers le Nord. Les échanges vers la Norvège, la Suède ou les Pays-Bas ont grimpé de 14 % cet été. "On voit émerger un intérêt pour des destinations plus au nord, associées à davantage de nature, de fraîcheur et d'activités en plein air", souligne Charles-Edouard Girard. Un vrai effet canicule à vérifier ces prochaines années...