Alors que les championnats d'Europe de natation débutent cette semaine à Paris pour les épreuves de course, Michael Phelps a accordé une interview au début du mois de juillet dans le cadre de la série *Richer Lives* sur SoFi. La légende américaine a notamment révélé l'accord financier passé avec sa mère au début de sa carrière.
Dès qu'il passait professionnel, celle-ci lui autorisait une dépense de 20 000 à 25 000 dollars à chaque fois qu'il battait un record du monde. Un système pensé pour récompenser la performance plutôt que de lui laisser libre accès à son argent. Le nageur de 41 ans a admis en plaisantant que lui et sa mère n'avaient pas mesuré les conséquences de ce pacte. "On a fait ce deal sans réaliser que j'allais en battre beaucoup", a-t-il confié, lui qui a finalement établi 39 records du monde au cours de sa carrière.
Ses premières dépenses furent toutefois assez modestes avec des jeux vidéo et consoles avant qu'il n'acquière, à 16 ans, sa première grande acquisition : une Cadillac Escalade. Qualifié pour ses premiers Jeux olympiques à 15 ans et passé professionnel un an plus tard, Phelps a rapidement vu des centaines de milliers de dollars affluer sur son compte. "Je savais que je ne pouvais pas aller tout dépenser. Ce n'est tout simplement pas intelligent, et ce n'est pas réfléchi", a-t-il déclaré. Il travaille d'ailleurs avec le même conseiller financier depuis ses 15 ans, qui lui a inculqué une philosophie de vie durable, résumée par la formule "B+ living".
Après ses huit médailles d'or aux Jeux de Pékin en 2008, Phelps a reçu un bonus d'un million de dollars de l'équipementier Speedo. Plutôt que d'en faire un usage personnel, il a choisi de reverser l'intégralité de cette somme à la Michael Phelps Foundation, dédiée à des programmes de sécurité aquatique. Un geste qui illustre sa conception de l'argent comme outil au service d'un projet plus large.
Dans son interview, l'Américain explique avoir pis le choix de replacer la dimension financière à sa juste place dans son parcours. "L'argent n'était pas mon moteur principal. J'aimais ce que je faisais, et l'argent en faisait simplement partie", a-t-il affirmé. C'est précisément cet état d'esprit, combiné à la méthode d'incitation de sa mère, qui l'a poussé à envisager son avenir au-delà de la natation, notamment à travers l'investissement et des participations en capital.