La carrière d'un sportif de haut niveau est fait de haut et de bas. Pour certains, la lumière arrive très rapidement et il faut gérer la pression médiatique dès le plus jeune âge. C'est le cas d'un certain Teddy Riner, plus gros palmarès du judo mondial et bien entendu français.

Le géant a remporté son premier titre de champion du monde en 2007 dès l'âge de 18 ans, il sera aussi sur le podium des JO de Rio avec une médaille de bronze pour sa première participation. Une précocité folle à l'image d'un Lamine Yamal, champion du monde et champion d'Europe à seulement 19 ans. 

Mais Teddy Riner a toujours gardé les pieds sur terre comme il avait expliqué au Monde en 2013. "Je ne me prends pas du tout pour une star, et si cela devait se produire, mon entourage proche me ramènerait vite sur Terre ! C'est vrai que l'on peut se permettre un peu plus, car on a un peu plus d'argent, on vit mieux, on fait des cadeaux à ceux que l'on aime... Mais une carrière sportive est courte par rapport à une vie et il faut savoir gérer son capital, son énergie et sa santé.  Heureusement, je suis bien conseillé et j'ai reçu une éducation qui m'empêche de péter les plombs !"

Désormais, Teddy Riner est une légende. Quintuple champion olympique, champion d'Europe, 11 titres de champion du monde... Il a tout gagné et doit désormais penser à l'après. A l'occasion d'un événement avec Pokémon il y a quelques semaines, nous avons pu le rencontrer et évoquer cette après carrière et cette "petite mort".

"Bien sûr que c'est difficile de quitter ce qu'on a toujours connu. Moi, j'ai connu le haut niveau à l'âge de 14 ans. J'aime ce que je fais, j'aime ce que j'ai vécu jusqu'à maintenant et j'ai de la chance parce que j'ai eu des parents qui m'ont toujours fait réfléchir et penser qu'à un certain moment, ça peut s'arrêter, qu'à un certain moment, il y a un après judo et qu'il faut penser à son après carrière. J'ai construit mon avenir pendant toutes ces années. Donc, la crainte de se dire que je vais être inutile, non. Par contre, la crainte de l'inconnu du jour où ça s'arrête ou tu t'arrêtes plutôt, elle est compliquée parce que quand tu as connu un quotidien, une gymnastique tous les jours, c'est compliqué de se dire, c'est fini." 

Il reste tout de même un dernier objectif pour Teddy Riner, les JO de Los Angeles en 2028 et la préparation commence dès la fin du mois d'août avec le Grand Slam de judo à Lausanne. Mais tout cela, sans aucune pression. "J'ai vraiment envie de relâcher cette pression qui est quand même intense et vivre ces deux dernières années de la plus belle des manières."