Sans aucun doute, ces deux activités, marche et vélo, comptent parmi les plus populaires en matière d'exercice aérobique. Toutes deux peuvent être adaptées aux débutants comme aux personnes souffrant de blessures ou d'autres problèmes de santé, et exercent moins de contrainte sur les articulations que d'autres activités comme la course à pied ou la corde à sauter. Pour ceux qui ont du mal à sortir, elles peuvent aussi se pratiquer en extérieur, ce qui les rend accessibles quelle que soit la météo.

Pour comparer marche et vélo, plusieurs paramètres peuvent être pris en compte. A commencer par la quantité de calories brûlées. Et celle-ci dépend avant tout de l'intensité de l'effort. Il est généralement admis qu'une personne pesant environ 68 kg brûle approximativement 120 calories en 30 minutes de marche modérée à 4,5 km/h, contre environ 150 calories pour une marche plus rapide à 6,4 km/h.

À titre de comparaison, une pratique modérée du vélo entre 19 et 22 km/h brûle environ 210 calories en une demi-heure, tandis qu'une pratique intensive ou en côte peut dépasser les 300 calories sur la même durée. Par conséquent, si l'objectif est de brûler des calories avec peu de temps disponible, le vélo est probablement le meilleur choix.

Marche et vélo mobilisent en grande partie les mêmes groupes musculaires pour produire la force nécessaire au mouvement. Les muscles fessiers de la hanche et l'arrière de la cuisse participent à la production de force dans les deux activités. Ces muscles s'activent davantage lorsque la vitesse augmente à vélo, en particulier lorsqu'on se lève de la selle pour pédaler debout, "en danseuse". De la même façon, les fessiers sont plus sollicités en marchant en côte ou dans les escaliers.

Pour la perte des graisses, une étude publiée en 2016 par un groupe de chercheurs américains a montré que la marche stimule davantage la combustion que le vélo, lorsque les participants pratiquaient les deux activités à la même intensité. Une autre étude dévoilée deux ans plus tard par des scientifiques australiens cette fois a révélé que les exercices portant le poids du corps, comme la marche et la course, étaient associés à un niveau plus faible d'élimination d'un type de graisse spécifique qui s'accumule dans la moelle osseuse, comparé au vélo.

Cet avantage de la marche s'explique probablement par le fait qu'elle est considérée comme une activité où l'on porte son propre poids, contrairement au vélo. Des recherches menées au Japon il y a une dizaine d'année et portant sur la force musculaire et la croissance de la masse musculaire, ont pu montrer en revanche que le vélo est associé à une augmentation de la force et à une hypertrophie musculaire (augmentation de la taille des muscles).

Concernant les articulations enfin, aucune des deux discipline ne se détache réellement, si ce n'est pour le dos. Une étude américaine de 2016 a rapporté une incidence élevée de douleurs lombaires chez les cyclistes. Et pour cause : la pratique du vélo sur route implique de rester en position de flexion du tronc pendant de longues minutes, sollicitant fortement le bas du dos. À l'inverse, une étude plus récente menée en Italie auprès de personnes souffrant de douleurs lombaires chroniques a montré que la marche permettait de réduire cette douleur, le handicap fonctionnel et l'évitement de certaines activités du quotidien.