Une série Netflix, "Tyson", revient sur la vie de la légende de la boxe, Mike Tyson. Pauvreté, délinquance, drames, addictions et prison, le parcours de l'ancien champion du monde est assez chaotique. Dans ce documentaire, l'ancien champion revient également sur un homme qui a changé sa vie : Cus d'Amato.

Mike Tyson a connu la gloire rapidement en devenant champion du monde de boxe à 20 ans, 4 mois et 22 jours, devenant l'un des boxeurs les plus redoutés de l'histoire. Avec une trentaine de chefs d'accusation de vol alors qu'il n'avait pas encore 13 ans, la mort de sa fille de 4 ans et sa dépendance à la cocaïne, sa vie sera une succession de triomphes et d'échecs. Désormais âgé de 60 ans, le boxeur regarde son passé avec du recul. "Tout ce qui était négatif, pour ainsi dire, s'est finalement transformé en quelque chose de positif pour moi", explique-t-il à People.

La série, diffusée en quatre parties depuis le 13 octobre 2026 partout dans le monde, le replonge dans des souvenirs pas si évidents. "Je ne comprends pas pourquoi ils s'intéressent encore à moi. Ils ont déjà fait tellement de documentaires sur moi ! Je crois comprendre, c'est gentil. Mais il y a tellement de choses qu'il est vraiment difficile de revivre", confie encore l'ancien boxeur.

Durant une partie de cette série, Mike Tyson évoque en particulier le tournant qu'il a vécu dans un centre de détention pour mineurs, où il a commencé à pratiquer la boxe. Cus D'Amato, entraîneur qui deviendra la figure la plus importante de sa vie, le remarque alors directement sur place. Du côté de Catskill, dans l'État de New York, avec d'autres jeunes boxeurs qu'il suit, il deviendra le tuteur légal de Mike Tyson.

"Il m'a donné confiance en moi. Il m'a forgé un caractère. Il m'a fait croire en moi et en ce que je pouvais accomplir", se souvient-il. "Donner confiance à un enfant est très important. Cela lui permet de comprendre qu'il a de la valeur, qu'il est bien comme il est. Je pense que tout le monde peut comprendre à quel point c'est important."

Sur le ring, le jeune volcan apprendra à canaliser, grâce à D'Amato, cette agressivité qui lui avait surtout valu des ennuis jusque-là. Le rêve de devenir champion remplacera ce qui semblait être un destin tout tracé. "Avec Cus, tout était toujours positif. Il me disait quand je progressais", raconte-t-il. "Il voulait aussi que je sois moi-même. Si j'essayais d'être quelqu'un d'autre, il me traitait d'imposteur. Il m'a donné envie d'être champion. Une fois cet objectif atteint, c'était mon seul but. Je ne voulais plus d'une vie de criminel. Je me suis concentré."