Faire du sport, cela peut vite devenir une contrainte. Et quand la notion de plaisir disparait, cela rend les choses beaucoup plus difficiles et on rentre très souvent dans un cercle vicieux qu'on aura du mal à mettre de côté sans un effort considérable. La coach sportive, Alexia Cornu, a tenté de vous donner des indications pour améliorer votre état de stress et sommeil avec quelques exercices et pratiques.

Mais selon elle, "il n'y a pas forcément besoin d'un exercice particulier" pour réduire tout cela. "L'activité physique régulière dans son ensemble est intéressante, et il faut surtout trouver celle que l'on aura plaisir à répéter : marcher, faire du renforcement musculaire, de la mobilité, du yoga, etc."

Pour une personne qui est vraiment très stressée, Alexia Cornu explique qu'elle aime "intégrer des mouvements lents associés à la respiration". Dans le détail, "mobilité du dos, ouverture de la cage thoracique, étirements doux, respiration lente." Il faut également faire attention que la séance ne soit pas une compétition et ne pas commettre cette erreur selon cette dernière. "Le soir, l'objectif n'est pas de transformer cela en performance supplémentaire, mais au contraire de créer une transition entre la journée et la nuit."

Pour la coach, "il ne faut pas oublier que sommeil et sport fonctionnent dans les deux sens : bouger régulièrement soutient le sommeil, mais bien dormir permet aussi de mieux récupérer, d'avoir davantage d'énergie et de motivation pour bouger."

Pour appuyer les propos, une méta-analyse du BMJ (2024) portant sur la dépression pointe les effets du sport. Elle a regroupé 218 études et 14 170 participants et a trouvé des réductions modérées de la dépression avec la marche ou le jogging, le yoga, la musculation, les exercices aérobies mixtes et le tai-chi ou qigong. Les effets étaient proportionnels à l'intensité, et la musculation et le yoga semblaient les plus acceptables pour les participants. 

Une thèse de médecine de l'Université de Lille (2018) conclut également que le stress et les troubles anxieux sont associés à une augmentation de l'inactivité physique. Quand on est stressé, on a moins envie de bouger, ce qui entretient le cercle vicieux selon l'étude.