C'est un gros changement pour les voyageurs. Alors que Ryanair bat des records en 2026 avec 3 272 vols par jour (+4% par rapport à 2025) et représente 18% des sièges en Europe, le géant irlandais a déjà arrêté de desservir plusieurs aéroports. En tout, 13 destinations sont définitivement supprimées, et d'autres arrivent d'ici début 2027.

D'après l'analyse des programmes de vols réalisée par le site spécialisé Simple Flying, la compagnie aérienne tire un trait sur 12 aéroports au cours de l'année 2026. Cela concerne uniquement les aéroports où Ryanair ne fera plus aucun vol, pas ceux où elle ferme juste une base mais continue d'atterrir, comme à Berlin-Brandebourg.

7 destinations ont déjà été abandonnées depuis le début de l'année : Vigo et les Asturies en Espagne, Ponta Delgada et Terceira au Portugal, Clermont-Ferrand et Rodez en France, ainsi qu'Amman en Jordanie (dont la reprise un temps espérée a définitivement été annulée). Voici les 5 autres aéroports qui ferment leurs portes d'ici la fin du mois d'octobre 2026, avec le nombre de lignes supprimées :

  • Bodrum (Turquie) : fin en octobre 2026 (2 lignes)
  • Dalaman (Turquie) : fin en octobre 2026 (3 lignes)
  • Kalamata (Grèce) : fin en octobre 2026 (2 lignes)
  • Niš (Serbie) : fin en octobre 2026 (4 lignes)
  • Volos (Grèce) : fin en octobre 2026 (1 ligne).

Une autre fermeture importante aura lieu fin mars 2027 : l'aéroport de Brême en Allemagne, une base historique pour Ryanair qui y était présente depuis 19 ans et y avait vendu plus de 18 millions de billets. Même si le nombre de sièges avait un peu augmenté en 2026 vers 6 villes (Alicante, Lamezia Terme, Londres, Malaga, Palma et Zadar), le dernier vol (FR3633) partira le samedi 27 mars 2027 à 16h55 vers Londres Stansted. Après cette date, Ryanair ne desservira plus Brême.

Pourquoi Ryanair quitte ces aéroports ? Pour Brême, Ryanair explique sa décision par "des coûts d'accès excessifs (frais de contrôle aérien, frais de sécurité et redevances aéroportuaires élevées) combinés à la taxe exorbitante (sic) sur les passagers aériens imposée par le gouvernement fédéral". 

Dans la plupart des autres cas, Ryanair s'en va à cause des taxes d'aéroport trop hautes ou du manque de rentabilité. En Turquie, ce sont aussi des problèmes d'autorisations de vol qui ont bloqué les lignes.

Pour garder des billets à bas prix, Ryanair veut payer le moins de frais possible aux aéroports. Dès qu'un aéroport ou un pays augmente ses taxes, la compagnie supprime ses vols ou s'en va pour montrer qu'elle ne cédera pas. Elle préfère déplacer ses avions vers des aéroports moins chers pour continuer de grandir.