Covid-19 dans le monde : Royaume-Uni, Brésil... Les derniers chiffres

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Covid-19 dans le monde : Royaume-Uni, Brésil... Les derniers chiffres CORONAVIRUS MONDE. En Europe, de nouvelles mesures restrictives comme des couvre-feux ou des reconfinements sont appliquées pour lutter contre le Covid-19. Voici les derniers chiffres de la pandémie dans le monde.

[Mis à jour le 23 octobre 2020 à 18h02] 42 millions de personnes ont été infectées par le coronavirus dans plus de 217 nations à travers le monde. Plus d'un million de malades en sont décédés. Pour le directeur des Situations d'urgence de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Michael Ryan, cette statistique "est un nombre terrible". L'Europe voit son nombre de contaminations en forte hausse avec près de huit millions de cas. La Russie et l'Espagne sont les seuls pays à avoir dépassé la barre symbolique du million de cas.

Quel pays est le plus armé face au coronavirus ?

Deep Knowledge Group (DKG) a publié un classement déterminant, dans l'ordre, les pays qui gèrent au mieux la pandémie de coronavirus (voir ici). 252 nations y sont classifiées avec plusieurs notes, qui couvrent différents critères essentiels : efficacité de leur gouvernement respectif, efficience de la quarantaine, ou encore la préparation des Etats face à une situation d'urgence. Selon les données collectées par le site jusqu'au 23 août, c'est l'Allemagne qui était en tête avec 762,64 points. La Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud prenaient alors les deuxième et troisième places. Le classement n'est pas fabuleux pour la première puissance mondiale. Les Etats-Unis sont à la 55e position avec 532,56 points. Par exemple, l'accessibilité des soins est à hauteur de 79,94. A titre de comparaison, l'Allemagne est à 103,73. La France est à peine mieux classée que son homologue étatsunien. Avec 542,4 points, l'Hexagone prend la 54e place, et est surclassée sur tous les plans par son voisin d'outre-Rhin. L'élément le plus marquant concerne la surveillance et la détection des cas de Covid-19. Si l'Allemagne brille avec ses 138,24 points attribués sur ce critère, les 57,24 points font pâlir la France. Pour finir, l'Inde et le Brésil, deux pays extrêmement touchés par l'épidémie, se situent respectivement au 80e et 66e places de la classification de DKG.

La carte du coronavirus dans le monde

Statistiques du coronavirus

Statistiques des pays les plus touchés par le coronavirus au 23 octobre 2020 (source : Worldometers)

  Pays Nombre de cas Nouveaux cas Nombre de décès Nouveaux décès
1 États-Unis 8,675,199 +13,548 228,577 +196
2 Inde 7,781,746 +22,106 117,474 +138
3 Brésil 5,332,634   155,962  
4 Russie 1,480,646 +17,340 25,525 +283
5 Espagne 1,090,521   34,521  
6 Argentine 1,053,650   27,957  
7 France 999,043   34,210  
8 Colombie 990,270   29,636  
9 Pérou 879,876   33,984  
10 Mexique 874,171 +6,612 87,894 +479
11 Royaume-Uni 830,998 +20,530 44,571 +224
12 Afrique du Sud 710,515   18,843  
13 Iran 556,891 +6,134 31,985 +335
14 Chili 498,906 +1,775 13,844 +52
15 Italie 484,869 +19,143 37,059 +91
16 Irak 445,949 +3,785 10,513 +48
17 Allemagne 413,690 +9,816 10,074 +30
18 Bangladesh 396,413 +1,586 5,761 +14
19 Indonésie 381,910 +4,369 13,077 +118
20 Philippines 365,799 +1,923 6,915 +132
21 Turquie 355,528   9,584  
22 Arabie Saoudite 344,157 +383 5,264 +14
23 Ukraine 330,396 +7,517 6,164 +121
24 Pakistan 326,216 +736 6,715 +13
25 Israël 308,840 +593 2,329 +10
26 Pays-Bas 272,401 +9,996 6,964 +45
27 Belgique 270,132 +16,746 10,588 +49
28 Pologne 228,318 +13,632 4,172 +153
29 République Tchèque 223,065   1,845  
30 Canada 210,879 +1,731 9,882 +20
31 Roumanie 201,032 +5,028 6,245 +82
32 Maroc 186,731   3,132  
33 Équateur 156,451   12,500  
34 Népal 153,008 +4,499 829 +17
35 Bolivie 140,445 +217 8,584 +26
36 Qatar 130,711 +249 229 +1
37 Panama 127,227   2,612  
38 République Dominicaine 122,873   2,212  
39 Émirats arabes unis 122,273 +1,563 475 +1
40 Koweït 120,232 +812 740 +10
Amérique

Coronavirus au Brésil

Un médecin de 28 ans, s'étant porté volontaire pour participer aux tests du vaccin contre le coronavirus, est décédé du Covid-19. Le vaccin a été élaboré par l'université d'Oxford en collaboration avec le laboratoire AstraZeneca. D'après les sources de l'agence Bloomberg et le journal brésilien O Globo, le praticien aurait reçu non pas le vaccin, mais un placébo. La phase 3 des tests de ce vaccin n'est toutefois pas suspendue. "Après l'analyse de ce cas au Brésil, il n'y a eu aucune inquiétude quant à la sécurité de ces tests cliniques et le comité indépendant, ainsi que l'agence régulatrice brésilienne, ont recommandé la poursuite de ces tests", a précisé l'université d'Oxford dans un communiqué.

D'après RTL, le Brésil enregistre un taux de chômage à hauteur de 13,8%, un record. Le FMI estime que l'économie du pays devrait se contracter de 5,8% en 2020, avant de connaître une reprise partielle en 2021 avec une croissance de 2,8%. Ces chiffres sont meilleurs que les précédents, puisque l'organisation avait précisé au mois de juin que le produit intérieur brut de la première économie d'Amérique latine allait chuter de 9,1%. Les aides d'urgence ont permis d'éviter cette situation :  "des politiques énergiques ont évité une récession plus profonde, ont stabilisé les marchés financiers et amorti les effets de la pandémie sur les plus pauvres et vulnérables " a décrit le FMI. Le Fonds estime tout de même que les dangers qui pèsent sur l'économie brésilienne demeurent "élevés et multiformes", notamment le spectre d'une deuxième vague épidémique.

La ville de Manaus bénéficie d'une immunité collective, ce qui est une première mondiale. Le virus n'arrive plus à circuler puisque 66% des habitants de la métropole de la forêt amazonienne sont désormais immunisés contre le Covid-19. 2 500 personnes sont décédées de la maladie dans la commune de plus de deux millions de résidents. RTL a précisé qu'en guise de comparaison, cela équivalait à 500 000 morts aux États-Unis, contre les 200 000 actuels depuis le début de l'épidémie de Covid-19. Autre élément, cette dernière a poussé le Brésil à reporter son célèbre carnaval de Rio de Janeiro, prévu à l'origine en février 2021.

Coronavirus aux États-Unis

Un cluster a été découvert aux États-Unis, dans l'hôtel spécialisé dans les réceptions de mariages et fêtes, le Miller Place Inn de New York. Une soirée d'anniversaire a été organisée le 25 septembre, avec plus de 80 participants. 37 d'entre eux ont été contaminés par le Covid-19, ce qui a entraîné l'isolement de 270 individus. Cette fête était illégale puisque les rassemblements de plus de cinquante personnes sont proscrits dans la ville qui ne dort jamais. L'avocat des patrons de l'hôtel a assuré que ces derniers avaient dépensé plus de 10 000 dollars pour instaurer des mesures de protection sanitaire. La propagation du coronavirus à cause du cluster a provoqué la fermeture d'une école. Le gouverneur de l'État a quant-à-lui parlé d'un événement "super-contaminateur".

Le laboratoire américain Eli Lilly travaille actuellement sur un traitement du coronavirus aux résultats prometteurs. Le groupe pharmaceutique a donc déposé une demande d'autorisation d'utilisation en urgence auprès de la Food and Drug Administration (FDA), l'organisme qui décide de la commercialisation des médicaments aux États-Unis. Cette annonce a été faite par Eli Lilly le mercredi 7 octobre. Ce remède à base de deux anticorps de synthèse est développé depuis plus de sept mois. Sciences et Avenir indique que deux traitements différents sont créés : le premier n'a qu'un seul anticorps tandis que le deuxième combine les deux. La demande d'autorisation ne concerne qu'une seule des deux substances défensives. Un essai clinique sur 268 patients testés positifs au Covid-19 a été concluant lorsque les deux anticorps ont été combinés. Le président des États-Unis, Donald Trump, a reçu un traitement similaire de la société Regeneron suite à sa contamination le 2 octobre. Le laboratoire Eli Lilly a affirmé que 100 000 doses avec un seul anticorps pourraient être fournies en octobre, puis un million à la fin de 2020. Pour les deux substances défensives, 50 000 doses seraient disponibles d'ici à la fin de l'année.

Nouvel embarras à la Maison Blanche. Dans un entretien téléphonique entre Donald Trump et le journaliste Bob Woodward datant du 7 février, le président américain a confié que le Covid-19 était "un truc mortel", avouant qu'il était au courant de la gravité de la maladie. Le 19 mars, il a également reconnu au téléphone qu'"[il a] voulu toujours minimiser [le danger]". Ces déclarations, publiées dans le livre intitulé Rage par le journaliste en question, créent la polémique. Le 45e président des États-Unis a pendant longtemps affirmé publiquement que le coronavirus n'était qu'une "simple grippe", ou encore un "canular" mis en place par la parti démocrate pour le faire vaciller. Son opposant aux élections américaines Joe Biden a exprimé sa répulsion : "c'est écœurant. Il avait les informations. Il connaissait le danger. [...] Il a menti aux Américains". Donald Trump a quant à lui réagi en précisant qu'il ne souhaitait pas affoler la population. "Je ne veux pas que les gens aient peur, je ne veux pas créer de panique" s'est-t-il justifié.

Alors que les États-Unis souffrent grandement du Covid-19 depuis plusieurs mois, l'opération "Warp Speed" est en marche. Les autorités sanitaires américaines souhaitent passer à la vitesse supérieure pour pouvoir répandre un vaccin contre la maladie, à grande échelle. Les Centres américains de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) "demandent urgemment" à ce que les États soient prêts à distribuer ce précieux sésame, d'ici le 1er novembre 2020. La date ne semble pas si anodine, puisque les élections présidentielles américaines approchent à grands pas.

ASie

Coronavirus en Chine

La Chine va rejoindre l'initiative Covax. Cette dernière, lancée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), permet aux pays pauvres d'avoir accès aux vaccins contre le Covid-19 lorsqu'ils seront prêts à être déployés. Cette annonce a été faite le vendredi 9 octobre dans un communiqué du ministère des Affaires Étrangères chinois. L'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) a présenté mardi 7 octobre un état des lieux du marché à l'échelle de la planète. La crise sanitaire liée au Covid-19 a provoqué une hausse exponentielle de la vente d'équipements de protection individuels, comme des masques ou des combinaisons par exemple. 98 milliards de dollars de recettes ont été perçues cette année grâce au commerce de ces accessoires hygiéniques, soit une croissance de 49% par rapport à l'année 2019. Sur cette somme, 71 milliards de dollars sont issus de la vente de masques, ce qui représente une augmentation à hauteur de 87%. Le grand gagnant est le pays dirigé par Xi Jinping, la Chine. À elle seule, la nation a touché 40 milliards de dollars, ce qui équivaut à 57% du marché. Ces excellents chiffres ne changent pas l'opinion publique défavorable sur l'Empire du Milieu. Selon la dernière enquête du PEW Research Center où quatorze États ont été interrogés, l'image des autorités chinoises s'est considérablement dégradée. 85% des Suédois possèdent un avis négatif sur Pékin. 81% des Australiens ont la même pensée, contre 70% en France.

L'Empire du Milieu s'est enorgueilli de sa gestion de la crise sanitaire, mardi 8 septembre. Le président chinois Xi Jinping a remis des médailles à quatre "héros" du personnel médical, dans le Palais du Peuple près de la place Tiananmen, avant d'entamer un discours. "Nous avons mené contre l'épidémie une grande bataille qui s'est révélée bouleversante pour nous tous. Nous avons traversé une épreuve historique et extrêmement ardue" a déclaré le chef de l'État chinois. Le pouvoir n'a pourtant pas fait mention de Li Wenliang, l'un des premiers médecins à avoir alerté sur l'épidémie. Il avait été accusé par la police de divulguer des rumeurs en début d'année.

Coronavirus en Inde 

L'Inde est désormais au cœur de la crise sanitaire et les chiffres sont alarmants. Selon nos confrères du Monde, l'Etat a franchi la barre des trois millions de contaminés en seulement treize jours. Il en va de même de quatre à cinq millions d'infectés, puisque cela a pris onze jours ! Malgré le fait que ces données soient inquiétantes, les métros ont recommencé à fonctionner lundi 7 septembre, notamment à Delhi et Bombay. Un deuxième confinement après celui de mars à juin semble difficile à mettre en place. Ces quatre mois d'inactivité économique ont provoqué une chute du PIB sans précédent pour l'un des membres des BRICS, à hauteur de 23,9%. Une première depuis la création des statistiques de croissance en 1996.

Europe

Coronavirus en Allemagne

La situation est "très grave" en Allemagne selon le patron de l'Institut de veille sanitaire Robert Koch (RKI), Lothar Wieler. Ce dernier a indiqué que "les jeunes sont actuellement les plus exposés au virus", et que le Covid-19 "peut se propager de manière incontrôlée" dans certains territoires depuis le mois de septembre. Le seul moyen d'empêcher la propagation du coronavirus est de respecter les gestes barrières d'après Lothar Wieler. Le président du RKI recommande aussi d'aérer régulièrement les pièces fermées.

La gestion de la crise sanitaire en Allemagne laisse place à un manque de coordination dans les hautes sphères. Le ministre de la Santé Jens Spahn avait fait la déclaration suivante le lundi 5 octobre : "je ne crois pas qu'il faille sans cesse parler de nouvelles mesures de restriction. J'aimerais déjà que les règles actuellement en vigueur soient respectées". Pourtant, le Land de Berlin a instauré au lendemain de son discours la fermeture des magasins, bars et restaurants dès le samedi 10 octobre, de 23 heures à 6 heures du matin. Cette mesure restera en place jusqu'au 31 octobre. Le tribunal administratif de Berlin a toutefois annulé vendredi 16 octobre cette dernière, après que des restaurateurs de la capitale allemande l'aient saisi. Angela Merkel contredit également son ministre ce 9 octobre en indiquant que l'Allemagne prendra de nouvelles mesures restrictives si le nombre des contaminations par le Covid-19, en forte hausse, ne se stabilise pas dans les dix jours". "Ce sont les jours et les semaines à venir qui vont décider de la position de l'Allemagne face à cette pandémie cet hiver" a-t-elle ajouté en conférence de presse.

Plusieurs régions françaises sont considérées comme étant à risque pour l'Allemagne. Les touristes revenant de ces territoires sont tenus de faire un test de dépistage à leur retour, et de rester isolés en attendant les résultats. Les zones géographiques concernées sont : l'Ile-de-France, la Provence-Alpes-Côte d'Azur, l'Occitanie, la Nouvelle-Aquitaine, l'Auvergne-Rhône-Alpes et la Corse.

Coronavirus en Belgique

Les autorités belges ont décidé de mettre en place des "règles plus strictes à partir du 23 octobre". Ces dernières ont été publiées par le Premier ministre de la Belgique Alexander De Croo. Les rassemblements privés ne peuvent excéder quatre personnes. Sur la voie publique, c'est identique. Dans les deux situations, les enfants de moins de douze ans ne sont pas pris en compte. Le site info-coronavirus indique que "vous pouvez avoir des contacts rapprochés avec maximum une personne, toujours la même. Une distance de 1,5 mètre n'est alors pas nécessaire. Les enfants de moins de douze ans et les personnes avec qui vous habitez ensemble, ne sont pas pris en compte". Autre mesure : le couvre-feu instauré de minuit à cinq heures du matin. La vente d'alcool est par ailleurs interdite après 20 heures. Les restaurants et cafés sont aussi fermés. En ce qui concerne le secteur de l'emploi, "le télétravail est la règle" selon le Premier ministre belge. Les mesures "resteront en vigueur jusqu'au 19 novembre 2020 inclus, avec une évaluation intermédiaire après deux semaines" selon l'homme politique.

Pour faire face à la crise sanitaire, le gouvernement a mis en place des mesures drastiques. Bruxelles a listé des départements en "zone rouge" en France, à savoir : la ville de Paris, la Seine-Saint-Denis, les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne, le Val-d'Oise, la Sarthe, le Loiret, la Gironde, l'Hérault, le Rhône, le Var, les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, la Guyane française, Mayotte et la Guadeloupe. Les voyageurs en provenance de ces départements, et qui souhaitent rester plus de 48 heures en Belgique, ont l'obligation de remplir un formulaire en ligne. Ils devront par la suite se faire dépister et s'isoler à leur arrivée pendant au moins sept jours.

Coronavirus en Espagne

Le ministre de la Santé Salvador Illa, a décrété l'état d'alerte dans la région de Madrid vendredi 9 octobre pendant quinze jours. Cette mesure, issue d'un Conseil des ministres d'une durée de deux heures, rétablit le bouclage partiel de la capitale espagnole et de neuf municipalités voisines. Ce dernier était en vigueur depuis le 2 octobre, avant d'être levé le jeudi 8 octobre par le tribunal madrilène. À la suite de cette décision de justice, la présidente de la Communauté de Madrid Isabel Diaz Ayuso, avait demandé aux habitants de la capitale espagnole de ne pas quitter la ville. "Nous demandons de nouveau à tous les Madrilènes de ne pas sortir de Madrid et de suivre toutes les recommandations sanitaires, en particulier dans les prochains jours avec le week-end prolongé" avait t-elle déclaré jeudi 8 octobre, la fête nationale ayant lieu le lundi 12. La Catalogne a aussi instauré la fermeture des bars et restaurants dans la région durant quinze jours, depuis le jeudi 15 octobre.

L'Espagne est l'un des pays européens les plus touchés par la pandémie. À cause de cette situation, près de 858 000 habitants de la région de Madrid sont reconfinés depuis le lundi 21 septembre. Cette période de confinement durera deux semaines. Les Madrilènes concernés n'ont pas le droit de se déplacer en dehors de leur quartier, excepté pour aller étudier, travailler, ou encore pour aller voir le médecin. Le taux de contamination des quartiers confinés de Madrid et de ses banlieues proches est supérieur à 1000 cas pour 100 000 habitants. Cette donnée a été relevée lors de ces deux dernières semaines. Isabel Diaz Ayuso, la présidente de la région, a estimé que c'était "gravissime".

Un essai clinique concernant un futur vaccin a été conduit et implique 200 volontaires espagnols sur les 750 y participant en Europe. "C'est une recherche qui se fait au niveau européen. L'Espagne y participe pour être sûre d'avoir accès au futur vaccin", a souligné le ministre de la Santé Salvador Illa lors d'un point presse. Le gouvernement avait par ailleurs annoncé jeudi 27 août l'obligation du port du masque à l'école dès l'âge de six ans. L'inquiétude sur l'émergence d'une deuxième vague grimpe dans le pays malgré la succession de nouvelles restrictions dont une, inédite dans le monde : il est désormais interdit de fumer dans les rues et sur les terrasses de café dans la province de Galice et dans l'archipel des Canaries. Cette consigne s'applique si la distanciation sociale est impossible, à savoir respecter une distance de sécurité d'au moins deux mètres.

Coronavirus en Italie

En Italie, trois régions sont soumises à un couvre-feu. Le Lazio où se situe Rome, ainsi que la Campanie qui a pour capitale Naples, vont instaurer cette mesure dès le vendredi 23 octobre. La veille la région de Milan, la Lombardie, avait déjà mis en place le couvre-feu sur son territoire. Mercredi 7 octobre, les autorités italiennes ont décrété le port du masque obligatoire à l'extérieur dans tout le pays. Une amende pouvant aller jusqu'à 1000 euros pourra être imposée en cas de non-respect de cette consigne. L'état d'urgence a aussi été prolongé jusqu'au 31 janvier 2021. Selon le chef du gouvernement Giuseppe Conte, l'Italie est entrée "dans une phase nouvelle avec une remontée des contagions" nécessitant "plus de rigueur". Une loi a été adoptée par les autorités italiennes mercredi 7 octobre. Elle a pour objectif d'interdire les vingt régions du pays de prendre des mesures moins restrictives que celles décrétées par le gouvernement, excepté en accord avec le ministre de la Santé. Elles peuvent en revanche adopter des règles plus restrictives si elles le souhaitent. Rome a mis en place d'autres restrictions mardi 13 octobre. Les fêtes privées sont interdites pendant au moins trente jours, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur. Il est également fortement recommandé de ne pas inviter plus de personnes à son domicile.

L'âge moyen des personnes touchées par le Covid-19 s'est abaissé à 32 ans en Italie. Les autorités sanitaires mettent en exergue le relâchement des gestes barrières, mais aussi les rassemblements entre jeunes durant les vacances d'été. L'entreprise italienne Costa Croisières a repris la mer dimanche 6 septembre, après cinq mois de pause dûs au virus. Les croisières sont pour l'heure uniquement réservées aux Italiens. Le Costa Delicioza vogue sur les flots pendant sept jours, de la mer Adriatique à la Méditerranée, et ne s'arrête que dans les ports italiens. Une nouvelle figure politique a été touchée par le Covid-19. L'ancien chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, âgé de 83 ans, est asymptomatique selon son médecin. Sa contamination a été révélée dans les médias italiens mercredi 2 septembre.

L'Italie subit aussi une nouvelle vague de coronavirus, notamment en Sardaigne, région très fréquentée durant l'été. Les autorités tirent le signal d'alarme et ont pris de nouvelles mesures, entérinant la fermeture des discothèques en plein air. Le ministère de la Santé a également annoncé l'obligation du port du masque pour tous à partir du lundi 17 août le soir entre 18h et 6h dans tous les lieux publics où peuvent être formés des groupes. 

Coronavirus au Portugal

Trois municipalités du nord du pays sont reconfinés à partir du vendredi 23 octobre. Cette décision a été annoncée le jeudi 22 octobre par le gouvernement. Cette mesure, qui concerne 150 000 habitants, constitue "un devoir civique de confinement à domicile". Ces derniers résident à Felgueiras, Paços de Ferreira et Lousada. Pourtant, ce "lockdown" local n'est pas entièrement restrictif. Les habitants peuvent aller travailler, à l'école, acheter des médicaments et faire leurs courses. Le télétravail devient obligatoire dans la mesure du possible.

À l'occasion de la rentrée scolaire, prévue entre le lundi 14 et le mercredi 16 septembre, les rassemblements sont passés de vingt à dix dans le pays. Cette mesure était déjà appliquée à Lisbonne et dans sa périphérie depuis la fin du mois de juin. Mardi 1er septembre, le gouvernement a lancé son application de traçage du Covid-19, permettant de savoir si l'on a croisé récemment une personne positive au virus pendant plus de quinze minutes. Appelée "stayaway covid", c'est "une aide précieuse" pour les autorités sanitaires selon la ministre de la Santé Marta Temido.

Coronavirus au Royaume-Uni

Au Pays de Galles, un reconfinement a été mis en place à partir du vendredi 23 octobre pour une durée de deux semaines. Le Premier ministre gallois Mark Drakeford a déclaré que les trois millions d'habitants de la province doivent rester chez eux à partir de 19 heures heure française. Les commerces non essentiels doivent aussi fermer leurs portes.

Le Royaume-Uni a lancé son application de traçage du coronavirus jeudi 24 septembre, avec plus de quatre mois de retard. Cette annonce intervient en pleine croissance du nombre de cas dans le pays, ce qui a entraîné la mise en place de nouvelles mesures : fermeture des bars et restaurants à partir de 22 heures, port du masque obligatoire dans les commerces, taxis et lieux extérieurs... Le pays a désormais atteint le stade 4 selon les chefs des services médicaux des quatre provinces britanniques, lundi 21 septembre. Le seuil d'alerte était précédemment au stade 3 depuis le mois de juin dernier. Cette évolution implique que le taux de transmission du virus est désormais "élevé ou augment[e] de manière exponentielle". Matthew Hancock, le Ministre de la Santé britannique, a déclaré devant le Parlement que "le virus se propage. Nous sommes à un point de rupture. Nous devons tous jouer notre rôle pour arrêter la propagation." La situation est d'autant plus grave que les autorités sanitaires ont estimé que s'il n'y a pas de "changement de cap", le pays européen le plus endeuillé comptera deux cents décès de plus chaque jour au mois de novembre.

Afin de faire face au coronavirus et à une potentielle deuxième vague, Boris Johnson a lancé la "règle des six". Les réunions de plus de six personnes à l'intérieur et à l'extérieur seront interdites. Par contre, les mariages, les enterrements, les restaurants, les pubs et les écoles sont exemptées de cette future loi. En cas de non-respect de cette mesure, les contrevenants devront payer 100 livres sterling, ce qui équivaut à 110 euros. S'il y a récidive, ces derniers seront tenus de régler jusqu'à 3200 livres, soit 3500 euros.

Matthew Hancock a déclaré sur Sky News que la majorité des nouveaux infectés étaient des jeunes. Il a également appelé à la vigilance. Le Royaume-Uni vise l'élaboration d'un vaccin début 2021, selon la déclaration de Matthew Hancock lundi 7 septembre. Londres a conclu un contrat avec le laboratoire AstraZeneca pour que cette volonté se réalise. Le laboratoire a cependant arrêté les essais cliniques de la phase 3 du vaccin suite à la détection d'une maladie chez un volontaire britannique. Le ministre avait aussi annoncé le jeudi 3 septembre que 500 millions de livres sterling allaient être débloqués. Cette enveloppe servira à accélérer les tests de dépistage dans le pays.

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