Confinement : rebelote dès ce week-end ? Les scénarios du reconfinement qui arrive

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"Confinement : rebelote dès ce week-end ? Les scénarios du reconfinement qui arrive"

Confinement : rebelote dès ce week-end ? Les scénarios du reconfinement qui arrive RECONFINEMENT. Le troisième confinement ne devrait pas être annoncé cette semaine par Emmanuel Macron, qui pourrait en revanche s'exprimer ce week-end.

L'essentiel
  • Annoncé comme imminent, le reconfinement ne devrait finalement pas avoir lieu cette semaine. Une information confirmée ce mardi par Agnès Pannier-Runacher, pour qui "à ce stade, il n'y a pas de raison de décider d'un confinement". "La décision sur un possible reconfinement se fera selon la circulation du virus", a indiqué la ministre déléguée à l'Industrie. Selon des informations rapportées par Midi Libre, Emmanuel Macron aurait décidé de repousser son intervention et ne s'exprimerait pas devant les Français avant ce week-end.
  • Il semblerait que cette décision ne soit qu'une manière de reculer pour mieux sauter. Le gouvernement, dont les confidences anonymes ça et là dans la presse mettent en avant l'aspect pas si urgent de la situation, préférerait se donner quelques jours de plus, avec comme appui de réflexion l'évolution des chiffres, l'effet du couvre-feu avancé à 18 heures et les conclusions d'une étude sur l'impact des variants. "Il faut être sûr qu'il n'y a pas d'autre solution que le confinement", abonde une source de l'exécutif citée par BFMTV.
  • Emmanuel Macron, en retardant sa prise de décision, réfléchirait également à un confinement différent. Selon des informations rapportées par Europe 1, le chef de l'Etat ne souhaite pas d'un confinement strict comme au printemps 2020, ni d'un modèle comparable à celui de novembre dernier. Un reconfinement "plus souple surtout pour la jeunesse" serait dans les tuyaux, affirme la radio. Quoi qu'il arrive, il semble exclu qu'un reconfinement strict soit décidé par le gouvernement, qui a toujours repoussé le plus loin possible la perspective de fermer les établissements scolaires.
En direct

17:05 - Un couvre-feu renforcé à la place du confinement ?

C'est l'une des options mises sur la table par le gouvernement, indique ce mardi Le Figaro, qui pourrait écarter - au moins momentanément - le reconfinement. Il s'agirait alors d'une sorte de statu quo assorti d'un léger renforcement du couvre-feu actuel. Les horaires resteraient les mêmes, mais le télétravail serait rendu obligatoire quand cela est possible.

16:35 - Polémique sur le reconfinement, Tristan Duval s'excuse

La vidéo, relayée des milliers de fois sur les réseaux sociaux, a créé la polémique. On y voit Tristan Duval, maire de Cabourg (Calvados), en train d'évoquer le confinement. Problème, l'édile semble ne pas savoir qu'il est filmé et se livre dans des confidences sur une conversation qu'il aurait eu avec le préfet. "Un reconfinement assez dur annoncé mercredi soir à partir de jeudi, sauf les écoles et tout ferme comme en mars", peut-on le voir annoncer à ses collaborateurs. Des informations depuis démentie par la préfecture du Calvados, avant que Tristan Duval ne s'en excuse. Le compte Twitter de la ville de Cabourg indique ainsi que le maire "s'excuse auprès de la préfecture", "s'est mal exprimé" et qu'il "ne s'agissait que de rumeurs en cours qu’il pensait off record".

15:50 - L'efficacité "pas nette" du couvre-feu à 18 heures

Dans un contexte où le confinement est de plus en plus pressenti, la question se pose de l'efficacité actuelle du couvre-feu généralisé à 18 heures. À ce sujet, Guillaume Rozier, fondateur de CovidTracker, a son avis : "A priori, le couvre-feu à 18 heures n'a pas un effet très net". En cause, une instauration encore récente du couvre-feu, qui ne date que de dix jours. "Nous n’avons pas observé une explosion de l’incidence depuis qu’il a été mis en place, alors que beaucoup pensaient que cela allait concentrer davantage de population dans les commerces, dans les transports", poursuit-il dans le cadre d'un entretien accordé à LCI. Et de conclure : "Au mieux, le couvre-feu à 18h a eu un effet modéré. Au pire, il n’a pas vraiment été efficace".

15:22 - Premier feu vert du Sénat pour la prolongation de l'état d'urgence

Le Sénat s'est prononcé en faveur de la prolongation de l'état d'urgence sanitaire ce mardi, à l'occasion d'un premier feu vert avant l'examen du texte en première lecture. Cependant, les sénateurs ont ramené la date d'échéance voulue par le gouvernement, le 1er juin, au 3 mai. Pour rappel, l'état d'urgence est un régime d'exception permettant à l'exécutif de prendre des mesures d'urgence, à l'image du couvre-feu ou du confinement.

14:38 - Les vacances de février en péril

Alors que plane l'ombre d'un reconfinement, des professionnels du tourisme s'alarment de l'augmentation des annulations de vacances, notamment dans les Antilles. "Les mesures qui sont imposées à nos concitoyens ont pour conséquence une diminution très forte des réservations dans les Outre-mer", a déploré le directeur général du cabinet Protourisme, Didier Arino, à franceinfo. Et d'ajouter : "Les Français ont peu réservé pour les vacances de février. La chute est de 80% de réservations sur un grand nombre de territoires et dans les stations d'altitude". De son côté, le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a indiqué que les réservations avaient chuté de 50% pour les vacances de février.

14:13 - Le confinement, oui, mais dans un souci de "cohérence"

Conscient d'être face à une décision très délicate, le gouvernement avance prudemment face à la possible instauration d'un nouveau confinement. Ainsi, les décisions devraient être prises en fonction de plusieurs paramètres - efficacité du couvre-feu, menace des variants... -, mais aussi en se montrant cohérent. L'entourage d'Emmanuel Macron, cité par l'AFP, compte bien "trouver le juste équilibre". "Nous voulons aussi être cohérents vis-à-vis des Français qui font des efforts depuis des mois", souligne-t-on parmi les proches du chef de l'Etat.

13:45 - Delfraissy se défend d'un changement de discours

Alors que plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer un volte-face de la part de Jean-François Delfraissy, ce dernier dément tout changement de discours. Pour rappel, ce dimanche, le président du Conseil scientifique avait adopté un ton très alarmiste, jugeant le confinement urgent. Avant une nouvelle interview parue ce mardi dans Libération, dans laquelle il indique que la France "n'est pas à une semaine près" pour décider d'un éventuel reconfinement. "Je n’ai pas changé d’un iota entre dimanche et aujourd’hui", a réagi Jean-François Delfraissy à cette mini-polémique sur BFMTV, jurant ne jamais avoir "reçu de consignes du gouvernement".

13:16 - Le couvre-feu, mais aussi le variant anglais dans la prise de décision

Si les effets du couvre-feu seront scrutés de près pour prendre la décision d'un confinement, le gouvernement s'attachera également à mesurer la propagation du variant anglais du Covid-19 au travers des données disponibles. "L’impact du variant anglais dans les tests va compter. Et on sait que ça peut évoluer très vite", a glissé un proche de Jean Castex au Figaro. Et d'ajouter : "Entre pas de confinement et un confinement, c’est le confinement qui est le plus probable".

12:17 - Une réforme des vacances d'hiver à la place du confinement ?

C'est l'une des possibilités évoquées pour éviter un reconfinement national. L'idée serait de regrouper les vacances d'hiver des zones A, B et C et/ou de les allonger, afin de réduire les déplacements et les interactions sociales. Evoquant cette option ce mardi dans Libération, le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy a indiqué que cela permettrait de "se retrouver début mars dans de meilleures conditions pour rouvrir les écoles et surtout les surveiller".

11:46 - "Peu probable que le couvre-feu à 18 heures suffise"

Les premiers résultats des effets du couvre-feu avancé à 18 heures pour toute la France sont attendus dans les prochains jours. C'est d'ailleurs ce qui devrait guider le choix du gouvernement d'instaurer ou non un nouveau confinement. Mais selon Pascal Crépey, enseignant-chercheur en épidémiologie et en biostatistique à l’École des hautes études de santé publiques (EHESP) de Rennes, ces résultats s'annoncent décevants. "Il est peu probable que le couvre-feu à 18 heures suffise à contrôler la dynamique de ce variant (anglais)", a-t-il expliqué sur France Info. Pascal Crépey, pessimiste, a même reconnu douter des effets d'un reconfinement "light", comme celui de novembre. "On n’est même pas certain qu’un confinement comme celui de novembre suffise à contrôler ce variant", a-t-il jugé.

11:15 - Le Maire veut éviter la "précipitation"

Interrogé par Radio Classique ce mardi, Bruno Le Maire a, à son tour, calmé le jeu en matière de reconfinement. "J'entends certains qui nous disent 'allez, maintenant il faut immédiatement reconfiner'", a déploré le ministre de l'Economie. Et de rejoindre la ligne gouvernementale en jugeant qu'il faut éviter la "précipitation" et attendre "calmement" les résultats sur les effets du couvre-feu avancé.

10:40 - Un troisième confinement, une idée mal acceptée par les Français ?

Alors que le mot-clé #jenemeconfineraipas a été utilisé près de 54 000 fois sur les réseaux sociaux, l'idée d'un troisième confinement pourrait faire l'objet d'une contestation importante de la part des Français, selon BFM TV. Interrogé par la chaîne d'info, le professeur Nicolas Franck craint que les Français ne supportent pas un troisième confinement en moins d'un an. "On a constaté une altération de leur bien-être mental dès le premier confinement, dès mars 2020, a remarqué le psychiatre, chef de pôle au centre hospitalier Le Vinatier à Bron (Rhône), également auteur d'un ouvrage sur la détresse psychologique lié au Covid-19. Quand on subit des choses aussi difficiles, des choses aussi inconfortables et plus qu'inconfortables pour une partie d'entre nous, il y a deux solutions : soit la révolte (...) soit la résignation. Et dans la résignation, vous avez l'effondrement mental, donc je crains que beaucoup de personnes soient dans une souffrance très marquée, au-delà du mal-être." Depuis plusieurs mois, des professionnels de santé alertent sur les risques de "troisième vague psychiatrique" en raison de l'épidémie et des mesures sanitaires. Pour Nicolas Franck, il faudrait également réaliser des campagnes de communication dédiée à la santé mentale, au même titre que pour les gestes barrières. 

10:11 - Blanquer milite, encore, pour le maintien des écoles ouvertes

Jean-Michel Blanquer est naturellement attaché au maintien de l'ouverture des écoles, même en cas de confinement. Le ministre de l'Education l'a encore répété sur LCI, qualifiant le maintien des cours de nécessité "absolue". "Etre privé d’école, ça peut être très grave pour les enfants sur le plan éducatif, social, psychologique et même sanitaire. Même dans une hypothèse de confinement, je souhaite que les écoles restent ouvertes", a-t-il martelé.

09:37 - La possibilité d'une confinement contesté inquiète l'exécutif

Alors que l'acceptation d'un nouveau confinement fait figure d'enjeu majeur, le gouvernement s'inquiète de voir cet éventuel reconfinement être contesté par les Français, avec en mémoire les images des Pays-Bas, où des manifestations anti-couvre-feu ont abouti à des violences. Un conseiller de l'exécutif cité par LCI prévoit d'ores et déjà d'assurer une communication très aboutie. "On va devoir se démultiplier, pour aller prêcher la bonne parole des médias", explique-t-il, quand une autre source gouvernementale estime que le pire serait que "le reconfinement soit contesté par les Français".

09:19 - Le confinement, un danger "psychologique et moral" pour les commerçants

Interrogé par Europe 1 ce mardi, le président du réseau des chambres de commerce et d'industrie Pierre Goguet s'est montré alarmiste sur les conséquences d'un éventuel troisième confinement pour les commerçants. "On a un vrai danger aujourd'hui, qui est d'abord psychologique et moral, en plus d'être économique", a-t-il jugé, insistant sur les soldes, qui serait raccourcies en cas de reconfinement. "Si on arrête dans la semaine, ça veut dire qu’une grande partie des stocks resteront sur les bras des commerçants, avec toutes les conséquences en trésorerie qu'on imagine", alerte Pierre Goguet.

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Un reconfinement inévitable, mais à quelle date ?

Le gouvernement a bien en tête toutes les données de l'équation. Un reconfinement pourrait être terrible pour l'économie française, durement affectée par cette crise sanitaire. Sans restrictions supplémentaires, le virus se renforcera. La question en suspens est : faut-il attendre et jusqu'à quand ?

Faut-il un reconfinement dès la fin du mois de janvier 2021 ? "Il vaut mieux prévenir une crise que de la gérer", a répondu sur France Info Mircea Sofonea, maître de conférences en épidémiologie et évolution des maladies infectieuses à l'université de Montpellier. "Le variant est présent, il est plus contagieux, si on espère une nouvelle fois que ce qui arrive chez nos voisins n'arrivera pas chez nous, on risque de devoir se confiner à nouveau pendant de longues semaines et avec une forte incertitude", analyse-t-il, considérant que qu'un reconfinement "fait tôt" pourrait permettre aux Français d'être plus sereins à l'arrivée des beaux jours."Si le confinement est efficace, si le relais derrière est suffisamment efficace, on peut se projeter sur une fin de printemps ou un été relativement au calme".

D'autres voix s'élèvent pour que soient mises en place sans tarder de nouvelles mesures de restrictions. Ce lundi 21 janvier, l'épidémiologiste Renaud Piarroux a considéré sur France Info qu'il était urgent d'instaurer un nouveau confinement. "Je dis au gouvernement, faites-le maintenant, faites-le moins longtemps, mais faites-le. [...] On n'est pas sur une baisse ou une stabilisation, mais une augmentation du nombre de cas de contaminations. [...] On va avoir ce que les Anglais ont pu voir, une remontée de l'épidémie. En ce moment en Grande-Bretagne, je me suis aperçu qu'en même pas trois semaines, on est déjà à 20 000 morts", s'est inquiété le médecin.

Le constat est partagé par l'épidémiologiste Arnaud Fontanet, pour qui les mesures ne doivent pas tarder, le "couvre-feu à 18h étant la dernière chance avant le confinement" selon ses mots sur BFMTV. Martin Hirsch, directeur de l'AP-HP de Paris, a quant à lui estimé le 20 janvier qu'il faudrait probablement aller "au-delà" du couvre feu même s'il est encore trop tôt pour y voir ses effets selon lui.

Le 11 janvier, déjà, des médecins et membres de l'association PandémIA , estimaient qu'un reconfinement rapide était inévitable, dans une tribune publiée dans Le Monde le lundi 11 janvier, intitulée "Covid-19 : 'Il est à craindre que l'aggravation de l'actuelle vague impose mi-janvier un nouveau confinement'". Dans une volonté de soulager le système de santé, ces médecins jugaient que "le confinement strict et précoce est la meilleure arme contre la propagation virale, même s'il est de plus en plus mal vécu par la population".

Le reconfinement peut-il attendre fin février ou le mois de mars ? Une récente étude conjointe de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et de l'Institut Pasteur, publiée lundi 19 janvier mais datée d'il y a déjà quelques jours, présente plusieurs modélisations concernant l'évolution de la crise sanitaire en France. L'Inserm y a intégré l'impact du variant britannique du coronavirus (VOC-202012/01), estimant que ce dernier serait dominant en France entre fin février et mi-mars. Selon l'organisme, un nouveau pic d'hospitalisations est donc à prévoir. Selon le rapport, "en l'absence d'interventions" (ce qui est purement théorique), "les nouvelles hospitalisations hebdomadaires devraient atteindre le niveau du pic de la première vague (environ 25 000 hospitalisations) entre mi-février et début avril". La vaccination pourrait permettre de réduire de 20 à 40% ce potentiel pic d'hospitalisation, mais ses effets mettront plusieurs semaines avant d'être réellement visibles. Des éléments suffisamment solides pour pousser le gouvernement à reconfiner seulement au printemps ?

Un confinement le week-end est-il envisageable ? 

Si un nouveau confinement était décidé, sa forme pourrait en effet évoluer. Entre le confinement de mars-avril 2020 et celui de novembre-décembre, des évolutions avaient déjà été décidées, notamment le maintien des écoles ouvertes. Cette fois, à la mi-janvier, plusieurs échos faisaient état d'un possible reconfinement le samedi et dimanche seulement. "L'objectif serait ainsi d'assortir un couvre-feu national à 18h d'un reconfinement total le samedi et le dimanche", indiquait Le Figaro avant la conférence de presse du 14 janvier, estimant que cette piste était bien "sur la table". Elle demeure d'ailleurs une éventualité pour un futur plus ou moins proche même si elle n'a finalement pas été annoncée mi-janvier par le gouvernement.

Le confinement le week-end réduirait de manière considérable les déplacements et interactions sociales selon ses défenseurs et devrait ainsi permettre de limiter la transmission du virus sur le territoire. Et l'idée ne sort pas de nulle part. Cette mesure "hybride" avait déjà été évoquée avant le deuxième confinement en novembre dernier. Elle a même déjà été mise en place en France, en Guyane. Le couvre-feu avait été imposé l'été dernier de 17h à 5h du matin, assorti d'un confinement le week-end entre 13h et 5h.

Quels sont les critères déterminant un reconfinement en France ?

Pour mettre en place son plan d'action, l'exécutif poursuit les consultations et les recommandations du Conseil scientifique sont toujours écoutées. Son président Jean-François Delfraissy a fait savoir dans les colonnes de L'Express en toute fin d'année 2020 que les autorités sanitaires scrutaient avec une vigilance accrue les indicateurs sur les taux d'incidence et le nombre d'hospitalisation.

Si les critères exacts pour reconfinés ne sont pas établis clairement, on se souvient que lors du premier confinement en mars 2020, le taux d'incidence, l'un des principaux critères d'évaluation de la dynamique épidémique, avait culminé à plus de 50 cas pour 100 000 habitants. Aujourd'hui, cet indicateur a franchi les 190 cas pour 100 000 en moyenne nationale, avec des taux dépassant localement les 400 cas pour 100 000 à Nice par exemple. Comme l'a indiqué Jean Castex lui-même le 14 janvier et comme on peut l'observer sur les cartes du Covid, plus aucun département en métropole ne se trouve aujourd'hui sous cette barre d'alerte des 50 cas pour 100 000 habitants. Pour rappel, quand Emmanuel Macron a annoncé le 2e confinement le 28 octobre dernier, le taux d'incidence dépassait les 480 cas pour 100 000 habitants. Mais ce critère est difficile à saisir du fait de plusieurs évolutions : en mars 2020, la politique de tests minimale sous-estimait très probablement le nombre de cas et depuis octobre, la méthode de calcul a encore évolué... 

Le nombre de reproduction du coronavirus peut aussi être considéré. Il doit quant à  lui être sous la barre de 1 nouveau patient contaminé en moyenne par malade pour que l'épidémie régresse. Et il est aujourd'hui au-dessus de ce niveau. A la mi-mars 2020, date du premier confinement, il était cependant estimé à près de 2. Fin octobre, avant le deuxième confinement, il était à 1,3. 

Le gouvernement regarde aussi de près le niveau de remplissage des services de réanimation pour éviter la saturation. Au 19 janvier, les patients Covid occupaient 55% des lits de réanimation. Ce taux était de 60% à la veille du deuxième confinement en octobre dernier.

Jean-François Delfraissy a aussi indiqué que les autorités sanitaires considéraient avec une attention permanente "la courbe des hospitalisations", qui stagne soit dit en passant autour des 25 000 patients depuis la mi-décembre et tend en ce moment à la hausse, et le nombre de contaminations des personnes de plus de 65 ans.

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Quels pays européens sont actuellement sous confinement ?

Au sortir des fêtes de fin d'année, partout en Europe, les restrictions se sont durcies. En Angleterre, si la vaccination bat son plein, le Premier ministre Boris Johnson a annoncé un reconfinement total jusqu'au mois de mars. Il faut dire que sur place, le variant britannique du coronavirus fait des ravages. L'Écosse, l'Irlande du Nord et le Pays de Galles ont également mis en place un nouveau confinement.

En Allemagne, la situation n'est guère plus idyllique. Angela Merkel a annoncé un durcissement du confinement, accompagné d'un prolongement jusqu'au 14 février, avec la possibilité d'une extension jusqu'en avril. En Autriche, le troisième confinement a débuté dès le 26 décembre et doit se poursuivre jusqu'au 24 janvier. Des confinements partiels sont en vigueur au Portugal et au Pays-Bas. Enfin, en Espagne et en Italie, un couvre-feu est en place, de même que des confinements locaux, dans certaines régions. Outre les restaurants, bars et lieux de culture, les commerces non-essentiels sont souvent fermés et les déplacements très restreints.