Les médias nous exposent chaque jour à une déferlante impressionnante d'infos et d'images en tous genres. Mais il y a des histoires qui sortent du lot et celle-ci a de quoi provoquer à la fois la surprise et l'admiration. Au cours d'un entretien sur les bienfaits d'une activité physique régulière, un homme de 98 ans a battu un journaliste de près de 70 ans son cadet lors d'un concours de pompes improvisé.

Bill Kober, un Britannique du Suffolk, dans l'Est de l'Angleterre, a récemment étonné la rédaction de la BBC en évoquant devant la caméra sa routine sportive quotidienne. Il faut dire que malgré son âge très avancé, celle-ci est impressionnante : le retraité fait 20 pompes chaque matin et 20 autres le soir.

Pour le Britannique, les pompes ont une vertu particulière sur sa forme de tous les jours. "Ce sont elles qui m'aident à bien respirer. Je les fais jusqu'à ce que je ne puisse plus avancer. Puis je me lève, je me détends, et c'est tout", raconte-t-il benoîtement au début d'un reportage diffusé sur la première chaîne d'Angleterre. Sur la technique qui lui permet d'aligner ces 40 pompes quotidiennes, il ajoute une pointe d'ironie : "Il faut garder le dos bien droit et les fessiers bien contractés. Si tu glissais un billet entre les fessiers, tu devrais le serrer si fort que personne ne pourrait te l'arracher."

En plus des pompes, le vétéran pratique également le Pilates et a même récemment maîtrisé la position du "corbeau", bien connue des amateurs de yoga. Une posture difficile qui consiste à placer les mains à plat au sol et de bien écarter les doigts, avant de poser les genoux sur l'arrière des bras. Il faut ensuite tenir la pose en regardant devant soi et engager les abdominaux, puis transférer progressivement le poids vers l'avant jusqu'à décoller un pied, puis l'autre. Bref, un sacré défi d'autant plus quand on a 98 ans.

George King, journaliste de la BBC, n'en a pas cru ses oreilles et a donc décidé de provoquer (gentiment) Bill en duel lors d'un concours de pompes. Agé de 31 ans, soit près de 70 de moins que son adversaire, le reporter s'est pourtant retrouvé largement distancé comme le montre la vidéo. "Bill est remarquable. J'ai vraiment fait de mon mieux, mais Bill m'a fait honte", a-t-il reconnu au micro.

Bill Kober reconnaît pourtant qu'il n'a jamais été un sportif assidu, attribuant plutôt sa condition physique à des décennies de travail manuel. Cet homme marié depuis plus de 75 ans, père de deux enfants, qui a connu les évacuations de Londres pendant la guerre, a passé deux ans dans l'armée, puis 28 à l'usine ou dans le bâtiment, et a été chauffeur de bus scolaire... C'est ce qui a tout changé selon lui. "Ce n'est que sur le tard que j'ai réalisé que j'avais ce don [...]. Je ne me suis jamais entraîné avec constance. J'ai fait un peu de musculation et j'ai essayé de courir, mais ça ne me plaisait pas vraiment", avoue le nonagénaire, qui  a désormais un objectif simple : pouvoir continuer ces exercices jusqu'à ses 100 ans.