Jonas Vingegaard espère remporter un troisième Tour de France d'ici encore deux semaines. Mais la dure réalité est déjà en train de s'imposer à l'équipe du Danois, la Visma, alors que la Grande Boucle ne faite que commencer. Après la démonstration de force de l'équipe de Tadej Pogacar et du Slovène lui même lors des premières étapes de montagne, on voit mal qui pourrait enlever ce nouveau sacre au champion du monde.

Mais depuis ce Tour de France, vous l'avez peut être noté, Jonas Vingegaard et son équipe adoptent une tactique particulière sur certaines étapes : l'abandon. Ce choix de Jonas Vingegaard et de son équipe Visma-Lease a Bike de se laisser décrocher lors des étapes de sprint a d'ailleurs suscité de nombreuses réactions dans le peloton du Tour de France cette année, mais aussi lors d'autres courses cette saison.

Cette stratégie, qui pourrait surprendre les observateurs et ceux qui ne suivent pas forcément les courses cyclistes toute l'année, répond en réalité à un vrai objectif précis pour le Danois et son équipe. Le directeur sportif de l'équipe Visma-Lease a Bike, Marc Reef, explique que les coureurs choisissent volontairement de se replacer à l'arrière du peloton lorsque la tension monte à l'approche des arrivées au sprint.

Selon lui, cette décision est avant tout motivée par des raisons de sécurité. Les sprints massifs sont en effet particulièrement chaotiques en tête du peloton, ce qui conduit l'équipe à éviter les risques inutiles en se retirant de la lutte pour les premières positions lors de ces phases de course. "À un certain moment, lorsque le stress commence à se faire sentir, on se retire et on s'assoit à l'arrière", explique-t-il à BT. "Les sprints massifs peuvent rendre la course très chaotique en tête, ce qui oblige l'équipe à "reculer".

Une stratégie compréhensible pour la sécurité car rappelons que Jonas Vingegaard a quand même failli mourir lors de sa chute sur le Tour du Pays basque en 2024 (plusieurs fractures, d'un pneumothorax et de graves blessures aux poumons NDLR.) Le Danois a expliqué avoi changé radicalement son approche après cet évènement. Le double vainqueur du Tour de France affirme qu'il n'a pas peur de tomber, mais qu'il est désormais davantage conscient des conséquences qu'une chute peut avoir. Il reconnaît courir avec plus de prudence qu'auparavant, estimant que le niveau de prise de risque dans le peloton est aujourd'hui très élevé.