La Formule 1 va basculer dans une toute autre dimension avec un circuit complètement fou et vertigineux. De nouvelles images ont permis de dévoiler l'avancée des travaux du Qiddiya Speed Park Track, le futur circuit construit dans une région désertique près de Riyad, en Arabie Saoudite.
Le projet, totalement dingue, se distingue par un premier virage spectaculaire (et le mot est faible), baptisé "The Blade" (la lame en Français), dont une partie culminera à près de 70 mètres de hauteur, de quoi donner le vertige aux pilotes. Cette section du tracé reposera sur d'imposantes structures visibles au milieu du désert et doit offrir à la Formule 1 une succession de virages en hauteur, offrant des images inédites et uniques au monde. Le circuit a été conçu par l'architecte allemand Hermann Tilke, avec la participation de l'ancien pilote de F1 Alexander Wurz.
Autre particularité, le futur circuit sera parcouru dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Il comptera 21 virages et présentera un dénivelé total de 108 mètres, avec des vitesses de pointe annoncées à plus de 325 km/h. La longueur totale du tour dépassera celle du circuit de Spa-Francorchamps qui fait tout de même plus de 7 kilomètres avec 19 virages. Le "toboggan des Ardennes" a d'ailleurs également un passage spectaculaire avec le raidillon de l'Eau rouge.
Cette piste de Formule 1 s'inscrit dans le développement de Qiddiya City, l'un des grands projets liés à la stratégie saoudienne Vision 2030. Le complexe doit également accueillir des parcs de loisirs, dont l'attraction Falcon's Flight, ainsi que des hôtels et un stade destiné notamment à la Coupe du monde de football 2034. Au delà du projet spectaculaire, il faudra surtout que les voitures puissent supporter un tel virage.
La construction du circuit doit être achevée à la fin de l'année 2027. Le Grand Prix d'Arabie saoudite est ensuite annoncé sur ce nouveau tracé à partir de 2028, avec l'objectif de remplacer le circuit urbain de la Corniche de Djeddah comme site d'accueil de l'épreuve. Le patron de Ferrari, Frédéric Vasseur, a jugé positif que les organisateurs consultent les pilotes dès la phase de conception, mais a quand même avoué avoir un attachement pour l'ancien tracé. "Nous avons eu quelques courses très palpitantes ici, et c'était toujours un plaisir", avait-il lancé en conférence de presse en 2025.
Pour rappel, ce circuit de Djeddah n'est pas emprunté cette année en Formule 1 en raison du conflit au Moyen Orient qui a empêché les pilotes de venir se disputer la victoire.