Agnès Saal : son fils, la lettre de dénonciation à l'INA... Le micmac des 40 000 euros de taxi

Agnès Saal : son fils, la lettre de dénonciation à l'INA... Le micmac des 40 000 euros de taxi La PDG de l'INA est désormais dans l'embarras. Une lettre anonyme dénonçant des frais de taxi mirobolants assure que les dépenses d'Agnès Saal "matérialisent une possibilité d'abus de biens sociaux".

L'Institut National de l'Audiovisuel (INA) est secoué par une étonnante affaire qui s'apparente à un règlement de compte. Le Figaro a révélé que le conseil d'administration du groupe a reçu une lettre anonyme mettant à jour les dépenses pharaoniques d'Agnès Saal, la PDG, concernant ses déplacements en taxis. Sur les 10 derniers mois, celle-ci a facturé 40.915 euros à l'INA - qui est un organisme public, donc financé par l'Etat. Le Figaro précise que la société G7 a demandé autour de 7.000 euros d'abonnement et 32.000 euros en frais de déplacement. Le montant considérable de la facture, en moyenne 4.000 euros par mois, est d'autant plus surprenant que la PDG de l'INA dispose d'un véhicule de fonction avec chauffeur. Agnès Saal, pour désamorcer la polémique, s'est expliquée devant le conseil d'administration le 23 avril. Elle se justifie ainsi : "Comme je ne peux pas faire travailler (mon chauffeur) 12 à 15 heures par jour ni les week-ends, j'ai également un abonnement aux taxi G7, car je n'ai pas de permis de conduire".

Mais dans le détail des factures, il ressort que l'usage du taxi s'est effectué pour 7.800 euros le week-end et pour 6.700 euros pour l'usage personnel d'une tierce personne, qui n'est autre que son fils. Ce dernier disposait en effet du code de réservation de sa mère, et pouvait ainsi facturer ses propres déplacements à l'INA. Et celui-ci ne s'est manifestement pas gêné. "C'est une maladresse, j'en reconnais la responsabilité et j'ai immédiatement remboursé ces frais" a fait savoir Agnès Saal. Reste que l'inspection générale des affaires culturelles s'est emparée de l'affaire, sous demande explicite du ministère de la Culture : "Nous demandons la régularisation des toutes les sommes dépensées sur le plan personnel", explique le ministère.

Agnès Saal, elle, s'est lancée dans une opération de transparence. "Je suis en train de faire le décompte. Ce n'est pas évident de savoir si une course de taxi pour un événement dans lequel je représente l'INA est professionnel ou personnel. Mais j'estime que l'usage professionnel du taxi pendant les week-ends représente environ un tiers ou un quart de la facture". Ce qui ferait baisser la facture pour l'INA à 10 ou 15.000 euros "seulement". La PDG de l'INA, dénoncée la lettre d'un corbeau, peut-elle être poursuivie pour "abus de biens sociaux" comme le suggère son dénonciateur ? L'inspection générale des affaires culturelles (IGCA), mais aussi le contrôle général économique et financier sont missionnés par l'Etat (CGEFi) pour répondre à cette question.

EN VIDEO - Avant de prendre en main l'INA, Agnès Saal était directrice générale du Centre Pompidou :

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