Gérard Depardieu : comment il a sermonné Hollande et autres outrances

Gérard Depardieu : comment il a sermonné Hollande et autres outrances "T'es content de toi ?" Lorsque Gérard Depardieu, furieux, appelle François Hollande, il oublie ses bonnes manières. L'acteur délivre des anecdotes incroyables dans une interview donnée au Point.

Gérard Depardieu a décidé de livrer sans ambages ce qu'il a pensé de l'épisode si médiatique et polémique de son départ en Russie. Impôts, état de la France, François Hollande... L'acteur semble vouloir parler avec sincérité de ce qu'il a ressenti. En promotion pour la sortie de son livre "Ça s'est fait comme ça", Gérard Depardieu a accepté une interview au Point. Lorsqu'on lui demande ce qui l'a décidé à quitter la France, il répond : "Je suis parti parce que j'avais l'impression qu'on allait me tondre. Comme après 45, comme un colla­bo­ra­teur. [...] Je ne veux pas, à 65 ans, payer 87 % d'im­pôts. Je trouve ça normal de payer, mais pas à des cons qui pensent qu'ils font le bien."

L'acteur se souvient alors du moment où il a décidé de quitter le territoire pour raison fiscale et de l'emballement des réactions dans la presse, à la radio, à la télévision : "On est quand même allé jusqu'à vouloir m'ôter ma nationalité française. Mais que le con qui a dit ça retourne à l'école. Même si tu assassines le président de la République, tu restes français. Tu es un abruti, mais un abruti français". Outré, énervé, le comédien avait fait scandale fin 2012 et en janvier 2013 lorsqu'il avait rencontré Vladimir Poutine pour recevoir son passeport russe. En France, l'opinion publique avait alors hésité entre indignation et élan de sympathie pour le "Gégé" national. Jean-Marc Ayrault, lui, aura des mots durs, que l'acteur n'a pas oubliés. "Un colin froid me traite de 'minable', se souvient l'acteur. Ça, c'est trop. J'ai même appelé Hollande. [...] Je l'ai eu et je lui ai dit : 'T'es content de toi ?'. Il m'a dit : 'Je ne suis pas tout à fait d'accord avec ce qu'a dit mon Premier ministre'. Je lui ai dit qu'il avait de la chance d'être là, parce que ç'aurait dû être Strauss-Kahn, s'il s'était pas fait pincer la quéquette. 'Vive la France !' j'ai dit, je me barre."

EN VIDEO - Gérard Depardieu a multiplié les frasques et les coup de sang ces dernières années. L'an dernier, il n'hésitait pas, avec une bonne dose de provocation, à aller voir Poutine à Moscou, devant les caméras :

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