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Les calculs de parenté

Fiche pratique
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Une chose essentielle pour toute recherche généalogique, est le calcul de parenté. Il permet d'évaluer quel lien familial vous unit avec votre ancêtre.
 
 
Dernière mise à jour : septembre 2014
 
L’implexe

 Le saviez-vous ?
Nous descendons tous de Charlemagne. En effet, comme le nombre de nos ancêtres double à chaque génération, nous arrivons, à la trente-cinquième génération, c'est-à-dire aux environs de l’an 1000, à plus de 17 milliards d’ancêtres. Or, ce n’est naturellement pas possible puisque la population d’alors ne dépassait pas 10 millions de personnes. Aussi pouvons nous dire que nous descendons tous plusieurs milliers de fois de toutes les personnes ayant vécu au début du second millénaire.

Pour mesurer le degré de cousinage, ou consanguinité, les généalogistes utilisent une formule mathématique : l’implexe. Cette formule correspond au nombre d’ancêtres réel sur le nombre d’ancêtres théorique. Cette méthode de calcul exige d’avoir identifié l’ensemble de ses ancêtres pour la génération étudiée. Lorsque à une génération donnée, les nombres d’ancêtres théorique et réel sont égaux, l’implexe est égal à 1. Quand on découvre des cousinages entre les ancêtres, certains d’entre eux apparaissent plusieurs fois dans la généalogie et le nombre d’ancêtres réel devient inférieur au nombre théorique. Le rapport de l’implexe est donc inférieur à 1. Plus l’implexe est petit, plus il indique une forte consanguinité, pour une génération donnée. C’est particulièrement le cas des personnes qui habitaient une région isolée, ou qui appartenaient à une religion minoritaire. Cet implexe varie à chaque génération. Vous pouvez le calculer en utilisant la formule suivante :












L’implexe à la génération n doit normalement diminuer au fur et à mesure que n

augmente. Mais plus n augmentera, plus il sera difficile de trouver l’ensemble de vos ancêtres. Le schéma ci-contre est un exemple d’implexe.


Dans cet exemple, Alexis est le fils de Lucas et Anaïs. Mais ce couple a un ancêtre commun : leur arrière-grand-père, Edmond. Lucas et Anaïs sont ainsi petits-cousins. Il y a donc un implexe car Alexis descend deux fois de Edmond.

Le degré de parenté

Deux liens sont fondamentaux pour mesurer une parenté : le mariage et la
filiation
. Sur une représentation de descendance généalogique, le lien conjugal, souvent officialisé par un mariage, est représenté avec le signe « x ». Les naissances d’enfants sont représentées par un trait vertical et les liens frère-sœur par un trait horizontal, comme le représente le schéma ci-contre.

Seuls les termes « père », « mère », « fils », « fille », « époux », « épouse » représentent des liens de parenté précis. Tous les autres sont vagues et peuvent être interprétés différemment, comme par exemple « cousin », « oncle », « beau-père », etc… Toutefois, certains liens de parenté peuvent être clairement exprimés si l’on utilise le vocabulaire approprié.
Voir le vocabulaire des liens de parenté

On distingue deux types de calcul de parenté : le droit civil et le droit canon de l’Eglise Catholique.

En droit civil, le degré de parenté correspond au nombre de générations qui séparent l’ancêtre de son descendant, c'est-à-dire le nombre de traits verticaux. Ainsi, la parenté parent-enfant est au premier degré, tandis que la parenté frère-sœur est au second degré. Lorsque deux personnes ont plusieurs liens de parenté, on retient le degré le plus proche. Le schéma ci-dessous représente ces différents degrés de parenté, selon le droit civil.

Pour calculer le degré de parenté en droit civil, on part de l’ancêtre commun,puis on ajoute un degré à chaque génération, c'est-à-dire à chaque trait vertical, et sur chaque ligne.
Dans l’exemple ci-dessous :
- Jean et Julie sont parents au premier degré, car Jean est le père de Julie.
- Julie et Pierre sont parents au deuxième degré, car ils sont frère et sœur.
- Julie et Marie sont parentes au troisième degré, car Julie est la tante de Marie.
- Vincent et Marie sont parents au quatrième degré, car ils sont cousins.

Le droit canonique est plus précis car il prend en compte à la fois la consanguinité, quand le lien découle d’un ancêtre commun, et l’affinité, quand la parenté est liée à une union. Parfois, le nombre de générations est différent entre l’ancêtre auquel on se réfère et ses descendants, entre lesquels on tente d’établir un degré de parenté. On parle alors de parenté « du premier au deuxième degré ». Le schéma suivant illustre le calcul du degré de parenté selon le droit canonique.

Pour calculer la parenté selon le droit canon, on part de l’ancêtre commun et on compte le nombre de génération, c'est-à-dire les traits verticaux, entre la personne et l’ancêtre commun. Dans l’exemple ci-dessous :

- Julie et Pierre sont parents au premier degré, car ils sont frères et sœurs et il y a une seule génération entre eux et leur ancêtre commun : Jean.
- Il n’y a pas le même nombre de générations entre Julie et Marie et leur ancêtre commun, Jean, car Julie est la tante de Marie. Il y a une génération entre Julie et Jean et deux générations entre Marie et jean. On dit donc que Julie et Marie sont parentes « du premier au deuxième degré ».
- Il y a deux générations entre Vincent et Marie et leur ancêtre commun, Jean. Ils sont donc parents au second degré, c'est-à-dire qu’ils sont cousins.

Connaître le calcul de la parenté selon le droit canon pourra vous être utile si vous vous référez aux dossiers de dispense de mariage, qui étaient archivés à l’évêché. L’Eglise interdisait en effet le mariage entre deux personnes qui avaient un degré de parenté trop proche, comme par exemple le parrain et la marraine d’un même enfant !

Voir aussi :
La généalogie ascendante
La généalogie descendante
Les différentes représentations graphiques
Les notes et le classement des documents
 
 
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Nous ne descendons pas tous de Charlemagne L'avis de Jean-Pierre
  Cette affirmation, assez communément répandue sur le net, est déduite d'un raisonnement à l'envers. La bonne question est "Combien de couples sont nécessaires en l'an 800 pour avoir la population française actuelle, en tenant compte de la grande peste noire qui au milieu du 15ème siècle a ramené la population de la France quasi à son niveau de l'an 800, soit 10 millions contre environ 8 millions en l'an 800 ? Vous trouverez alors une probabilité de l'ordre de 3/1000 de descendre de Charlemagne. C'est déjà pas mal !

Suite >> La généalogie ascendante

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