Covid-19 en France : les derniers chiffres au jeudi 30 juin 2022

Covid-19 en France : les derniers chiffres au jeudi 30 juin 2022 CHIFFRES COVID FRANCE. Le dernier bilan du Covid-19 en France, daté de ce jeudi 30 juin 2022, est encore élevé : plus de 133 000 cas ont été recensés en 24 heures, faisant passer la moyenne sur une semaine à près de 93 000 cas quotidiens...

Les derniers chiffres du coronavirus en France, en date de ce 30 juin 2022, font état de 133 346 cas en 24 heures, soit encore 53 494 cas de plus que jeudi dernier. La moyenne 7 jours passe à 92 773 cas enregistrés quotidiennement contre 85 131 hier et le taux d'incidence à 824,12 cas pour 100 000 habitants en France actuellement (742,83 hier). Le nombre de décès enregistrés en 24 heures à l'hôpital est de 42 morts (hors Ehpad), soit 5 de moins qu'hier et 8 de moins que jeudi dernier.

Dans les hôpitaux, on dénombre actuellement 15 836 patients hospitalisés avec Covid-19, en hausse de 146 par rapport à hier, tandis que 931 personnes sont en réanimation, soit 17 de plus. Sur les dernières 24 heures, 1020 malades ont été admis à l'hôpital soit 98 de moins que la veille et 164 de plus comparé à jeudi dernier. 105 admissions en réanimation ont été enregistrées, soit 1 de moins qu'hier et 45 de plus que jeudi dernier.

Enième rebond du Covid en France

Le fort rebond du Covid-19 en France, lié à l'apparition de nouveaux sous-variants d'Omicron (BA.4 et BA.5), particulièrement contagieux et capables de contourner les défenses immunitaires, est en train de devenir une nouvelle préoccupation des autorités, qui ont multiplié depuis le début de semaine les appels à la population. Alors que la plupart des restrictions ont commencé à être levées à la mi-mars, la ministre de la Santé Brigitte Bourguignon a remis sur la table la question du masque dans les transports dès lundi. "Je demande aux Français de remettre le masque dans les transports" en commun, a annoncé la ministre, sortante après sa défaite aux législatives, sur RTL.

Mardi, alors que les chiffres du Covid en France explosaient au-delà des 147 000 cas, c'est la Première ministre Elisabeth Borne qui recommandait à son tour de porter le masque dans les lieux clos et de "promiscuité". La patronne du gouvernement a réuni en visioconférence les préfets de départements et les directeurs des agences régionales de santé pour faire passer ces "préconisations", sans caractère obligatoire néanmoins à ce stade. Mercredi, à l'aube des premiers départs en vacances, le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou a embrayé, appelant les voyageurs à porter de nouveau le masque dans les gares et les trains, par "sens civique". "Il faut protéger nos personnels, il faut protéger nos voyageurs", a-t-il lancé.

Une nouvelle loi sur le Covid en France en préparation

Le week-end dernier, un avant projet de loi, transmis au Conseil d'Etat par le gouvernement, a aussi fuité et a été détaillé par l'AFP. Il prévoit la possibilité de mettre en place un pass aux frontières pour certifier d'un test négatif, d'une vaccination ou d'un certificat de rétablissement à l'arrivée dans le pays. La prolongation de la base de données SI-DEP, qui rassemble les résultats des tests de dépistage du Covid en France, est aussi prévue, ainsi que la création d'un "comité de veille et d'anticipation des risques sanitaires", sorte de nouvelle entité proche du Conseil scientifique mis en place au début de l'épidémie.

Cet avant-projet de loi sur les moyens de lutte contre le Covid en France n'a rien d'une surprise : le dispositif en place arrive à échéance le 31 juillet et une suite doit en effet être donnée à l'ensemble des outils actuels. Un texte sur le coronavirus en France est même annoncé depuis quelques jours comme un des premiers que devra examiner la toute nouvelle Assemblée nationale élue à la mi-juin.

Combien de cas, de morts, d'hospitalisations liées au coronavirus en France (cumul) ?

Voici les dernières données officielles disponibles sur le Covid-19 en France selon les bilans quotidiens de Santé publique France, de son site de données Geodes et de Data.gouv, basés sur les données des tests SI-DEP, les données hospitalières et les remontées des établissements médico-sociaux, dont les Ehpad. De nombreuses précisions sont nécessaires pour bien appréhender ces chiffres. Elles sont détaillées sous le tableau :

 

PRÉCISION : depuis le 8 juin 2022, Santé publique France et Data.gouv ne fournissent plus d'actualisation des données les week-end et les jours fériés. Par ailleurs, depuis le 16 janvier 2022, la publication officielle du nombre total de cas confirmés depuis le début de l'épidémie (cumul total) est suspendue "en raison d'un allongement du délai de consolidation des données", précise Data.gouv. Le premier chiffre affiché ci-dessus n'est donc pas un chiffre officiel, mais provient d'un cumul réalisé par nos soins à partir des données non consolidées publiées quotidiennement via la base SI-DEP. Les réinfections sont comptabilisées comme des nouveaux cas.

Combien de nouveaux cas, de nouveaux décès et de nouvelles hospitalisations (24 heures) ?

Voici le nombre de cas de Covid-19, de décès, hospitalisations, de réanimations et de guérisons observés en plus ou en moins par rapport au précédent bilan (généralement la veille). Dernières données disponibles en France selon les bilans quotidiens de Santé publique France et de Data.gouv :

 
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Quelles sont les courbes de progression du coronavirus en France ?

A partir des données quotidiennes sur le coronavirus en France, nous avons élaboré plusieurs courbes qui permettent d'observer l'évolution du virus selon le nombre de cas confirmés, le nombre d'hospitalisations et de patients en réanimation, le nombre de décès en milieu hospitalier et de décès totaux et le nombre de retours à domicile, assimilés à des guérisons.

 
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Pour le premier graphique, la courbe représente la moyenne des cas recensés quotidiennement sur 7 jours tandis que les barres représentent le nombre de cas recensés dans le dernier bilan quotidien. Pour les autres graphiques, la courbe représente le cumul (ex : total des hospitalisations en cours) tandis que les barres correspondent aux évolutions quotidiennes (soldes des hospitalisations chaque jour, nouveaux décès, etc.).

Précisions sur le nombre de cas : Santé publique France précise que "les données peuvent être très variables en fonction des activités de dépistage (diminution des activités le week-end par exemple, faisant mécaniquement baisser le nombre de cas le lundi) et des délais de rendu des résultats" (généralement 24 à 48 heures). Plusieurs changements dans la méthode de recensement des tests positifs ont aussi pu perturber la comptabilité des cas :

  • Le gouvernement et Santé publique France ont changé leur méthode de recueil des données concernant les résultats des tests à la mi-mai 2020, avec le projet SI-DEP. Les chiffres enregistrés avant et après le 13 mai 2020 ne sont donc pas complètement comparables. La quantité comme la nature des tests effectués ont très largement évolué. De quelques milliers de tests au tout début de l'épidémie, la France est passée à plus de 1 million de tests chaque semaine puis à 2 millions début novembre 2020, impactant immanquablement les chiffres. Par ailleurs, au plus fort de la première vague, en mars/avril 2020, les tests concernaient principalement les personnes gravement malades, généralement admises à l'hôpital, mettant de côté tous les malades pas ou peu symptomatiques. Le nombre réel de cas de Covid- 19 en France était donc assez largement supérieur au nombre estimé de cas confirmés pendant cette période.
  • Depuis la mi-novembre 2020, le nombre de tests positifs englobe, en plus des tests PCR, les résultats des tests antigéniques.
  • Une correction de doublons a été apportée par santé publique France le 20 mai 2021. Alors qu'on dénombrait plus de 5,9 millions de cas en France depuis le début de l'épidémie, ce chiffre a été revu à près de 5,57 millions, soit 348 846 cas de moins. Une correction très visible sur la courbe ci-dessus. D'autres "incidents" sur le flux des données ont plusieurs fois été rapportés par Santé publique France.

Précision sur les hospitalisations : il faut bien distinguer ici l'évolution du nombre total de patients hospitalisés à un instant T et les nouvelles hospitalisations, autrement dit les nouvelles admissions chaque jour à l'hôpital (brut). Dans un cas, il s'agit d'un solde, qui tient compte des entrées, mais aussi des sorties de l'hôpital (guérisons ou décès). Dans l'autre, on parle uniquement des nouvelles entrées à l'hôpital ou en réanimation avec Covid sur une journée.

Les données sur les hospitalisations tiennent par ailleurs compte des patients admis à l'hôpital "avec" Covid-19 et non "pour" Covid-19. Elles peuvent donc prendre en compte des patients hospitalisés pour un autre motif. Parmi l'ensemble des patients Covid-19, la part des patients admis à l'hôpital pour un autre motif que le Covid-19 (mais porteurs du SARS-CoV-2) a pu atteindre jusqu'à un tiers des patients selon les données détaillées que Santé publique France met à disposition depuis la fin janvier 2022.

Précision sur le nombre de décès : depuis le mois de mai 2020, Santé publique France n'actualise plus le bilan en Ehpad quotidiennement. Ce bilan a été remonté chaque semaine à la fin de l'été, puis plusieurs fois par semaine pour finalement se stabiliser sur un rythme de une à deux fois par semaine. Nous avons donc dans un premier temps préféré gommer le nombre de décès quotidiens en Ehpad pour ne pas biaiser les graphiques. A la demande de plusieurs lecteurs, depuis le 13 novembre 2020, nous affichons de nouveau les mises à jour des décès en Ehpad (barres gris foncé) ce qui provoque des pics artificiels lors des mises à jour. Des erreurs et des corrections de données ont par ailleurs été signalées à plusieurs reprises par Santé publique France depuis la mi-mars 2020 mais aussi constatées fin 2021, aboutissant parfois à des surestimations suivies généralement d'évolutions négatives du nombre de morts.

Comment évoluent les statistiques du coronavirus en France ?

Le ministère de la Santé calcule, à partir des données brutes, une série de statistiques sur la progression du Covid-19 dans le pays. Quatre indicateurs particulièrement importants sont présentés ci-dessous : le taux de positivité des tests RT-PCR, le taux d'incidence, le nombre de reproduction effectif et le taux d'occupation des lits en réanimation. Si le premier et le dernier sont aisément compréhensibles (pourcentage de tests positifs sur le nombre de tests total effectués et pourcentage de lits de réanimation occupés selon les capacités initiales du pays), les deux autres méritent une définition.

Le taux d'incidence, représenté par la deuxième courbe, est considéré comme un indicateur clé sur la virulence du virus. Il s'agit du nombre de nouveaux cas de coronavirus diagnostiqués par test PCR survenus sur les 7 derniers jours. Ce chiffre est rapporté au nombre d'habitants, soit un taux exprimé pour 100 000 habitants.

Le nombre de reproduction (R) correspond quant à lui au nombre moyen de personnes contaminées par un malade. Si ce chiffre est supérieur à 1, cela signifie qu'une personne atteinte de Covid-19 contamine plus d'une autre personne en moyenne et donc que la maladie progresse.

 

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Précision sur le taux de positivité et le taux d'incidence : Santé publique France a changé sa méthode de calcul sur ses indicateurs principaux que sont le taux d'incidence et le taux de positivité des tests le 8 décembre 2020. L'ajout des tests antigéniques dans le premier indicateur a alors gonflé mécaniquement le résultat du calcul. Le taux de positivité, lui, a drastiquement baissé. La raison vient cette fois de la comptabilisation des tests négatifs : si une même personne a réalisé plusieurs tests dans les 60 jours et que ceux-ci sont négatifs, chacun d'eux est désormais comptabilisé. Auparavant, si une personne était testée négative plusieurs fois de suite dans les 60 jours, seul le premier test était comptabilisé. Ce n'est qu'en cas de test  positif que sa situation changeait.

Santé publique France a expliqué dans un communiqué que cette nouvelle méthode de calcul s'avérait plus précise car elle tient compte de la "prévalence du virus dans la population testée". "Aujourd'hui, alors que l'épidémie se prolonge, il est fréquent qu'une même personne effectue plusieurs tests, notamment lorsque les précédents étaient négatifs. Par ailleurs, les connaissances ont évolué et le risque de réinfection, qui est aujourd'hui considéré très faible mais possible après 60 jours, doit pouvoir être identifié", écrivait alors l'agence de santé.

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