Chiffres du Covid en France : plus de 20 000 personnes à l'hôpital, une 9e vague puissante

Chiffres du Covid en France : plus de 20 000 personnes à l'hôpital, une 9e vague puissante Avec près de 55 000 cas de Covid en France en moyenne chaque jour et désormais plus de 20 000 hospitalisés ce lundi soir, la 9e vague de coronavirus se confirme en ce début décembre, avec une nouvelle épée de Damoclès pesant sur les fêtes...

Le dernier bilan du coronavirus en France, en date de ce 5 décembre 2022, fait état de 10 591 cas en 24 heures, chiffre le plus faible des 7 derniers jours, comme chaque lundi, mais tout de même en progression de 1287 cas par rapport à lundi dernier. La moyenne 7 jours passe à 55 995 cas enregistrés quotidiennement contre 55 811 hier et le taux d'incidence à 568,45 cas pour 100 000 habitants en France actuellement (562,18 hier). Le nombre de décès enregistrés en 24 heures à l'hôpital est de 104 morts (hors Ehpad), soit 94 de plus qu'hier et 9 de plus que lundi dernier.

Dans les hôpitaux, on dénombre actuellement 20 393 patients hospitalisés avec Covid-19, en hausse de 530 par rapport à hier, tandis que 1114 personnes sont en réanimation, soit 23 de plus. Sur les dernières 24 heures, 1450 malades ont été admis à l'hôpital soit 1212 de plus que la veille et 72 de plus comparé à lundi dernier. 118 admissions en réanimation ont été enregistrées, soit 103 de plus qu'hier et 29 de moins que lundi dernier.

Combien de cas, de morts, d'hospitalisations liées au coronavirus en France (cumul) ?

Voici les dernières données officielles disponibles sur le Covid-19 en France selon les bilans quotidiens de Santé publique France, de son site de données Geodes et de Data.gouv, basés sur les données des tests SI-DEP, les données hospitalières et les remontées des établissements médico-sociaux, dont les Ehpad. De nombreuses précisions sont nécessaires pour bien appréhender ces chiffres. Elles sont détaillées sous le tableau :

 

PRÉCISION : depuis le 16 janvier 2022, la publication officielle du nombre total de cas confirmés depuis le début de l'épidémie (cumul total) est suspendue "en raison d'un allongement du délai de consolidation des données", précise Data.gouv. Le premier chiffre affiché ci-dessus n'est donc pas un chiffre officiel, mais provient d'un cumul réalisé par nos soins à partir des données non consolidées publiées quotidiennement via la base SI-DEP. Les réinfections sont comptabilisées comme des nouveaux cas. Par ailleurs, depuis le 8 juin 2022, Santé publique France et Data.gouv n'actualisent plus les données épidémiques les week-ends et les jours fériés.

Combien de nouveaux cas, de nouveaux décès et de nouvelles hospitalisations (24 heures) ?

Voici le nombre de cas de Covid-19, de décès, hospitalisations, de réanimations et de guérisons observés en plus ou en moins par rapport au précédent bilan (généralement la veille). Dernières données disponibles en France selon les bilans quotidiens de Santé publique France et de Data.gouv :

 

PRÉCISION : concernant les données quotidiennes sur l'épidémie, et notamment le nombre de cas, Santé publique France précise que "les données peuvent être très variables en fonction des activités de dépistage (diminution des activités le week-end par exemple, faisant mécaniquement baisser le nombre de cas le lundi) et des délais de rendu des résultats" (généralement 24 à 48 heures).

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Quelles sont les courbes de progression du coronavirus en France ?

A partir des données quotidiennes sur le coronavirus en France, nous avons élaboré plusieurs courbes qui permettent d'observer l'évolution du virus selon le nombre de cas confirmés, le nombre d'hospitalisations et de patients en réanimation, le nombre de décès en milieu hospitalier et de décès totaux et le nombre de retours à domicile, assimilés à des guérisons.

 
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Pour le premier graphique, la courbe représente la moyenne des cas recensés quotidiennement sur 7 jours tandis que les barres représentent le nombre de cas recensés dans le dernier bilan quotidien. Pour les autres graphiques, la courbe représente le cumul (ex : total des hospitalisations en cours) tandis que les barres correspondent aux évolutions quotidiennes (soldes des hospitalisations chaque jour, nouveaux décès, etc.).

Précisions sur le nombre de cas : plusieurs changements dans la méthode de recensement des tests positifs ont pu perturber la comptabilité des cas depuis le début de l'épidémie :

  • Le gouvernement et Santé publique France ont changé leur méthode de recueil des données concernant les résultats des tests à la mi-mai 2020, avec le projet SI-DEP. Les chiffres enregistrés avant et après le 13 mai 2020 ne sont donc pas complètement comparables. La quantité comme la nature des tests effectués ont très largement évolué. De quelques milliers de tests au tout début de l'épidémie, la France est passée à plus de 1 million de tests chaque semaine puis à 2 millions début novembre 2020, impactant immanquablement les chiffres. Par ailleurs, au plus fort de la première vague, en mars/avril 2020, les tests concernaient principalement les personnes gravement malades, généralement admises à l'hôpital, mettant de côté tous les malades pas ou peu symptomatiques. Le nombre réel de cas de Covid- 19 en France était donc assez largement supérieur au nombre estimé de cas confirmés pendant cette période.
  • Depuis la mi-novembre 2020, le nombre de tests positifs englobe, en plus des tests PCR, les résultats des tests antigéniques.
  • Une correction de doublons a été apportée par santé publique France le 20 mai 2021. Alors qu'on dénombrait plus de 5,9 millions de cas en France depuis le début de l'épidémie, ce chiffre a été revu à près de 5,57 millions, soit 348 846 cas de moins. Une correction très visible sur la courbe ci-dessus. D'autres "incidents" sur le flux des données ont plusieurs fois été rapportés par Santé publique France.

Précision sur les hospitalisations : il faut bien distinguer ici l'évolution du nombre total de patients hospitalisés à un instant T et les nouvelles hospitalisations, autrement dit les nouvelles admissions chaque jour à l'hôpital (brut). Dans un cas, il s'agit d'un solde, qui tient compte des entrées, mais aussi des sorties de l'hôpital (guérisons ou décès). Dans l'autre, on parle uniquement des nouvelles entrées à l'hôpital ou en réanimation avec Covid sur une journée.

Les données sur les hospitalisations tiennent par ailleurs compte des patients admis à l'hôpital "avec" Covid-19 et non "pour" Covid-19. Elles peuvent donc prendre en compte des patients hospitalisés pour un autre motif. Parmi l'ensemble des patients Covid-19, la part des patients admis à l'hôpital pour un autre motif que le Covid-19 (mais porteurs du SARS-CoV-2) a pu atteindre jusqu'à un tiers des patients selon les données détaillées que Santé publique France met à disposition depuis la fin janvier 2022.

Précision sur le nombre de décès : depuis le mois de mai 2020, Santé publique France n'actualise plus le bilan en Ehpad quotidiennement. Ce bilan a été remonté chaque semaine, puis plusieurs fois par semaine pour finalement se stabiliser sur un rythme de une à deux fois par semaine. Nous avons donc dans un premier temps préféré gommer le nombre de décès quotidiens en Ehpad pour ne pas biaiser les graphiques. A la demande de plusieurs lecteurs, depuis le 13 novembre 2020, nous affichons de nouveau les mises à jour des décès en Ehpad (barres gris foncé) ce qui provoque des pics artificiels lors des mises à jour. Des erreurs et des corrections de données ont par ailleurs été signalées à plusieurs reprises par Santé publique France depuis la mi-mars 2020 mais aussi constatées fin 2021, aboutissant parfois à des surestimations suivies généralement d'évolutions négatives du nombre de morts.

Comment évoluent les statistiques du coronavirus en France ?

Le ministère de la Santé calcule, à partir des données brutes, une série de statistiques sur la progression du Covid-19 dans le pays. Quatre indicateurs particulièrement importants sont présentés ci-dessous : le taux de positivité des tests RT-PCR, le taux d'incidence, le nombre de reproduction effectif et le taux d'occupation des lits en réanimation. Si le premier et le dernier sont aisément compréhensibles (pourcentage de tests positifs sur le nombre de tests total effectués et pourcentage de lits de réanimation occupés selon les capacités initiales du pays), les deux autres méritent une définition.

Le taux d'incidence, représenté par la deuxième courbe, est considéré comme un indicateur clé sur la virulence du virus. Il s'agit du nombre de nouveaux cas de coronavirus diagnostiqués par test PCR survenus sur les 7 derniers jours. Ce chiffre est rapporté au nombre d'habitants, soit un taux exprimé pour 100 000 habitants.

Le nombre de reproduction (R) correspond quant à lui au nombre moyen de personnes contaminées par un malade. Si ce chiffre est supérieur à 1, cela signifie qu'une personne atteinte de Covid-19 contamine plus d'une autre personne en moyenne et donc que la maladie progresse.

 

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Précision sur le taux de positivité et le taux d'incidence : Santé publique France a changé sa méthode de calcul sur ses indicateurs principaux que sont le taux d'incidence et le taux de positivité des tests le 8 décembre 2020. L'ajout des tests antigéniques dans le premier indicateur a alors gonflé mécaniquement le résultat du calcul. Le taux de positivité, lui, a drastiquement baissé. La raison vient cette fois de la comptabilisation des tests négatifs : si une même personne a réalisé plusieurs tests dans les 60 jours et que ceux-ci sont négatifs, chacun d'eux est désormais comptabilisé. Auparavant, si une personne était testée négative plusieurs fois de suite dans les 60 jours, seul le premier test était comptabilisé. Ce n'est qu'en cas de test  positif que sa situation changeait.

Santé publique France a expliqué dans un communiqué que cette nouvelle méthode de calcul s'avérait plus précise car elle tient compte de la "prévalence du virus dans la population testée". "Aujourd'hui, alors que l'épidémie se prolonge, il est fréquent qu'une même personne effectue plusieurs tests, notamment lorsque les précédents étaient négatifs. Par ailleurs, les connaissances ont évolué et le risque de réinfection, qui est aujourd'hui considéré très faible mais possible après 60 jours, doit pouvoir être identifié", écrivait alors l'agence de santé.

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